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  • [RP] Campagnes du Vieux Monde

    Salut à tous. Je crée ce topic pour regrouper les récits plus ou moins RP de nos campagnes afin qu'ils ne soient pas noyés dans les discussions HRP comme dans le topic créé par Xoudii il y a quelques temps. Si vous avez des illustrations, c'est encore mieux mais chacun fait comme il le sent, d'autant que je n'en mets pas beaucoup moi-même...
    CoW est mon mod préféré et, depuis que Gigantus (ô gloire à lui !) nous a fourni RotDG, je n'ai plus aucun crash. Je commence donc mon récit de ma campagne de la Sylvanie, à mes yeux la faction la plus difficile à jouer. Je précise que je joue sans aucun sous-mod, aucune modification de script ni rien, en TD/TD. Et c'est chaud, très chaud... les 10 premiers tours relatés ci-bas, avec environ 2-3 batailles par tour, m'ont pris 2 jours de jeu.


    Chapître 0 : Les préparatifs au retour des von Carstein

    Cela faisait exactement 378 ans… 378 années de préparations dans l’ombre afin de ne pas éveiller les soupçons des comtes du Stirland. Ces vils usurpateurs avaient depuis lors la mainmise sur la Sylvanie, nul autre noble de l’Empire ne désirant réelement de ce pays lugubre pour leur disputer leur prétention.. Mannfred von Carstein avait été laissé pour mort à la bataille d’Hel Fen en 2145 CI mais son corps ne fut jamais retrouvé et personne n’avait alors osé demander des preuves de son trépas au comte Martin de Stirland. Et pour cause... Sur le moment, Mannfred avait pensé revenir se venger des humains et de leurs alliés nains afin leur faire payer cette humiliante défaite. Mais très vite il comprit l’avantage qu’il pourrait tirer de la situation. Les humains pensaient que les vampires avaient tous été exterminés en Sylvanie, mais lui avait survécu et il comptait bien reprendre ce qui lui revenait de droit.

    Pendant trois siècles, Mannfred se fit donc aussi discret que possible, ne se nourrissant que rarement d’humains suivant l’exemple de ce dégénéré de Konrad qui lui avait précédé à la tête de la Sylvanie et qui se nourrissait de tout être vivant à porté de main. Changeant quotidiennement de refuge, il restait invisible aux patrouilles impériales. Et lorsqu’il entreprit de retourner au château de Drakenhof, en ruine, son plan avait bien failli être dévoilé lorsque les chasseurs de démons Félix et Gotrek lui tombèrent dessus il y a une vingtaine d’années. Il aurait pu facilement en venir à bout, mais ne voulant pas répéter les erreurs du passé en hâtant son retour, il prit la fuite. Heureusement le récit de Félix Jaegar ne rencontra aucun écho chez les érudits de l’Empire. Outre que ce dernier était un criminel et un agitateur notoire, il leur apparaissait comme fort peu probable que le plus vieux et le plus puissant de tous les vampires soit mis en fuite par un poète et un nain.

    Pourtant, le doute s’était installé dans les esprits. Mannfred se résolu alors à donner le Baiser de Sang à trois humains soigneusement choisis : Marcos, Istvan et Filep. La dynastie des von Carstein avait à présent des descendants, si l’on peut dire. Pendant vingt ans il leur enseigna tant bien que mal les arcanes de la nécromancie. Ensemble ils commencèrent à constituer une horde de morts-vivants et à étendre leur influence aux bourgades de Tempelhof et Waldenhof Les nobles impériaux ne sortant de leurs forteresses que pour collecter les impôts, les sombres préparatifs de Mannfred restèrent imperceptibles à l’Empire. Il envoya même Filep, le plus versé dans les arts nécromantiques, reconstruire le Fort du Sang dans les montagnes grises afin d’y faire renaître l’Odre du Dragon du sang.




    Mannfred von Carstein


    Chapître 1 (tour 1 à 10) : Une découverte prématurée

    Tout se déroulait donc comme prévu, les von Carstein reprenaient des forces et dans quelques années l’Empire allait à nouveau connaître la soif de pouvoir de Mannfred. Mais c’était compter sans les opiniâtres nains. Alors que Félix Jaegar n’avait aucune crédibilité auprès des siens, il était inconcevable pour un nain qu’un tueur de trolls de la réputation de Gotrek Gurnisson puisse mentir, son honneur et le Serment du Tueur le lui interdisait. Entre les invasions orques et celles des forces du Chaos, il leur fallut tout de même pas moins de vingt ans avant de prêter de nouveau attention à Drakenhof. En 2523 CI la forteresse de Zhufbar y envoya une vaste armée, s’apprêtait à y entamer un siège et informa l’Empire du retour des von Carstein. Mannfred était furieux, il avait été démasqué trop tôt, et ce n’était qu’une question de temps avant que le Grand Théogoniste ne se décidât à appeler les comtes électeurs à la Guerre Sainte.

    Même si l’armée naine fût anéantie grâce aux renforts de Tempelhof et de Waldenhof, le Stirland envoyait déjà deux vastes osts en Sylvanie. A l’Est, la reconstruction du Fort du Sang avait également été rapportée par les nains et les troupes du Wissenland s’apprêtaient à fondre dessus. Filep décida alors de prendre les devant et fonça sur Nuln. Il s’empara de la rive méridional de la ville et força les impériaux à venir à sa rencontre alors que ses troupes tenait le Grand Pont de la ville. Sans leur fameuse artillerie, les troupes du Wissenland furent submergées par la horde de morts-vivants et taillées en pièce. Filep ne poussa pas plus loin son avantage et entreprît une tactique de contournement par l'intérieur des terres afin d'éviter les renforts venus de Würtenburg.

    En Sylvanie, les armées du Stirland furent mises en déroute, notamment grâce aux renforts d’Elec Carolingian, seul vampire survivant d’une ancienne lignée de Bretonnie, ayant appris le retour des von Carstein et désirant se mettre à leur service. La mort de deux des fils du comte Haupt-Anderssen du Stirland donna un répit à Mannfred pour reformer ses légions. A l’Ouest, le Wissenland tenta en vain de prendre d’assaut le Fort du Sang dont le gros de la garnison était parti à Nuln. La métropole fut d’ailleurs assiégée grâce à la stratégie de Filep, prise et pillée par les morts-vivants. Le prince héritier du Wissenland périt, les reliques maudites enfermées dans les temples furent emportées au Fort du Sang et les prêtres de Sigmar empalés aux portes de la ville en flammes. Les nains tentèrent à nouveau de prendre le château de Drakenhof, mais Mannfred à la tête de ses troupes les mis en déroute une fois de plus.

    La rage du comte du Wissenland fut telle qu’il mobilisa toutes ses troupes pour reprendre Nuln. Filep retourna au Fort du Sang, bientôt assiégé, et aussitôt sauvé grâce à une sortie héroïque. Les nains assiégeaient pour la troisième fois Drakenhof. Leur avant-garde, trop sûre d’elle avait débuté le siège sans attendre le gros des troupes. Mal lui en prit, Mannfred se chargea de leur donner une leçon qu'ils pourront inscrire dans leur Livre des Rancunes. Le massacre terminé, il s'occupa de briser le siège de Tempelhof qu'une insignifiante armée du Stirland avait commencé un peu plus tôt. Il laissa donc Elec Carolingian se charger de la défense de Drakenhof contre l’armée naine qui approchait.

  • #2
    Chapitre 2 (tour 11 à 20) : Des débuts difficiles

    Mais les évènements dans les Montagnes du Bord du Monde forcèrent les Nains à rebrousser chemin : les Orcs se faisaient de plus en plus menaçants à l'Est. La Sylvanie était à présent hors de danger. Istvan se chargea alors d’annihiler les renforts du Stirland qui cherchaient à atteindre le village de Vorderbergen, alors que Marcos entra enfin en action en allant l’assiéger et finalement le prendre sans guère de résistance.

    Le Grand Théogoniste Volkmar n’était toujours pas convaincu de la nécessité d’appeler à la Guerre Sainte contre la Sylvanie malgré la récente défaite du Wissenland à reprendre Nuln.. Il n’en était pas de même pour l’Empereur Karl Franz qui mobilisa ses troupes pour reprendre la cité qui avait autrefois été la capitale de l’Empire. Deux armées du Reikland et une du Stirland l’encerclait à présent. Filep, sentant le vent tourné, s’enfuit du Fort du Sang… juste à temps avant que deux armées du Wissenland ne s’y rejoignent et ne prennent le château. La reconstruction du sanctuaire de l’Ordre du Sang devrait attendre.

    Les dieux sombres semblaient se jouer de Mannfred, lui enlevant tout espoir un jour, pour lui redonner courage le lendemain. Ou bien était-ce le destin qui essayait autant que possible de garder un certain équilibre entre les différentes forces en présence ? Toujours est-il que les nouvelles catastrophiques de l’Est furent contrebalancées par de bonnes à l’Ouest. La cité libre de Mordheim qui vouait un culte aux dieux du Chaos tomba enfin aux mains des forces de l’Ostermark après plusieurs années de conflit. L’armée occupante était néanmoins exsangue après un rude combat, et c’est ce moment que choisit Marcos von Carstein pour attaquer la ville qu’il avait pris soin de noyauter de l’intérieur depuis déjà quelques temps. La bataille ne fut qu’une formalité et Marcos ravagea la cité. Les richesses provenant du pillage furent acheminées vers la château de Drakenhof, elles arrivaient à point nommé alors que l’or provenant du sac de Nuln commençait à fondre comme peau de chagrin Après tout, Mannfred n’avait peut-être pas tort de préférer Marcos à ses autres progénitures.

    La seconde bonne, très bonne nouvelle était que le shaman orc Wurzzag Ud Ura Zahuhu avait appelé les tribus orcs à une Waaagh sur Averheim. Les armadas orcs qui ne manqueraient pas de déferler dans la région sèmeraient la panique et, avec un peu de chance, une zone plus qu’hostile se créerait entre la Sylvanie et le Stirland et l’Averland, sans compter le Wissenland et le Reikland de plus en plus menaçants.

    Sans surprise, Nuln succomba sous les assauts répétés des armées impériales mais, plus surprenant, ce furent celles du Stirland qui s’emparèrent de la ville. Avec cette victoire, le Grand Théogoniste se résolut finalement à appeler à la Guerre Sainte sur Drakenhof, tant désirée par l’empereur. Le Talabecland s’empara de Vorderberger dont les troupes étaient parties prendre Mordheim. Sans doute le comte du Talabecland envisageait de se servir de cette bourgade comme tête de pont pour attaquer Drakenhof.

    Tous les comtes électeurs répondirent à l’appel de Volkmar le Pieux, à l’exception du comte du Stirland ravi qu’il était de son acquisition de la riche Nuln et du fait que pour une fois c’était quelqu’un d’autre qui s »occupait de la maudite Sylvanie. Les habitants de Vorderberger, mécontents de la gestion de leur bourgade par la famille der Barr du Talabecland, offrit de l’or aux von Carstein pour qu’ils reviennent. Aussitôt demandé, aussitôt répondu, et Istvan partit la reprendre avec ses zombies fraîchement sortis de leurs cercueils.

    Pour on ne sait quelle raison le comte Helmut de Talahbeim décida d’attaquer Drakenhof sans le soutien de l’armée du Hochland, sûrement à cause d’anciennes querelles qu’eux seuls devaient connaître. Quoiqu’il en soit, vu la piètre importance des troupes du Hochland, cela n’aurait probablement rien changé au cours de la bataille. Helmut attaqua donc à la tête de sa puissante armée appuyée par les non moins puissants renforts de l’Averland et de l’Ostermark. La garnison morts-vivante était quant à elle bien disposée à vendre chèrement sa… euh ses os. Ils laissèrent l’ennemi pénétré la première enceinte et se retranchèrent dans la seconde, plus aisément défendable. Vague après vague, les impériaux attaquèrent après avoir détruit la porte. Ils gagnaient du terrain mais au prix de lourdes pertes, hachant et brisant les os des squelettes. Au cœur de la mêlée Elec Carolingian se trouva isolé du reste de son armée mais, seul survivant de son escouade, parvint à se dégager et à rejoindre l’arrière de ce qui lui restait de troupes. Helmut fut finalement abattu, suivi d’un de ses fils, puis des autres nobles impériaux. Mais l’ennemi ne perdait pas courage et avançait toujours, galvanisés qu’ils étaient par les prêtres de Sigmar encore en vie. Les mages du Collège de Feu faillirent bien faire pencher la balance en leur faveur tant ils firent de dégâts et il s’en fallut de peu qu’Elec ne perdit le combat. Finalement, aucun impérial ne se voulant se rendre, l’issu ne tînt qu’à une dizaine de morts-vivants encore debout. La victoire revenait aux von Carstein… pour l’instant.



    Le nécrarque Denes Benedek

    Chapitre 3 (tour 21 à 40) : La contre-attaque vampire

    Les saisons qui suivirent furent le théâtre de nombreuses batailles et escarmouches en terres sylvaniennes. Les croisés impériaux, dont le moral était au plus bas, voyaient leurs rangs diminuer alors que leurs morts rejoignaient ceux des von Carstein. L’ultime tentative impériale, avec l’attaque de Drakenhof par une armée du Hochland fut un échec retentissant. Cette énième défaite sonna la fin de toute attaque en Sylvanie, le Grand Théogoniste mettra officiellement terme à la Guerre Sainte quelques mois plus tard.

    Tous ces morts faisaient bien les affaires de Mannfred, il les réanima pour qu’ils renforcent ses armées. Les carcasses pourrissantes des immenses charniers attirèrent même quelques nécrarques. Ces nauséabonds vampires à l’apparence décadente menés par l’abominable Denes Benedek maîtrisaient à la perfection les arts de l’alchimie et de la magie noire, leur aide serait donc précieuse. Et Mannfred, bien disposés à les utiliser, les envoya donc attaquer Zhufbar, la capitale des Nains, et épine dans le dispositif de défense de la Sylvanie. La forteresse était néanmoins bien défendue, Denes devrait faire preuve d’astuce.

    Au lieu d’attaquer directement le château, qui ne manquerait pas de recevoir des renforts, il décida donc d’attaquer les renforts eux-mêmes. Son plan fonctionna à la perfection. Les troupes naines en garnison à Zhufbar sortirent pour se ranger aux côtés de leurs compères. Mais à peine étaient-ils arrivés en vue de leurs compagnons que les morts-vivants leur tombèrent dessus. Submergés par le nombre, la plupart mourût avant que la seconde armée n’arriva enfin. Les nécrarques firent des dégâts considérables dans leurs rangs, le massacre fut épique et aucun nain n’en réchappa.

    Zhufbar était à présent sans défense, Denes Benedek y pénétra sans coup férir. Les richesses qu’il y trouva étaient considérables et, en remerciement pour avoir offert à ses nécrarques un tel carnage, les donna à Mannfred. Le château de Drakenhof pût ainsi être agrandi en vue d’accueillir d’avantage de troupes.

    Les Nains s’étaient enfoncés profondément en territoire orc, dégarnissant leurs forteresses autour du Lac Noir. Mannfred poussa son avantage et, avec ses unités de chevaliers noirs, mit le siège devant Karak Varn afin de se venger de Throgrim Poing de Fer, roi des Nains, qui s’y trouvait. Le seigneur nain décida d’affronter le seigneur vampire en combat frontal et sortit de sa tanière pour le défier. L’impudent et ses maigres mais tout de mêmes coraices troupes furent fauchés par la charge de cavalerie morts-vivante. Karak Varn était à son tour en possession des von Carstein.

    Les frontières étant sécurisées au Sud, les morts-vivants purent donc tranquillement s’étendre au Nord, en Ostermark. La bourgade de Kiel fut prise et, au cours d’une escarmouche dans les Bois des Ombres, le commandant des troupes vampires se distingua. Ce n’était ni un noble, ni même un marchand, juste un adorateur du culte vampirique originaire de Bretonnie. Mannfred estima pourtant qu'il était assez malin et cruel pour être anobli et se voir octroyer une parcelle de terres à administrer. Ainsi Oremush Merovingian, devint baron et se vit attribuer une garde de chevaliers vampires pour le protéger.

    Mais Mannfred n’avait pas le temps de lui ensegner tout ce qu’un vampire a à connaître, car il voulait s’emparer personnellement de la ville de Nachtdorf, un peu plus à l’Est. Le comte Wolfram d’Ostermark s’y était retranché et attendait les renforts en provenance de Nagenhof. Du haut des remparts, le comte vit arriver Mannfred et quelques chevaliers noirs. Il sourit et leur lança des volées d’insultes, il savait que jamais les morts)vivants ne pourraient prendre la ville à temps. Mannfred avait la réputation d’être intelligent, subtil et retors, et il n’allait pas déroger à sa réputation. Cette nuit-là, il réveilla les morts du cimetière qui se trouvait à l’intérieur des murs de Nachdorf. La meute de zombies se jeta sur Wolfram et ses gardes qui furent déchiquetés et dévorés. Une fois repus, ils vinrent ouvrir les portes de la ville à Mannfred.

    La Waaagh orc avait été un échec retentissant pour les peaux-vertes, l’Averland les avaient tant et si bien massacrés qu’ils décidèrent d’abandonner leur glorieux projet de conquête. Les Nains avaient bien tenté de reprendre Zhufbar, mais cela s’était soldé par une humiliante déroute. Les cités libres des Principautés Frontalières décidèrent de prendre la relève et commencèrent le siège de Karak Varn, récemment agrandi par les vampires.



    Une horde de zombies menée par Istvan von Carstein
    Dernière modification par Hachache, 16-09-2014, 16h09.

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