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  • PCM 2015 : Les ForcAARs du forum







    Prologue :


    [JUSTIFY]Dans une réalité alternative, en 2014, le staff de mundus bellicus a réalisé une succession de choix forts judicieux : multiplication du contenu « pute à clic », racolage intensif sur les réseaux sociaux et les forums concurrents, un twitch fonctionnant 24 heures sur 24 garanti 100% « out of mundus spirit », le non recrutement d'’Archange au sein de la modération et une chaine Youtube proposant un contenu de qualité avec des vidéos à plus de 50 000 vues : « Top 10 des meilleurs mouv'’ sur Shogun 2 », « Top 10 des joueurs relous en GPO », « Top 5 des events’ les plus hots sur CK2» ou encore le fameux « Top 10 des preuves de coop’ entre Stellaria et Diderlord ».

    Tout semble donc aller pour le mieux, le forum compte désormais 3000 membres actifs, le nombre sans cesse croissant d'’utilisateurs connectés sur le Teamspeak a obligé leFoureur a changé de serveur par trois fois pour des bécanes plus puissantes, le Twitch se classe régulièrement parmi les premières chaines francophones. Tous les indicateurs sont au vert et la Youtube money coule à flot.

    Le staff, persuadé que les revenus allaient continuer à croitre de manière exponentielle s’'est adonné à des dépenses somptuaires : le siège social de l'’association est désormais le dernier étage d’'une tour à la défense et tous les membres de l'’équipe ont eu la joie de découvrir dans leur boite au lettre une montre à 40 000 euros d’une célèbre marque suisse.

    Seulement, tous les emprunts nécessaires pour réaliser ces achats ont beaucoup de mal à être remboursés : la croissance stagne : la chaine Youtube peine à dépasser les 100 000 abonnés et le nombre de membre actif n'’augmente plus que d’'une petite centaine par mois. C’est comme si une grande partie de la population francophone avait autre chose à faire que de jouer à des jeux vidéo et venir partager sa passion sur les différentes plateformes de la communauté ! A n’'y rien comprendre !

    Quoiqu'’il en soit, la situation est critique, une SADO (Soirée Administrative et Démocratique d’'Organisaton) exceptionnelle d’'urgence en référé express est alors organisée début décembre sur le TeamSpeak. Voici une retranscription littérale des débats :


    Spoiler:

    Benoit : Messieurs la situation est grave. Le nombre d'’abonné n’augmente pas aussi rapidement que prévu. J'’en ai discuté avec le Foureur et nous pensons que cela est dû au fait que nous nous sommes reposés sur nos lauriers du point de vue de la communication. Il faut en remettre une couche, tout le monde doit connaître Mundus Bellicus. Si nous n'arrivons pas à décupler le nombre de membres de la communauté et nos revenus d'’ici juillet 2016, notre trésorier, Le Nain, ira en prison et nous devrons tous rendre nos Rollex. »

    Indignation générale, le Nain sanglote.

    «
    Benoit : J’'attends donc vos propositions : quelle sera la nouvelle stratégie de communication de l'’association ?

    Tous : …

    Archange : Et si on faisait une équipe de vélo ?

    Aragox : On pourrait multiplier le nombre de Top 10 sur le Youtube !

    Benoit : On en a déjà quatre par semaines !

    Archange : C’est une bonne idée non ? Niveau com'’ c'’est pas mal une équipe de vélo !

    Diderlord : On pourrait augmenter le nombre de karaoké sur la chaine Twitch !

    Benoit : Ca représente déjà 30% du temps d'’antenne !

    Archange : J'’ai une idée !

    Benoit : Oui ?

    Archange : Et si on faisait une équipe de vélo ?

    LeFoureur : Ou alors on augmente le nombre de salariés chinois qui postent des messages racoleurs sur JVC.

    Benoit : On en a déjà une centaine et on a presque plus de quoi leur acheter du riz !

    Archange : Genre avec des maillots avec écrit « Mundus Bellicus », tous le monde connaitrait du coup !

    Faras : Ou alors ! Ou alors !

    Benoit : Oui ?

    Archange : Une équipe de vélo ?

    Faras : On va vendre des calendriers Mundus Bellicus à genre 15 euros pièce aux petites vieilles dans les maisons de retraite. Comme ça on se fait de la pub’, on recrute des nouveaux membres et en plus on se renfloue direct ! Les mecs payent pour notre campagne de pub’ !

    Diderlord : Brillant !

    Aragox : Pas mal oui !

    Heraemoes : Je peux vous le faire votre calendrier si vous voulez ! Je suis graphiste !

    Benoit : Alors on peut mettre ça de côté en tant que source de revenu d'’appoint, mais pas vraiment en tant que campagne de com'’, je doute vraiment que les vieilles dans les maisons de retraite sachent aller sur internet.

    Faras : C’est vrai…

    Archange : Et pour l’'équipe de vélo ?

    Benoit : Mais comment tu veux qu'’on monte une équipe de vélo Archange ?! On est loin d'’être des cyclistes professionnels !

    Archange : Oui mais ma sœoeur est médecin. Et elle connaît un médecin qui connaît un médecin qui connaît un médecin qui connaît une infirmière qui connaît un psychologue qui connaît un médecin qui connaît un pharmacien qui connaît une podologue qui connaît un médecin qui connaît un ébéniste d'’art qui connaît l’ancien associé du Docteur Fuentes. On pourrait avoir un soutien médical !

    Benoit : Mhmmm, dans ce cas… Et les retombées économiques ?

    Archange : Enormes ! On se baladerait dans toute la France, la Belgique et la Suisse avec des maillots « Mundus Bellicus ».

    Heraemoes : Je peux faire les maillots ! Je suis graphiste !

    LeFoureur : Et pour le financement ? Faut des vélos, des maillots, payer l'’associé du docteur Fuentes, les mécanos, les voitures, les coureurs, les directeurs sportifs, les bus, les transports, les kinés.

    Archange : Justement ! On vend des calendriers dans les maisons de retraite ! Et on demande à Gamesplanet, Twitch et Youtube d’'être sponsors minoritaires ! »

    C’est ainsi que fut votée à l'’unanimité la création d’'une équipe de cyclisme de 3ème division : « Association Mundus Bellicus – Histoire et Stratégie ». Les membres intéressés passèrent une « visite médicale » et attaquèrent l'’entrainement aussitôt.

    Le 15 décembre 2014, Hera envoyait le patron des maillots à l’usine :







    La saison cycliste pouvait commencer ! [/JUSTIFY]
    Dernière modification par Archange, 05 October 2016, 20h38.

  • #2
    Allez, une petite présentation en quelques screens de l'équipe !

    Sponsors et logistique :
    Spoiler:




    900 000 euros de budget par an. Ca peut paraitre beaucoup, mais certaines équipes alignent plusieurs dizaines de millions d'euros... Certains coureurs, comme Nacer Bouhani, Cristopher Froom, Nairo Quintana gagnent plus chaque année que la totalité du budget de notre équipe... D'un autre côté, c'est pas contre eux qu'on espère gagner.




    Vous pouvez d'ailleurs constater que d'après les prévisions, on finira l'année quasiment à découvert...




    Quelques marques de cycles nous ont soutenu dans notre aventure.




    En plus de nos mécaniciens, voici le staff important : entraineurs, médecin et un éclaireur. L'éclaireur est un employé qui se balade dans toute la France, assiste aux courses, discute avec les coureurs et repère les futurs talents que notre équipe pourrait recruter.






    Effectifs :
    Spoiler:



    15 coureurs. C'est peu, nous ne sommes donc pas capables d'aligner plus de deux équipes en même temps. Kysmoboy est notre benjamin tandis qu'Hera s'efforcera de ne pas faire pâle figure face aux jeunots.




    Nous plaçons beaucoup d'espoir en Manix. Au niveau des nationalités, les français composent l'essentiel de l'effectif. C'est une bonne chose. La présence d'un coureur venant de Suisse romande est jugée suffisante mais un seul wallon... C'est peu. Espérons que Manix gagne plusieurs courses pour que sa popularité compense un peu.



    L'organisme s'organise de la manière suivante : 3 leaders, un poisson-pilote, 4 coureurs protégés, 7 équipiers.


    Les Leaders :
    Spoiler:



    Pete Manix est notre Sprinteur/flandrien. C'est notre coureur avec la meilleure pointe de vitesse. Son rôle sera de rester à l'abris dans le peloton durant 150 kilomètres et de faire les 500 derniers mètres à fonds pour remporter la course. Sur les étapes de plaine ou légèrement vallonnées, une bonne partie de l'équipe sera groupée autour de lui pour le protéger, le ravitailler et le remonter. Il est également à l'aise sur les pavés. Nous plaçons donc beaucoup d'espoir en lui pour qu'il fasse une bonne performance au Tro Bro Léon, une manche de la coupe de France comportant des secteurs pavés que nos sponsors aimeraient nous voir gagner.




    Ryurk est le bourrain de l'équipe. Spécialiste de l'effort solitaire , il est capable de rouler tout seul à prés 55 kilomètres/heure sur 40 kilomètres. Bref, Ryurk emmène un gros braquet, tourne les jambes en puissance et ne se pose pas de question. En revanche son gabarit imposant fait qu'il ne faut rien lui demander dés que la pente s'élève, s'il arrive à ne pas retomber en bas ça serait déjà pas mal.
    Son rôle sera de remporter des chronos, et éventuellement des classements générals de courses par étapes plates. Il peut également tenter de s'imposer sur certaines courses en sortant seul dans les derniers kilomètres et en résistant au retour du peloton. Il pourra également servir de locomotive principale au train de sprint de Manix.



    Dernier de nos leaders, Benoit est un pur coureur de courses par étape : c'est notre meilleur grimpeur mais il sait suffisamment bien gérer son effort en contre la montre pour être plutôt bon dans la discipline. Dans les courses par étape avec un chrono et des étapes de montagne, il jouera le général. Toutefois, Benoit est un coureur complet et est capable de s'imposer dans tout type de course. Toute l'équipe sera mise à contribution à un moment ou à un autre pour le soutenir.



    Le poisson-Pilote :
    Spoiler:





    Le Foureur est notre deuxième coureur le plus rapide. Pour l'instant il est censé être le poisson pilote de Manix, c'est à dire son lanceur. Concrètement leFoureur lancera le sprint assez loin de la ligne en emmenant Manix avec lui pour qu'il profite de son aspiration. Quand le Foureur commencera à faiblir, Manix lancera son sprint à son tour et le dépassera.
    Toutefois il est possible qu'après quelques courses, nous décidions que Manix se débrouille seul et se fasse lancer ses sprints par des concurrents en prenant leurs roues. Auquel cas le Foureur deviendra notre sprinteur de rechange.




    Les coureurs protégés :

    Spoiler:



    Rahl est notre sprinteur/puncheur. Bien mon rapide que Manix, il pourra toujours participer à des sprints massifs mais avec de faibles chances de succès. Il viser principalement les courses en circuit grâce à sa capacité à passer les petites côtes en force. L'objectif pour l'équipe sera de durcir la course pour que Rahl arrive au sprint dans un petit groupe de 5-6 coureurs au sein duquel il peut espérer triompher. Sinon il peut toujours lancer les sprints de Manix ou du Foureur.





    Originaire de Marseille, Scramouille est un pur puncheur. Sur les courses en circuits et les étapes vallonnées, il pourra tirer son épingle du jeu grâce à sa capacité à accélérer violemment dans les côtes.





    Un grimpeur/puncheur/baroudeur. Assez complet lorsque la route s'élève. Il peut espérer remporter des étapes en montagnes, des étapes vallonnées, en sortant dans le final ou en prenant l'échappée matinale. Son rôle sera aussi d'aller chercher les classements de meilleurs grimpeurs sur les courses par étape, son rêve étant de ramener le maillot de meilleur grimpeur du Tour de France sur les Champs Elysées. Il sera également un précieux soutien pour Benoit en montagne.





    Sauron est un pur grimpeur, capable de monter au train, mais incapable d'accélération violente. Il sera donc difficile de le voir gagner autrement qu'en prenant un échappée matinale. Aussi, malgré ses qualités, il sera souvent cantonné à un rôle d'équipier pour Benoit, là où diderlord aura plus de liberté.




    Les équipiers :

    Spoiler:

    Ce sont les coureurs qui n'ont pas de capacités exceptionnelles susceptibles de leur permettre d'avoir un statut particulier. Ils passeront le plus clair de leur temps à porter les bidons pour ravitailler les leaders, à rouler derrière les échappées, à prendre le vent à la place des leaders, à rouler pour le train de Manix...
    Toutefois, il est possible qu'un jour ils viennent à gagner. Ils seront souvent amenés à prendre les échappées matinales, pour montrer le maillot et pour éviter à l'équipe d'avoir l'obligation de rouler en poursuite derrière : et même si les échappées allant au bout sont de plus en plus rare dans le cyclisme moderne, cela arrive parfois.




















    Les objectifs :
    Spoiler:





    Uniquement des courses françaises : courses d'un jour et courses par étapes. Il faudra être régulier toute l'année.

    Quand au programme, il n'est définit que jusqu'à fin mars :







    On va faire toutes les courses françaises de la période. Les deux courses par étape en Ibérie ne nous apporteront que peu de visibilité auprès des francophones, mais elles permettront à nous coureurs de se décrasser dans le sud où les températures sont clémentes en ce début d'année. Enfin, une course en Belgique et une course aux pays Bas nous permettront de nous montrer auprès du public Wallons.

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    • #3
      Ouverture : Briefing, grand prix d’ouverture la marseillaise, 1er Février 2015





      [JUSTIFY]Pendant longtemps, le grand prix d’ouverture la marseillaise fût la première course cycliste professionnelle de l’année et on y retrouvait tous les grands champions qui venaient reprendre le rythme de la course dans les hauteurs de la citée phocéenne. Mais maintenant que le cycliste s’est internationalisé, des pays de l’hémisphère sud proposent des courses dés le mois de janvier : tour de San Luis en Argentine, la tropicale Amissa Bongo en Afrique et surtout le Tour Down Under en Australie qui fait partie du calendrier World Tour (une liste de courses que les meilleures équipes mondiales ont l’obligation de courir.) qui vient d’être remporté par un français encore inconnu l’an dernier : Julian Alaphilippe, qui est dans l’équipe Etix-Quickstep et qu’il faudra garder à l’œil cette année Les températures y sont plus clémentes et les parcours adaptés à une reprise.
      Peu de grands noms sont donc présents sur le Grand prix d’ouverture ces dernières années, mais l’épreuve reste la course de reprise pour de nombreux coureurs, et les meilleurs français y font souvent le déplacement : cette année, on pourra notamment noter la participation d’Alexis Vuillermoz le puncher de talent d’AG2R la mondiale et de Thibaut Pinot, le meilleur espoir français pour les grands tours, membre de l'équipe de la Française des Jeux. Les coureurs français sont d’ailleurs tous motivés : la course constitue la première épreuve de la coupe de France, et tous les points sont bons à prendre.

      Toutefois nombreux sont ceux qui redoutent de gagner ici, il paraît que le vainqueur de la course est maudit pour un an et ne remportera plus de course de toute la saison. Cela se vérifiera t’il cette année ?

      La page wikipédia de la course : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_...a_Marseillaise

      Le relief de la course est extrêmement vallonné. On est juste en dessous de la qualification de course de moyenne montagne. Pourtant, depuis quatre ou cinq ans, c’est un groupe d’une trentaine de coureur qui arrive groupé devant le Stade Vélodrome et qui se dispute la victoire au sprint, en atteste la victoire du sprinteur de poche d’AG2R Samuel Dumoulin en 2012 et celle du belge Kenneth Van Bilsen l’an dernier pour Top-Sport Vlanderen (que vous pouvez voir sur la première image).




      1er Février, 8h du matin, dernier briefing d’avant-course dans le bus de l’équipe alors que Diderlord, qui vient d’arriver, est entrain de se faire masser.

      Je pris la parole :

      «
      -Bon, petit changement de dernière minute au niveau de l’effectif, mais c’est le début de saison ça change pas grand chose pour la stratégie. Merci à Did’ d’avoir fait le déplacement en voiture depuis Montpellier.
      -Et encore désolé Did’, ajouta Aragox en reniflant. »

      Aragox était en effet victime d’un mauvais rhume et avait du être remplacé au pied levé par Diderlord.

      Je regardais chacun des membres de l’équipe : Benoit, Ryurk, Gouggar, Vertigo, Manix, LeFoureur, Diderlord et bien sûr Scramouille, le local de l’épreuve.

      «
      -Bon les gars, on revoit une dernière fois le parcours et j’explique la stratégie de course.




      La course commence directement par une petite montée vers Le Terme. On a une courte descente et on renchaine directement sur le petit Galibier (col du pas de la Couelle sur le profil) qui est pas très long. Ensuite on a une bonne quinzaine de kilomètres de récupération avant d’attaquer le Col de l’Espigoulier à 80 kilomètres de l’arrivée. Attention, c’est 14 kilomètres d’ascension à 4,5% de moyenne. En juillet quand vous aurez à grimper ça, ça va être de la rigolade mais sur la première course de la saison, croyez moi ça va être casse patte. On enchaine sur un descente très longue et roulante qui vous emmène sur la côte des Bastides : 3 kilomètres à 2% de moyenne. Nouvelle descente et on attaque le Col de la Gineste qui est juste à 10 kilomètre de l’arrivée. Le col fait 5 kilomètres à 5% de moyenne. Au sommet il reste plus qu’une descente très rapide de 3 kilomètres et deux kilomètres de plat pour aller disputer la victoire devant le Stade vélodrome. »

      Ryurk lève la main :

      «
      -Mais je comprend pas pourquoi vous m’alignez sur cette course, ça fait que monter tout le long, moi je suis nul pour ça. J’ai pas un corps de faible comme Scramouille, je suis trop lourd pour bien passer tous les cols ! S’inquiéte t’il.
      -Je sais, réponds-je, mais on a de grosses ambitions pour toi sur l’Etoile de Bessèges dans quelques jours. Une course avec quatre étapes de plat et un chrono final c’est dans tes cordes, tu peux espérer bien figurer au classement général, voir le remporter.
      -Mais quel rapport ? Demande t’il.
      -Le rapport c’est le rythme. Y’a une différence énorme entre t’entrainer tout seul chez toi en Lorraine, et rouler dans un peloton de professionnels prêts à tout pour gagner. Tu va bien souffrir aujourd'hui, mais tu verras que tu seras plus performant la semaine prochaine dans le Gard grâce aux efforts consentis aujourd'hui.
      -D’accord, mais n’espérez pas que j’aille gagner !
      -Je sais, je sais. C’est pas ton rôle aujourd'hui. Voilà ce qu’on va essayer de faire :

      • Ces dernières années, la course s’est très souvent terminée avec un sprint entre 20-30 coureurs. Manix, tu va donc devoir t’accrocher pour rester en haut du peloton pendant toute la course. Si jamais ça arrive groupé, il faut pas que tu sois plus loin que trentième au sommet de la Gineste, la descente est très rapide et tu n’auras jamais le temps de remonter en cinq kilomètre si tu es plus loin. Vertigo, Foureur, puisque vos sensations ne sont pas encore très bonnes, vous allez passer votre course aux côtés de Manix. Vous me portez ses bidons d’eau et sa bouffe, je veux qu’il n’ait aucun poids superflu à porter. Vous me le remontez s’il descend trop. Vu qu’il va tâcher de rester en haut de peloton, vous me bouffer le vent à sa place et si y’a pas de caméra et de commissaire de course, une petite poussette dans les ascensions serait pas mal. Bref faites votre taf ! Amenez moi Manix dans de bonnes conditions au pied de la Gineste et relâchez vos efforts si vous pouvez plus suivre. Ca serait déjà bien.

      • Pour Benoit, Scram’ et Dider
      -On essai de prendre l’échappée du jour. Faut montrer la maillot et faire comprendre aux autres qu’on est pas des marioles. Les deux premières ascensions devraient nous permettre de sortir facilement. Donc on attaque dés le début, si ça passe pas, on remet une couche dans le petit Galibier. Organisez vous comme vous voulez, mais laissez peut être la priorité à Scramouille, il connaît bien les routes et ça lui fera plaisir de rouler en tête devant sa famille qui est sur le bord de la route.
      -Si on a réussi à mettre un gars dans l’échappée on protège Manix dans le peloton. Si l’échappée est reprise avant la Gineste, vous m’organisez un gros contre dans la dernière ascension avec un des deux qui est pas dedans.
      -Si l’échappée est toujours devant au pied de la Gineste, on se concentre sur Manix et on l’amène dans les meilleures conditions pour qu’il règle le sprint du peloton.
      -Pour le mec qui prendre l’échappée : on s’économise jusqu’au pied du col de l’Espigoulier et ensuite on fait les 14 kilomètres à fond. En haut on verra de quelle marge de manœuvre on dispose.

      Ryurk : roule tranquillement aujourd'hui pour prendre tes marques. Tu profites des quelques portions plates pour descendre aux voitures pour prendre du ravitaillement pour tous le monde. Sinon tu fais ce que te dis Manix si y’a besoin que tu roules.

      Des questions ? »

      Il n’y en a pas.

      «
      -Ok. Je serais dans la première voiture et Aragox montera avec moi pour vous encourager du coup. Je suivrais l’échappée si échappée il y a. Y’aura juste un mécano dans la deuxième voiture qui suivra le peloton. Si vous êtes lâchés on vous attendra pas, récupérez des bidons auprès des motos-fraicheurs, on n'a pas pris la peine d’amener trois bagnoles. »

      Je marque une pause :

      «
      -Allez les gars, bonne chance ! Maintenant levez vous, faut aller signer la feuille de course et passer au podium pour la présentation. Et Je sais qu’il est tôt mais bordel ! Soyez un peu plus souriant pour les photos ! »
      [/JUSTIFY]

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      • #4
        Grand prix d'ouverture la marseillaise, 1er février 2015 : Comme un arrière goût de Blitzkrieg, partie 1









        Les équipes défilent les unes après les autres sur le podium. L'équipe de MB, encore inconnue, ne déclenche aucun enthousiasme auprès du public. Ici vous pouvez voir IAM Cycling, une équipe sur de classe World Tour (1ère division). De sérieux adversaires.








        Un dernier petit coup de l'hymne officiel de mundus, et nos coureurs sont prêts pour la course !
        Spoiler:





        Fini l'échauffement ! Place à la course !





        Les coureurs sont en place. Aucun membre de Mundus Bellicus dans les premiers rangs... Notez la présence à gauche du champion du Japon, reconnaissable à son maillot distinctif : Yukiya Arashiro, membre de l'équipe française Europcar.




        Conformément au plan, Scramouille remonte en tête du peloton dans la première petite ascension et place une attaque.



        Il est rejoint au bout d'un kilomètre par Evaldas Siskevicius, l'un des deux coureurs baltes de l'équipe de Marseille-KTM, une formation qui veut bien entendu briller sur cette course à domicile. Il ne relaiera pas Scramouille qui fait le travail tout seul.

        Sur le bord de la route, toute la famille de Scramouille est réunie et applaudit l'enfant prodige à son passage. Mission réussi pour Scramouille qui a enfin rendu ses parents fiers de lui, eux qui s'inquiétaient de le voir devenir douanier, ou pire, inspecteur des impôts, sont heureux de voir que ce dernier pratique désormais un métier honnête. Ils sont habités de la même joie que celle qu'ils éprouvaient lorsque le petit Scramouille, son frère et son cousin jouaient de l'accordéon en trio le soir de Noël dans le salon familial.

        Toutefois l'euphorie sera de courte durée. Deux hommes sont en contre : Pierrig Quépeneur, le breton de la formation EuRopcar et David Menut, pour l'équipe Auber 93. Le peloton, emmené par les movistars, durcit le rythme, il ne souhaite pas voir quatre coureurs partir à l'avant. Scramouille fait ce qu'il peut pour éviter le retour des deux français mais Siskevicius ne le relait pas. Quepeneur finit par rentrer, et deux kilomètres plus loin c'est au tour de Menut. Scramouille donne tout ce qu'il a mais en bas de la première descente, le peloton les rattrape.

        Archange donne alors les consignes à la radio : "Allez les gars ! On suit le plan, on attaque dans le petit Galibier, Benoit, Did', c'est à vous !"

        Aussitôt dit, aussitôt fait, Diderlord place une banderille au pied du Petit Galibier. Il creuse l'écart !



        Notre grimpeur est rejoint au sommet par Kevin Ista, un belge de la formation "Wallonie Bruxelles" qui est sorti en contre. L'entente est bonne entre les deux hommes qui se relaient sans arrières pensées. ( C'est marrant d'ailleurs, Manix connait ce coureur belge IRL )

        ​Mais alors que le peloton arrive à son tour au sommet, trois hommes attaquent à leur tour et partent en chasse patate. Il s'agit de Laborie pour Bretagne Séché Environnement, Romain Combaut pour l'équipe cycliste de l'armée de terre et Boy Von Poppel pour la Trek Segafredo. Le peloton accélère alors le rythme pour ne pas avoir cinq coureurs en tête. Diderlord et Kevin Ista font ce qu'ils peuvent pour éviter le retour du groupe de contre mais les deux échappées ont dépensé beaucoup de force à monter seuls le petit Galibier, alors que Laborie, Combaut et Von Poppel sont encore frais.



        Finalement les poursuivants font la jonction. Le peloton est juste sur leurs talons.

        Deux kilomètres plus loin, l'échappée est reprise, tout le monde rentre dans les rangs. Il reste 90 kilomètres, la course est au point mort.

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        • #5

          Comme un arrière goût de Blitzkrieg : Grand Prix d'Ouverture la Marseillaise, 1 Février 2015, 2ème partie :




          Spoiler:

          Le début de course ayant été très rapide, le peloton roule au ralenti sur quelques kilomètres pour récupérer.

          Dans la voiture d’'Archange et Aragox, on s’agite.

          «
          -Je pense qu'’ils ne laisseront pas partir plus de deux ou trois hommes, fait remarquer Aragox en reniflant, toujours en proie à un mauvais rhume.
          -Ouais, grince Archange, première course de la saison et les formations World Tour verrouillent déjà la course ! »

          Il se saisit de la radio.

          «
          -Bon on arrête les frais, Did'’ et Scram'’ ont déjà perdu beaucoup de force pour des coups d’'épée dans l’eau. On recule en milieu de peloton pour souffler et on se replace en tête au pied du col de l’'Espigouliet pour pas être pris dans une cassure. Aux autres d'’abattre leurs cartes. »

          A peine repose t'’il sa radio que la voiture arrive au niveau de Ryurk qui s'’était laissé décroché du peloton.

          «
          -Ca va ? S’'enquiert Archange. Pas trop dur dans les montées ?
          -Si ça fait mal, confirme le solide rouleur. Mais ça va avec l’'aspiration du peloton j'’arrive à bien tenir.
          -Super ! Bon prends ces bidons et va ravitailler les autres. Remontes vite parce que si tu dois passer tout le peloton pendant la montée ça va pas être drôle pour toi. Ordonna Archange en lui passant des bidons d’'eau par la fenêtre. »







          A peine ryurk a t’'il réintégré le peloton qu'’un coureur suisse de la IAM cycling place une attaque : il s’agit de Marcel Aregger, l'’ancien champion de suisse espoir en 2011, qui n’'a pas percé depuis qu'’il est passé professionnel. Personne ne semble vouloir le suivre, les baroudeurs ont été découragé par les échecs des deux tentatives précédentes.






          C’est finalement Kevin Ista, de Wallonie-Bruxelles qui fait le jump'. Il doit être en forme car il avait déjà accompagné Diderlord quelques minutes plus tôt dans sa chevauchée infructueuse.






          La jonction s’'opère rapidement et les deux hommes coopèrent tranquillement.


          On se questionne dans la voiture Mundus Bellicus.

          «
          -Ca fait quand même chier d’'avoir personne dans l'’échappée du jour. Faut qu'’on soit omniprésent pour notre première course. Grommelle Archange.
          -Oui, confirme Aragox après s’'être à nouveau mouché. Ils sont qu'’à deux minutes, peut être que Benoit pourrait réussir à les rejoindre s’'il attaque au pied de l'’Espigouliet. »

          On pose la question à la radio. Benoit répond qu’'il veut bien tenter le coup.






          Les hommes de tête entament l’'ascension avec deux minutes d'’avance sur le peloton. La ligne d’'arrivée n’'est plus qu’'à 80 kilomètres. Mais avant ça, il reste encore les 14 kilomètres d’'ascension à 4,5%.







          Benoit force l’'allure dés le pied de la montée et sort du peloton.







          Mais il creuse difficilement l'’écart : le paquet est emmené par trois Movistar qui se relaient : le français John Gadret, qui est le vainqueur de Grand Tour le plus âgé de l’'histoire du cyclisme, le colombien Wipper Anaconna et le frère de Nairo Quintana. Ces trois grimpeurs habitués à imposer des trains d’enfer dans des courses World Tour imposent sans forcer un rythme soutenu.






          Mais les échappées donnent tous ce qu’elles ont dans l'’ascension, collaborant sans arrières pensées. C’'est avec 2 minutes 45 d’avance qu’'elles basculent dans la descente. On commence à croire qu’'elles peuvent aller au bout.







          Quand Benoit arrive au sommet, il arrache d’'un geste rageur une musette des mains d’'un des soigneurs de l’'équipe qui attendait là avant de plonger vers le col des Bastides.
          Le constat est sans appel : il n’'a pas repris une seule seconde sur les hommes de têtes et stagne toujours à 2 minutes. Le peloton pointe à 40 secondes derrière lui.
          Ordre est donné de profiter de la descente pour manger un bon coup et d’'attendre le peloton dans le replat avant le col des Bastides.







          Au sommet, ce sont les Lotto-Jumbo qui passent en tête pour imposer leur rythme dans la descente. Dans la voiture on se questionne : les Movistar roulent évidemment pour leur sprinteur/puncheur José Joaquim Jojas, mais pour qui roulent les neerlandais en jaune ?








          Ca y est, Benoit est avalé par un peloton emmené cette fois ci par des coureurs français d’'AG2R et de la FDJ.

          L’'écart avec les échappés diminue lentement mais sûrement durant l’'ascension et la descente du col de Bastides.







          C’'est toutefois finit pour Benoit qui est lâché avec une quinzaine d’autres coureurs. Ils formeront le gruppetto du jour.

          La voiture de l'’équipe le dépasse après lui avoir prodigué des encouragements et passé un bidon.

          «
          -J’'espère qu’il sera plus performant sur le critérium international… ou on va avoir du mal à accrocher un top 10… se désole Archange. »

          Commentaire


          • #6
            Comme un arrière goût de Blitzkrieg : Grand Prix d'Ouverture la Marseillaise, 1 Février 2015, 3ème partie :


            Spoiler:

            [JUSTIFY]Au pied de la dernière ascension, le col de la Gineste, Kevin Ista (Wallonie-Bruxelles) et Marcel Aregger (IAM cycling) possèdent une minute d'’avance sur le peloton, à 15 kilomètres de l'’arrivée.

            Depuis la voiture les instructions fusent :

            «
            -Toujours une minute d’avance pour les échappées. On se tient prêt les gars ! Ca va jamais revenir si ça monte au train dans le peloton. Les équipes World Tour ont roulé toutes les journées alors attendez vous à ce que leurs leaders attaquent dés le pied de la Gineste. Scram'’, Did'’, vous me suivez toutes les attaques jusqu’'à la bonne ! Tous les autres vous donnez tout pour Manix !!! Hurle Archange en rétrogradant en seconde. »

            Avec l’'arrivée du col, toutes les voitures des directeurs sportifs tentent de se replacer le plus prés possible du peloton, créant un petit embouteillage et obligeant le directeur sportif de l'’Association Mundus Bellicus – Histoire et Stratégie à se montrer prudent. Aragox et lui sont silencieux, attentifs à toutes les informations que leur fournis radio tour, leurs coureurs sont en plein effort, impossible pour eux de dire quoi que ce soit aux oreillettes.

            «
            -Radio Tour : Grosse attaque d’'un Lotto-Jumbo en tête de peloton dés le pied de la Gineste….
            -Aragox : On va enfin savoir pour qui ils roulaient tout à l’'heure.
            -Radio Tour : Un coureur de Mundus Bellicus dans la roue… Ca va très vite… Peloton très étiré…
            -Archange : Oui !! C’est Scram'’ ou Did'’ !
            -Aragox (dans la radio) : Allez allez on lâche rien !
            -Radio tour : Le Loto-Jumbo part seul,… personne ne peut suivre… Veuillez faire avancer les motos entre le peloton et le contre-attaquant s'’il vous plait…
            -Archange : Et merde !!
            -Radio Tour : Plusieurs contres dans le peloton.… Ca gamberge. Rosé Joaquim Rojas (Movistar), Swift (Sky) aux premières places. »

            La voiture ne cesse de dépasser des coureurs qui ont complétement explosé dans l’'ascension ou qui ont coupé leur effort. C’est bientôt un binôme constitué de Vertigo et du Foureur qui se présente aux portières.

            «
            -Alors ? S’enquiert Archange alors qu'’Aragox leur file deux bidons.
            -On a bien bouffé du vent en tête de peloton pour maintenir Manix dans les 10 premières places jusqu'’au pied de la Gineste. Répond Vertigo. Après on a coupé notre effort pour finir tranquillement. Gouggar et Ryurk ont dit qu'’ils restaient avec lui.
            -D’accord. Et Did'’ et Scram'’ ? Ils sont comment ?
            -Ca on sait pas franchement, répond à son tour leFoureur. Ils restaient tous les deux de l’'autre côté du peloton un peu plus bas. On a pas trop discuté depuis la descente de l'’Espigouliet.
            -Ok. Bon allez finissez tranquillement on se revoit à l'’arrivée. »

            Aragox remet Radio Tour :

            «
            -Plus que 700 mètres avant le replat, Kevin Ista (Wallonies-Bruxelles) et Marcel Aregger (IAM cycling) toujours en tête. Un lotto-Jumbo qui semblerait être Paul Martens est sur le point de faire la jonction. Le peloton est désormais à 30 secondes, ça ne s'’entend toujours pas pour la poursuite. »

            Nouveaux jurons dans la voiture.

            «
            -Tu penses que ça va aller au bout ? S’enquit Aragox.
            -Aucune idée, Paul Martens (Lotto-Jumbo) ça va faire 10 ans qu'’il est pro et il a remporté quelques courses, mais toujours après une grosse échappée. C’est clairement pas un gros puncheur. Il a attaqué pour préparer le terrain pour un de ses leaders… mais si ça s’'entend vraiment pas derrière, il peut bien réussir… Encore que si Kevin Ista (Wallonie-Bruxelles) parvient à s’'accrocher, il va s'’imposer à coût sûr car il a une bonne pointe de vitesse au sprint.
            -C’est la première course de l’'année aussi, c'’est souvent propice à des surprises. »


            [/JUSTIFY]




            Paul Martens s'’envole vers la victoire ?

            Radio Tour informe alors que les hommes têtes arrivent sur le faux plat descendant qui marque le milieu de la Gineste :

            «
            -Les échappées attaquent le faux plat descendant. Martens (Lotto-Jumbo) fait la jonction au basculement… Il prend immédiatement un relais soutenu en tête de groupe. »

            La voiture est alors à 500 mètres de replat et Aragox aperçoit un maillot Mundus Bellicus :

            «
            • Allez Ryurk ! Accroches toi ! Prends ce bidon ! L'’encourage t’il.
            • Putain...… C’est….... Dur...… halète le coureur.
            • Mais ! S’'écrie Archange. Qu'’est-ce que tu fous sur le gros plateau ! Passe sur le petit abruti !
            • Le petit… plateau....… C’'est....… C'’es...… pour… les faibles… »
            Aragox échange un regard consterné avec son directeur sportif.


            «
            -Radio tour : le peloton arrive au faux plat… Peloton explosé… Groupe de 4 coureurs en tête avec José Joaquim Rojas (Movistar), un Sky, peut être Ben Swift, un FDJ et un coureur d'’une autre formation… Deux AG2R, sans doute Pozzovivo et Vuilermoz juste derrières, ils emmènent un coureur de l’'Association Mundus Bellicus
            -Aragox : Ah ils s'’accrochent !
            -Archange : Chut !
            -Radio Tour : sept ou huit coureurs derrière dans un groupe avec notamment Thibaut Pinot.… Le peloton est juste derrière. »

            Archange se saisit de la radio :

            «
            -Les gars, quelqu'’un pour me filer des infos ? »

            Seul Did'’ répondit :

            «
            -Suis avec… Pinot (FDJ)… on est 9…. Scram'’ devant avec deux AG2R.… Les autres...… Je...… Je... les vois devant derrière…
            -Ok merci ! On s'’accroche on lâche rien ! Fait le directeur sportif »

            Il repose la radio et Aragox l'’interrogea :

            «
            -Ils sont devant derrière ?
            -Oui j’'ai pas compris non plus, mais il est crevé. »

            Radio-Tour se remet à crachoter :

            «
            -Radio Tour : Les trois hommes de têtes attaquent la dernière pentePaul Martens (Lotto-Jumbo) lâche immédiatement ses compagnons… Ils sont littéralement scotchés au bitume.
            -Archange (dans la radio) : Allez on s’'accroche ! Ca craque devant !
            -Radio Tour : … Ben Swift attaque à son tour la montée… une poignée de coureurs dans sa roue...… Derrière toujours des attaques…... Ce n’'est pas organisé… pas d'’écarts à fournir désolé. »

            La voiture attaque elle aussi la montée et arrive à la hauteur de Gouggar, qui a toute les peines du monde à avancer.

            «
            -Allez Gouggar, accroches toi un peu au bidon, lui dit Aragox
            -Merci… Halète le coureur.
            -Comment ça se passe ? Demande Archange.
            -J’'ai… Tout donné dans le replat...… Pour remonter Manix...… Sur le groupe à DId'..’…. Explosé… dés le début de la montée…
            -Ok, c’est pas grave, ne t'’en veux pas. Si tu as ramené Manix sur Did’' c’est qu'’il doit être encore pas trop mal placé maintenant... Bon boulot, on se revoit en bas ! »


            Trois/quatres minutes plus tard, nouveau message sur radio tour :

            «
            -Paul Martens arrive au sommet de la Gineste...… Les voitures des directeurs sportifs et les motos non indispensables sont priées de tourner à gauche pour ne pas encombrer la descente des coureurs...… Pas de trace d'’Ista (Wallonies-Bruxelles) et d'’Aregger (Iam cycling).
            20 secondes de silence.
            -Le peloton va arriver au sommet à son tour… Très étiré mais à nouveau groupé… encore une soixantaine de coureurs…Pas de signe du reste de l’échappée qui a du être reprise… 40 secondes de retard au sommet pour le peloton emmené par Rojas (Movistar)… je répète 40 secondes de retard à l’entame de la descente. »

            Aragox émis un sifflement appréciateur, juste avant d’éternuer :

            «
            -40 secondes ! Et béh ! Ca fait chier de voir un allemand s’imposer à la première course française de l’année, mais faut reconnaître qu’il fait fort !
            -Comme un arrière goût de Blitzkrieg ouais, confirme son directeur sportif avant de se ressaisir de la radio : J’ai besoin d’un topo les gars ! »

            La voix de Diderlord retentit :

            «
            -On est… devant avec Scram’… juste dérrié… »

            Manix lui coupa la parole en hurlant dans son micro :

            «
            -Suis 30ème … Attendez… Attendez moi bordel !!
            -Allez les gars ! Un coup de frein et on remonte Manix !! Allez ! Renchérit immédiatement Archange. »

            Aragox se ronge les ongles :

            «
            -On gagnera pas mais on peut toujours faire une belle place si Manix s’accroche. »







            Did’ et Scram’ ont réussi à remonter Manix dans la descente.


            En bas de la descente c'est confirmé, il ne restait que deux kilomètres et Paul Martens (Lotto-Jumbo) n’avait pas perdu une seule seconde : 40 secondes au pied de la Gineste le séparaient toujours de ce qui restait du peloton.




            Radio-Tour se mit alors à diffuser les propos du commentateur présent à l’arrivée, l’inusable Daniel Mangeas :

            «
            -Ca y est… paul Martens est sous la flamme rouge… Il se retourne… Mais c’est gagné ! Il le sait ! Il savoure ces derniers mètres… on voit maintenant le peloton qui est largement battu… Bravo à cet allemand vainqueur l’an dernier d’une étape sur le tour de Belgique dont il avait remporté le classement général en 2013… Un coureur peu connu qui avait pourtant montré de bonnes qualités de puncheurs en 2011 en terminant 10ème de l’Amstel Gold Race et de la flèche Wallone alors qu’il courrait chez Rabobank… Il confirme ces qualités en s’imposant aujourd’hui à Marseille devant le stade Vélodrome.. C’est fait… Il lève les bras, montre le maillot de son équipe… Mesdames et messieurs, Paul Martens vient de remporter la première course française de l’année… »

            Courte pause.




            Le peloton au pied de la descente

            «
            -Le peloton arrive.. Encore une soixantaine d’unité… Un FDJ est en tête sur la droite de la route.. Il a Jojas et Swift dans la roue… Deux IAM sont enfermés… C’est le train de Mundus Bellicus, toute nouvelle équipe, qui revient en force sur la gauche de la route à votre droite messieurs dames. Les deux IAM et les Mundus Bellicus lancent le sprint de loin, aux 500 mètres… Encore un Mundus qui s’écarte, leur sprinteur Pete Manix est seul à 300 mètres de la ligne… Mais j’ai l’impression que la deuxième place se jouera entre le FDJ, Rojas et Swift qui déborde… Rojas est à bout... Le FDJ résiste !!! Non c’est Ben Swift pour la team Sky qui prend la deuxième place en sautant le FDJ sur le ligne… FDJ qui me semble être Anthony GeslinRojas 4ème… 5ème : un coureur de la IAMPete Manix prend finalement la sixième place… »

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            • #7

              Débriefing :

              Classement de l’étape :

              Spoiler:


              Le résultat est correct. On est très content de Manix qui fait une belle 6ème place alors que le terrain trop escarpé ne lui convenait pas. Perdre derrière José Joaquim Rojas (Movistar) et Ben Swift (Sky) n’est pas problématique, ces deux coureurs sont de purs sprinteurs puncheurs, spécialistes de ce genre de course. Un peu dommage de finir Anthony Geslin (FDJ) et Jérôme Pinot (IAM cycling) par contre… Néanmoins ces quatres hommes et le vainqueur de la course appartiennent tous à des équipes World Tour (1ère division), et Manix est le premier représentant d’une formation de division inférieure. C’est une vraie satisfaction en soit !




              Résultats de l’équipe
              Spoiler:



              Scram’ et Did’ on fait un gros travail dans le final pour Manix et finissent aux alentours aux alentours de la 30ème place. Bravo à eux. LeFoureur s’est peut être relevé un peu trop tôt puisqu’il a réussis à revenir dans les dernières places du peloton en gérant bien sa montée et en faisant la descente à fond. Les autres finissent loin mais c’est normal. Un peu décevant pour Benoit tout de même:/


              Nous gagnons 250 euros de prime pour le Top 10 de Manix.





              Le Grand prix cycliste d’ouverture la marseillaise étant la première manche de la coupe de France, il est l’heure de faire un premier bilan à ce niveau :


              Classement individuel :
              1er : FRA Anthony Geslin (Française des Jeux) : 25 pts
              2ème : FRA Jérôme Pineau (Iam Cycling) : 18 pts
              3ème : BEL Pete Manix (Association Mundus Bellicus – Histoire et Stratégie) : 16 pts
              4ème : ITA Domenico Pozzovivo (AG2R la Mondiale) : 10 pts
              5ème : JAP Yukia Arashiro (Team Europcar) : 8 pts
              6ème : BEL Maxime Ventome (Roubaix-Lilles Métropole) : 6 pts
              7ème : FRA Amindo Fonseca (Bretagne Séché Environnement) : 3pts
              8ème : FRA Florian Vachon (Bretagne Séché Environnement) : 3 pts
              9ème : FRA Samuel Dumoulin (AG2R la Mondiale) : 3 pts


              Classement par équipe :
              1er : Ag2R la mondiale : 12 pts
              2ème : Bretagne Séché Environnement : 9 pts
              3ème : Française des Jeux : 8 pts
              4ème : Association Mundus Bellicus – Histoire et Stratégie : 7 pts
              5ème : Team Europcar : 6 pts
              6ème : Roubaix Lilles Métropole : 5 pts
              7ème : Cofidis solution crédit : 4 pts
              8ème : Marseille 13 KTM : 3 pts
              9ème : Equipe cycliste de l’armée de terre : 2 pts
              10ème : Auber 93 : 1 pts




              C'est plutôt pas mal. Manix est très bien placé. Anthony Geslin et Jérôme Pineau font partie de formation World Tour, il vont donc souvent être alignés sur des courses World Tour et ne disputeront sans doute pas beaucoup de manches de la coupe de France. Nous au contraire, remporter ce classement fait partie de nos principaux objectifs et Manix sera aligné sur le maximum de manches.

              Au classement par équipe c'est correct. Did' et Scram' ont tout donné dans le final et ne pouvaient faire mieux. On accuse pas un retard trop important sur les premiers, tout reste possible.

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              • #8
                Et en exclusivité, l’'interview de Scramouille réalisé par le journal « la provence » :

                Scramouille, on vous a souvent vu au premier plan au cours de la journée. C’'était une course qui vous tenez à cœoeur ?

                Oui évidemment, courir chez soi devant la famille c’est très motivant. J'avais pas des sensations parfaites en prenant le départ ce matin, mais les encouragements de mes proches au bord de la route et ma connaissance des difficultés du parcours que j’ai pas mal arpenté depuis que j’'ai commencé à m’entrainer m’ont aidé à faire une bonne journée.

                On vous a vu le matin essayer de prendre l’échappée du jour, on vous a vu aussi aux avant-postes dans la montée de la Gineste, c’est ça pour vous une bonne journée ?

                Oui exactement. J’ai fait une quinzaine de kilomètres en tête au tout début. J’étais avec Siskevicius (Marseille 13 KTM) mais il n'arrivait pas à me relayer dans les montées. Du coup le groupe de contre est revenu sur nous et le peloton ne voulait pas laisser filer cinq hommes. Un coup d’épée dans l'eau. Alors je me suis économisé dans le peloton.

                Une économie en vu du col de la Gineste ? Vous aviez coché cette ascension ?

                Oui. Quand on a vu qu’'on allait pas être dans l'échappée du jour, on savait qu’il faudrait faire quelque chose dans la Gineste, surtout après l'échec de notre leader, Benoit, dans l’Espigouliet. On était bien placés avec Diderlord au pied de la Gineste, mais c’est vrai que j'avais l'avantage de bien connaître l'’ascension. J'ai essayé de suivre Paul Martens (Lotto-Jumbo) mais il était vraiment trop fort. Derrière je suis toujours resté dans les dix premières positions, j'ai notamment profité du travail d'AG2R la mondiale. C'était dur de les suivre parce que Pozzovio et Vuillermoz c’est pas n’importe qui. Finallement au sommet on n'a compris qu’on reviendrait pas sur Martens, et comme Diderlord et Manix avaient réussi à s'accrocher on a décidé de faire un train pour emmener Manix dans le final.

                C’est vous son dernier lanceur dans la dernière ligne droite non ?

                Oui, j’ai fait toute la descente avec Manix dans ma roue. Diderlord m'a relayé avec un gros braquet sur un peu plus d’'un kilomètre, mais on n'a jamais réussis à dépasser Swift (Sky), Rojas (Movistar) et Geslin (FDJ). Did’ s’'écarte à 500 mètres, je lance le sprint en sachant que ça va être juste et finalement Manix me dépasse à 300 mètres en voyant que j'allais pas fort. Il va chercher un bonne 6ème place. On aurait espéré mieux mais 6ème ça va, toute l’équipe a beaucoup travaillé pour lui aujourd'hui et c’'est une place qui montre que l'on n'a pas fait tout ça pour rien.

                Votre prochaine course :

                L’étoile de Besseges. Je vais jouer les équipiers pour Manix qui essaiera de gagner une étape au sprint et pour Benoit et Ryurk qui viseront le classement général. Ensuite j’'irais au Tour du Haut-Var, où mon rôle n'est pas encore définit, avant le diptyque Drôme-Ardèche, où j'aurais la possibilité de jouer ma carte personnelle.

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                • #9
                  Bon suite à des remarques de gens un peu perdu, je vais expliciter dans ce post le différents rôles des coureurs :

                  Grimpeur : Bon tout le monde saisit ce que c'est. Il s'agit d'un coureur à l'aise en montagne, capable d'enchainer les cols toute la journée. Faire 2000 mètres de dénivelé dans la journée ne le dérange pas.
                  Il existe deux grands types de grimpeurs : les grimpeurs/puncheurs et les grimpeurs au train.Les grimpeurs puncheurs sont des grimpeurs capables de placer de grosses accélérations. Typiquement, le grimpeur/puncheur monte par palier : il va grimper très vite sur 500 mètres, et va récupérer sur 1 kilomètres avant de rattaquer, etc, etc... C'est par exemple le cas de Nairo Quintana.
                  Les grimpeurs au train sont des grimpeurs incapables de placer de grosses accélération, ils vont grimper à rythme constant tout au long de l'ascension, c'est par exemple le cas de Cadel Evans ancien vainqueur du tour, ou du français Thibaut Pinot.

                  Sprinteur : Ces sont les hommes capables de rouler extrêmement vite sur 500 mètres. Ils passent généralement leur temps à l'abri dans le peloton et produise tout leurs efforts dans les derniers kilomètres pour s'imposer. Le cas typique est Marc Cavendish. Après il existe plusieurs catégorie de sprinteur, certains aiment avoir un train comme Cavendish ou Kittel, d'autre se débrouillent seuls comme Robbie McEwan, certains aiment les arrivées faux plat montant comme Thor Hushov, certains aiment les sprint qui sont lancés de très loin, d'autre au contraire ne peuvent s'imposer qu'en surgissant sournoisement à 50 mètres de la ligne...
                  Il convient de noter qu'un sprinteur est toujours un bon rouleur.

                  Poisson-pilote : Il s'agit d'un type de sprinteur bien particulier : son rôle est d'être le dernier lanceur du sprinteur principal de l'équipe. C'est le poisson pilote qui lance le sprint. Il donne tout ce qu'il a pour permettre à son sprinteur de prendre de la vitesse en bénéficiant de l'aspiration, puis il s'écarte et laisse son sprinteur finir le travail.
                  Attention : un poisson pilote est également un sprinteur de rechange pour l'équipe. Ce n'est pas une véritable catégorie comme grimpeur ou sprinteur, mais un rôle. Aussi, si jamais plusieurs coureurs d'une même équipe se retrouvent dans le final sans qu'il y ait de poissons pilotes "officiels" pour emmener le sprinteur, n'importe quel coureur pourra jouer ce rôle. C'est ce qu'a fait Scramouille dans le final du Grand Prix d'ouverture la Marseillaise où il a lancé le sprint de Manix. Mais cela peut aussi arriver quand il n'y a pas de sprinteur : par exemple si un groupe de 8 grimpeurs arrive dans le final d'une étape de montagne et que deux coureurs d'une même équipe sont présents dedans, l'un des des coureurs se sacrifiera pour l'autre et servira de poisson-pilote. Pourtant il s'agit de deux grimpeurs et sont sans doute de trés mauvais sprinteurs, mais l'un d'entre eux sera qualifiés de "poisson-pilote" car il jouera brièvement ce rôle.
                  Exemple : Adrien Petit, Mark Renshaw

                  Rouleur : C'est tout simplement un coureur avec des grosses cuisses qui roule fort sur le plat, comme Jens Voigt. Toutefois, un rouleur n'est pas nécessairement un spécialiste du contre la montre.

                  Spécialiste du contre la montre : Il s'agit de bons rouleurs à l'aise dans l'effort solitaire. Il ne suffit pas d'avoir des grosses cuisses : il faut être capable de tenir une posture aérodynamique sur 40 kilomètres et surtout il faut savoir gérer son effort. Les spécialistes du chrono planifie chacune des épreuves de manière scientifique, demandent à leurs coéquipiers partis avant eux de leur transmettre toutes leurs impressions sur le parcourt, sur le sens du vent, etc.
                  Exemple : Fabian Cancellara, Tom Dumoulin

                  Spécialiste du prologue : Là où le spécialiste du contre la montre est fort sur des chronos de plus de 10 kilomètres et allant jusqu'à 50, le spécialiste du prologue excède sur des exercices chronométrés de 3 à 9 kilomètres. Les spécialistes du chrono sont souvent performants sur les prologue, mais pas toujours. Certains sont juste bon en prologue. A noter que les efforts demandés lors d'un prologue ressemblant fortement à ceux que fournit un sprinteur durant les 9 derniers kilomètres d'une étape, un certain nombre de sprinteur sont bons dans la discipline, comme Adrien Petit par exemple.

                  Spécialiste de course par étape : Ce sont des coureurs à la fois grimpeur et à la fois spécialiste du chrono. Il convient là encore de distinguer deux catégories : les grimpeurs sachant rouler, et les rouleurs sachant grimper. En fait, trois catégories de coureurs peuvent gagner le tour de France (par exemple) : les purs grimpeurs, les grimpeurs sachant rouler (grimpeur/rouleur) et les rouleurs sachant grimper (rouleur/grimpeur). En gros, le grimpeur/rouleur est avant tout un grimpeur et n'a pas le gabarit d'un spécialiste du chrono mais il sait gérer son effort et il sait maintenir une position parfaitement aérodynamique. Sont but est de prendre du temps aux purs grimpeurs dans les contre la montre et de prendre du temps sur les rouleurs sachant grimper dans les étapes de montagne. Les rouleurs sachant grimper eux essaient de limiter la casse en montagne et prennent du temps dans les chronos. Les purs grimpeurs misent tout sur la montagne et pleurent dans les chronos.

                  Puncheur :On attaque les catégories difficiles à définir. Un puncheur, c'est un coureur faisant preuve de punch', c'est à dire capable de porter une forte accélération sur 500 mètres, où capable de maintenir un rythme très soutenu sur 2 ou 3 kilomètres. On peut être grimpeur/puncheur, sprinteur/puncheur, rouleur/puncher, etc etc... Le tout, c'est d'avoir "de la giclette". Mais les purs puncheurs sont des coureurs s'imposant dans des courses proposant des successions de petites bosses très raides à monter très rapidement.

                  Baroudeur : Ici on ne définit pas vraiment une qualité, une spécialité, mais plutôt une façon de courir. Un baroudeur c'est tout simplement un coureur qui passe beaucoup de temps dans l'échapée. Il attaque souvent dés le matin pour prendre l'échappée matinale et essaie de gagner en résistant au retour du peloton avec ses compagnons d'échappée. C'est l'inverse du sprinteur dans la façon de courir.

                  Flandrien : Les flandriens sont les spécialistes des courses comportant des secteurs pavés. Pour être flandrien il faut être à l'aise sur les pavés, ce qui n'est pas le cas de la quasi-totalité des coureurs. Aimer la pluie et le vent est aussi conseillé. Les vrais flandriens sont toujours des rouleurs. Il peut s'agir : de flandrien purs rouleurs, de flandrien puncheurs, de flandrien sprinteur (on parle alors de "routier-sprinteur") ou encore de flandrien puncheur-sprinteur.

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                  • #10
                    L'équipe en rôdage : Etoile de Bessège, 3-7 février 2015, partie 1


                    Coureurs alignés sur l'épreuve :

                    Pete Manix, sprinteur, rôle : sprinteur principal : disputer les sprints massifs pour remporter des victoires d'étapes et/ou le classement par point.

                    Benoit, course par étape, rôle : leader : rester à l'abris des cassures dans le peloton pour ne pas perdre de temps sur les cinq premières étapes. Faire un gros chrono final pour faire une bonne place au classement général.

                    Graouly Ryurk : spécialiste du contre la montre, rôle : leader : Idem que Benoit, toutefois il sera peut être amené à rouler pour le train de sprint de Manix.

                    Shedaoshai Diderlord : Grimpeur, rôle : attaquant : il se faufilera dans les échappées pour disputer les classements de la montagne et essayer de ramener le maillot à Bessège. Pourquoi ne pas en profiter pour gagner une étape...

                    LeFoureur : Sprinteur, rôle : poisson pilote : lancer les sprints de Manix

                    Scramouille : Puncheur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders.

                    Gouggar : Puncheur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders

                    Vertigo : Rouleur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders



                    Une épreuve que j'aime bien parce qu'elle passe à seulement quelques kilomètres de chez moi IRL ! La plus vieille course à étape organisée par des bénévoles en France !





                    On a vu des bonnes choses sur le Grand Prix d'Ouverture la Marseillaise le 1er février. Et hop ! Dans le bus dés le lendemain pour un petit transfert dans le Gard, 200 kilomètres plus au nord. Au programme 5 étapes plates ou légèrement vallonnées et un chrono final en montée. Il faut pas se merder, nos sponsors veulent que nous fassions un top 3 au classement général final !!!!

                    Les objectifs pour l'équipe sont simples : Scramouille, Gouggar et Vertigo ont très mal récupéré des efforts consentis à Marseille et ne seront bons qu'à jouer les équipiers. Ainsi :
                    -Diderlord essaiera de prendre les échappées pour remporter le classement du meilleur grimpeur (et essayer de remporter une étape).
                    -Manix et LeFoureur se mêleront aux sprints massifs pour remporter une étape et/ou le classement par point.
                    -Benoit et Ryurk resteront à l'abris en essayant d'éviter de perdre du temps dans de potentielle cassures. Il faut qu'ils arrivent avec le moins de retard possible le jour du chrono final. Ensuite ils devront faire un gros chrono pour essayer d'aller accrocher un top 3.



                    Etape 1 :

                    Spoiler:
                    L'étape démarre très fort. Les attaques fusent sans cesse : de nombreux coureurs veulent prendre l'échappée du jour. Diderlord semble être bien parti pour réussir, puisqu'il a pris jusqu'à une minute d'avance au sein d'un binôme avec Steve Chainel (FRA, Cofidis). Mais dans la petite côte comptant pour le grand prix de la montagne, Diderlord craque. Quasiment à l'arrêt il se fait dépasser par tous les coureurs partis en contre avant de réintégrer le peloton sans marquer aucun points.

                    Finalement l'échappée du jour se forme : Steve Chainel (FRA, Cofidis), Olivier Chevalier (BEL, Wallonie-Bruxelles) et Julien Antomarchi (FRA, Roubaix-Lilles métropole).

                    Lorsque le peloton parvient à son tour au deuxième grand prix de la montagne, Diderlord sprint pour réussir à marquer 4 petits points.

                    Les échappés sont repris juste après le sprint intermédiaire. Manix a des jambes de feu et fait travailler dur son équipe. Ryurk signe une performance exceptionnelle et roule pendant 7 kilomètres en tête du train Mundus Bellicus, faisant jeu égal avec les trains Movistar et Sky qui changeaient de coureurs toutes les deux bornes !!

                    LeFoureur lance Manix de loin puis s'écarte dans le dernier virage aux 250 mètres. Manix sort du virage comme une fusée ! Mais il se fait sauter 10 mètres avant la ligne par José Joaquim Jojas (ESP, Movistar), Tom Veelers (NER, Team Giant Alpecin) et Ben Swift (ENG, Team Sky).

                    LeFoureur ne stoppe pas complètement son effort et accroche une belle septième place.




                    C'est encourageant pour la suite. On retrouve les hommes en force sur le Grand Prix d'Ouverture la Marseillaise 2 jours plus tôt : Jojas, Swift, Manix. Encore une fois, Manix est le premier coureur d'une formation non World Tour.




                    Etape 2 :
                    Spoiler:

                    L'arrivée de cette étape se fait au sommet d'une côte très raide de 500 mètres. Un profil qui ne correspond pas aux qualités de Manix.

                    Cette fois ci, Diderlord réussit à prendre la bonne échappée dont voici la composition : Diderlord, César Bihel (FRA, Auber 93) et un allemand de l'équipe de développement Leopard Pro Cycling (une équipe de développement a pour vocation de former des jeunes coureurs prometteur en les faisant participer à des courses professionnelles.)

                    Diderlord passe en tête au sommet du col de 2ème catégorie et empoche 10 points pour le classement de la montagne. Il sera toutefois battu par Bihel (FRA, Auber 93) pour le deuxième grand prix de la montagne. C'est dommage mais pas dramatique : il ne s'agissait qu'un d'un 4ème catégorie ne rapportant que peu de points.

                    Diderlord et le coureur allemand seront rattrapés à 10 kilomètres de l'arrivée par un peloton emmené par les movistars qui roulent pour José Joaquim Rojas (ESP, Movistar) qui porte le maillot corail de leader de la course et qui aimerait remporter une deuxième étape. Bihel (FRA, Auber 93) fait de la résistance, mais il sera repris à 5 kilomètres de la ligne.

                    Ryurk subit le contrecoup des efforts de la veille et lutte pour ne pas être lâché. Gouggar et Scramouille font un travail exceptionnel pour amener LeFoureur et Manix dans de bonnes conditions en bas de la dernière montée. LeFoureur lance magnifiquement Manix mais ce dernier perd sa roue quand un coureur de Wallonie Bruxelles fait un brusque écart sur la gauche, à bout de force. Il ne pourra faire mieux qu'une 7ème place. C'est rageant, mais même sans ça notre sprinteur n'aurait pas pu faire mieux qu'une 4ème ou 5ème place, l'arrivée ne correspondait pas à ses qualités.




                    C'est le doublé pour José Joaquim Rojas (ESP, Movistar) qui conforte son avance au classement général en empochant à nouveau les dix secondes de bonification. Marco Marcato, l'italien de la formation belge Wanty - Groupe Gobert, à l'aise dans les sprints en montée, prend la 2ème place. Ben Swift (ENG, Team Sky) complète le podium en devançant le puncheur français de la FDJ Arthur Vichot, Nathan Haas (AUS, Cannondale - Garmin) et Yannick Martinez, l'un des sprinteurs français d'Europcar.

                    Benoit et Ryurk finissent dans le peloton et ne souffrent d'aucun retard au général pour l'instant, si ce n'est les 20 secondes qu'ils accusent sur José Joaquim Rojas qui a empoché deux fois 10 secondes de bonnif'.

                    Le résultat de Manix est positif, on ne s'attendait vraiment pas à le voir gagner aujourd'hui. A vrai dire, si Scramouille s'était senti mieux, on aurait probablement tenté de jouer le sprint pour lui tant cette arrivée correspondait plus aux puncheurs qu'aux purs sprinteurs.

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                    • #11
                      Etoile de Bessège, 3-7 février, Etape 3




                      Effectif présent :

                      Spoiler:
                      Pete Manix, sprinteur, rôle : sprinteur principal : disputer les sprints massifs pour remporter des victoires d'étapes et/ou le classement par point.

                      Benoit, course par étape, rôle : leader : rester à l'abris des cassures dans le peloton pour ne pas perdre de temps sur les cinq premières étapes. Faire un gros chrono final pour faire une bonne place au classement général.

                      Graouly Ryurk : spécialiste du contre la montre, rôle : leader : Idem que Benoit, toutefois il sera peut être amené à rouler pour le train de sprint de Manix.

                      Shedaoshai Diderlord : Grimpeur, rôle : attaquant : il se faufilera dans les échappées pour disputer les classements de la montagne et essayer de ramener le maillot à Bessège. Pourquoi ne pas en profiter pour gagner une étape...

                      LeFoureur : Sprinteur, rôle : poisson pilote : lancer les sprints de Manix

                      Scramouille : Puncheur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders.

                      Gouggar : Puncheur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders

                      Vertigo : Rouleur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders



                      Les deux premières journées ne sont pas trop mal passées : Manix est dans le coup pour les sprints, Ryruk et Benoit n'ont pas perdu de temps, Diderlord est bien placé au classement de la montagne. On ne change rien à la stratégie.

                      Nos coureurs commencent à prendre le rythme de la compétition et sont désormais plus efficaces. Par contre Scram', Gouggar et Vertigo sont toujours en manque de fraicheur.



                      Etape 3 :
                      Spoiler:

                      Comme vous le verrez sur le profil disponible avec les résultats, l'étape est trés vallonnées pendant les 2 tiers de la course en réalisant trois tours d'un circuit comprenant des bosses bien casses pattes. L'étape promet d'être éprouvante pour les organismes. Trois cols de 1ère catégorie comptant pour le classement de la montagne promet une lutte sans merci entre les coureurs voulant ramener le maillot bleu sponsorisé par l'Assemblée Nationale à Béssège.

                      L'étape commence directement par une ascension de 6 kilomètres avec au sommet le premier grand prix de la montagne. Mais Diderlord s'est levé trop tard ce matin et est trés mal placé au sein du peloton.

                      Comme prévue les attaques fusent, une vingtaine de coureur fait l'ascension à fond, le cardio monte trés trés vite. Olivier Chevalier (BEL, Wallonie-Bruxelles) prend la troisième place au sommet. Lui qui avait déjà accumulé des points lors de la première étape prend la tête du classement de la montagne provisoire.

                      Diderlord qui était mal placé au pied parvient tout de même à basculer dans la descente en 6ème position, juste devant Steve Chainel (FRA, Cofidis), l'actuel porteur du maillot bleu.

                      Tous les coureurs temporisent dans la descente pour récupérer, sauf Alberto Bettiol (ITA, Cannondale) qui poursuit son effort. Diderlord décide de partir en contre et le rattrape au bout de quelques kilomètres. Mais le peloton revient sur eux juste avant le sprint intermédiaire remporté par José Joaquim Rojas qui souhaite accumuler les bonifications pour avoir une chance de remporter le classement général final : il n'est pas trés bon en contre la montre, mais avec suffisamment d'avance le dernier jour, il pourrait suffisamment bien résister pour conserver sa tunique de leader.

                      Did' joue son va-tout et contre une nouvelle fois juste après le sprint intermédiaire, profitant de la désorganisation du peloton. Personne ne le suit et il passe facilement en tête du deuxième grand prix de la montagne. Dans la descente juste après ce grand prix, lors du passage du peloton, un chute massive survient, une dizaine de coureur est à terre, Gouggar, LeFoureur et Ryurk font partie du lot. Ils réussiront à recoller au peloton assez rapidement avec la majorité de leurs compagnons d'infortune, en revanche LeFoureur a les deux genoux salement écorchés et souffre sévèrement. Il ne pourra pas lancer le sprint de Manix aujourd'hui.

                      Diderlord poursuit son aventure en solitaire et passe en tête au sommet du troisième grand prix de la montagne. Il sera toutefois rattrapé à 30 kilomètres de l'arrivée par un peloton emmené à toute allure par les movistars. Tout le monde est à fond dans le peloton, à la limite de la rupture. Manix doit se débrouiller seul pour gérer son sprint. Il sait que Jojas est en forme cette semaine aprés ses deux victoires sur l'étoile et sa 4ème place au Grand prix d'Ouverture la marseillaise et décide de prendre sa roue.

                      Mais Jojas a fait roulé ses équipiers trop loin de l'arrivée et ces derniers sont tous lâchés désormais, épuisés. Il doit lui aussi se débrouiller seul en tête d'un peloton emmener à toute vitesse par les Sky de Ben Swift. Manix s'accroche néanmoins coûte que coûte au sillage de l'espagnol.

                      Les lâchés se comptent par dizainne, parmis eux on trouve Vertigo et Gouggar.

                      A trois kilomètres de l'arrivée une cassure intervient à l'avant : un groupe de 12 coureurs (les sprinteurs et leurs poissons pilotes) se détachent du paquet. Manix est avec eux, toujours dérrière Rojas ! Les formations les plus représentées dans ce coup de bordure sont les sky de Swift et les Europcar qui roulent pour Yannick Martinez. Les trains Sky et Europcar se font face, Rojas et Manix sont dérrière le train de Martinez... Le sprint est lancé !

                      Rojas remonte comme une fusée Yannick Martinez et Ben Swift. Manix s'accoche à la roue de l'espagnol mais ne peut guère faire plus.





                      Un nouvelle 4ème place pour notre sprinteur, à la fois décevante et encourageante.

                      Jojas est décidement dans une forme exceptionnelle et réalise le coup du chapeau !

                      Yannick Martinez avait pourtant Tony Hurel, Thomas Voeclerk et Yukiya Arashiro pour l'emmener tandis que Ben Swift disposait encore de Bernhard Eisel et de Christopher Sutton, mais ils n'ont rien faire.


                      Pour le général il faut se méfier de Jojas, qui a pris plus de 30 secondes d'avance grâce aux bonifications, et encore 4 ou 5 secondes de plus grâce à la cassure qui a piégé la majorité des favoris (dont Benoit et Ryurk).

                      Diderlord lui est en tête du classement de la montagne et revêt la tunique bleu de meilleur grimpeur, sponsorisé par l'Assemblée nationale.

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                      • #12
                        3-7 février 2015, Etoile de bessège, Etape 4-5






                        Effectif présent sur la course :

                        Spoiler:
                        Pete Manix, sprinteur, rôle : sprinteur principal : disputer les sprints massifs pour remporter des victoires d'étapes et/ou le classement par point.

                        Benoit, course par étape, rôle : leader : rester à l'abris des cassures dans le peloton pour ne pas perdre de temps sur les cinq premières étapes. Faire un gros chrono final pour faire une bonne place au classement général.

                        Graouly Ryurk : spécialiste du contre la montre, rôle : leader : Idem que Benoit, toutefois il sera peut être amené à rouler pour le train de sprint de Manix.

                        Shedaoshai Diderlord : Grimpeur, rôle : attaquant : il se faufilera dans les échappées pour disputer les classements de la montagne et essayer de ramener le maillot à Bessège. Pourquoi ne pas en profiter pour gagner une étape...

                        LeFoureur : Sprinteur, rôle : poisson pilote : lancer les sprints de Manix

                        Scramouille : Puncheur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders.

                        Gouggar : Puncheur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders

                        Vertigo : Rouleur, rôle : équipier : aider Manix et les leaders




                        Etape 4 :

                        Spoiler:
                        On a fait les calculs et on a une bonne nouvelle pour aujourd'hui ! Il s'agit de la dernière étape comportant des grands prix de la montagne et Diderlord ne peut plus perdre son maillot bleu de meilleur grimpeur, sauf si Julien Antomarchi (FRA, Roubaix-Lilles Métropole) passe en tête des deux difficultés du jour. Diderlord va donc rester en tête de peloton et ne sautera dans les tentatives d'échappées que si Julien Antomarchi essai de prendre la poudre d'escampette.

                        Précaution inutile : Julien Antomarchi ne tente pas de sortir et l'échappée du jour se forme tranquillement : cinq coureurs, l'échappée la plus importante que l'on ai vu jusqu'à présent : Alexandre Blain, le sprinteur français de Marseille 13-KTM, Jimmy Raibaud (FRA, Equipe cycliste de l'armée de terre), Florian Vachon (FRA, Bretagne Séché Environnement), Backaert (BEL, Wallonie-Bruxelles) et Elo Jaikin, le champion d'Estonie en titre, qui roule dans l'équipe française Auber 93.

                        Alors que le peloton arrive à 53 kilomètres de l'arrivée, une chute dans une descente au milieu du peloton envoient de nombreux coureurs à terre. Scramouille et LeFoureur sont bloqués avec 64 autres coureurs dans un gruppetto. De nombreux favoris sont présents dans ce groupe de lâchés. La course prend alors une toute autre allure : le premier peloton, réduit à 78 coureurs, impose un rythme d'enfer pour empêcher les 64 lâchés de rentrer. A 30 kilomètres de l'arrivée, le gruppetto finira par renoncer : les 64 cyclistes piégés termineront l'étape à 11 minutes du vainqueur ce jour là !! Manix devra une nouvelle fois se débrouiller sans LeFoureur.

                        Benoit et Ryurk ont des jambes de feu, et ils voient bien que tous le monde est fatigué par la course poursuite remportée par le peloton sur le gruppetto. De plus, toutes les équipes de sprinteur ont perdu des équipiers lors de la cassure. Benoit place alors une attaque dans une côte à 25 kilomètres de l'arrivée. Il part trés fort mais Voeckler (FRA, Europcar), l'ancien porteur du maillot jaune sur le Tour de France 2011, saute dans sa roue et ramène le peloton sur lui. On sent bien qu'Europcar a confiance en Yannick Martinez (FRA), leur sprinteur qui a fait des bonnes places sur les trois premières étapes.

                        Deux des cinq échappés sont rattrapés durant cette petite montée.

                        A 15 kilomètres de l'arrivée, les trois rescapés de l'échappée matinale sont respris par un peloton emmené par les sky et les europcars.

                        3 kilomètres plus tard, c'est au tour de Ryurk de porter un démarrage. Il espère que Benoit aura fait suffisamment mal aux équipiers des sprinteurs et qu'ils soient trop fatigués pour réussir à le rattraper. Peine perdue, il ne prendra pas plus de 8 secondes et sera repris à 7 kilomètres de l'arrivée.

                        Pour l'équipe Mundus Bellicus, il ne reste plus que Manix, Ryurk et Benoit dans ce peloton réduit à cinquante unités. L'étape a fait beaucoup de dégat. Manix, sans équipier, est trop fatigué pour réussir à se replacer, et renoncera çà disputer le sprint. Il terminera l'étape en roue libre aux côtés de Benoit et Ryurk, en queue de peloton.




                        José Joaquim Rojas (ESP, Movistar) ne réussira pas à remporter une quatrième étape d'affilée et ne prendra que la deuxième place dérrière Ben Swift (Sky) et devant Yannick Martinez (FRA, Europcar). Il empoche tout de même 6 secondes de bonifications !! Son avance s'accroit ! S'il gagne encore 10 ou 6 secondes de bonifications demain, il peut espérer gagner l'étoile de Bessége !

                        Diderlord lui, est désormais assuré d'être sâcré meilleur grimpeur dans deux jours, sauf s'il est victime d'une mauvaise chute.



                        Etape 5 :

                        Spoiler:

                        Au départ de cette 5ème étape, deux maillots distinctifs sont sur le dos des coureurs de l'équipe Mundus Bellicus : le maillot bleu de meilleur grimpeur pour Diderlord, assuré de le garder jusqu'au bout désormais, et le maillot blanc de meilleur jeune pour Manix. Il va tout de même avoir du mal à le conserver demain, le chrono en montée n'étant pas du tout adapté à son profil.

                        Une nouvelle échappée assez importante se forme : le champion d'Estonie, Alo Jakin (Auber 93) déjà échappé hier, Arnaud Courteille (FRA, FDJ), Clément Saint-Martin (FRA, Marseille 13 KTM), Felrfenstein (LUX, Leopard cycling team). Ils seront rejoint aprés 10 kilomètres par Kong de la cannondale parti en contre.

                        L'étape d'aujourd'hui est trés courte : 72 kilomètres à peine. Ce genre de profil est souvent trés favorable aux échappées.

                        L'échappée prend largement le large, les movistars refusent de rouler en tête de peloton : il est vrai que cela fait deux jours que les équipiers du leader de la course s'avèrent incapables d'accompagner ce dernier jusqu'au bout, sans doute pas encore tout a fait entrés dans la saison cycliste. Les sky prennent en charge la chasse pour Ben Swift, victorieux hier mais avec un temps de retard.

                        les 20 derniers kilomètres sont parcourus à une vitesse impressionnante. De nombreux coureurs sont lâchés. Les membres de l'équipe MB s'accrochent mais beaucoup sont à la peine : Ryurk, Diderlord, Scramouille, LeFoureur et Vertigo sont en queue de peloton et luttent pour se maintenir. Seuls Gouggar, Benoit et Manix arrivent à tenir leurs place à l'avant. Gouggar se sacrifie et place Manix dans la roue d'Huttarovich, le sprinteur balte de Bretagne séché Environnement, lui même dans la roue de Swift, emmené dans un fauteuil par ses équipiers.

                        Mais c'est loin d'être gagné ! Le cannondale se fait décramponner de l'échappée et se fait rattraper à 5 kilomètres de l'arrivée. Mais les français, le luxembourgeois et le champion d'Estonie résistent !!

                        A 4 kilomètres justement, le champion d'Estonie place une accélération. Dérrière, ses trois compagnons d'échappée ne s'entendent pas ! Il file vers la victoire !

                        Le peloton reviendra sur Courteille, Saint-Martin et Feiereisen au moment de franchir la ligne d'arrivée, pas sufisament pour les doubler toutefois. Manix finira 8ème de l'étape, 4ème du sprint du peloton.





                        José Joaquim Rojas (ESP, Movistar) ne prendra pas de bonfications aujourd'hui ! C'est dommage pour lui, car elles lui auraient bien servis pour le chrono de demain !!

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                        • #13
                          3-7 février 2015, Etoile de Béssège, Dernière étape



                          Spoiler:

                          José Roaquim Rojas a un peu plus de 40 secondes d'avance sur les spécialistes du chrono au début de cette ultime étape. Benoit et Ryurk sont dans le coup !

                          Ryurk s'élance assez tôt, et signe une bonne performance personnelle, mais on voit bien qu'il ne gagnera pas : le parcours se révèle favoriser les purs grimpeurs !! Pour preuve, Domenico Pozzovivo (ITA, AG2R la mondiale) signe le meilleur temps provisoire en bouclant les 10,1 kilomètres en 13 minutes 34. Or, Pozzovivo, s'il est trés bon grimpeur, a la réputation d'être daubissime en contre la montre...

                          Et finallement...

                          BENOIT FAIT PAS DE LA MERDE CE COUP CI BORDEL DE MERDE !!!!


                          Il finit 6ème de l'étape à 8 secondes de Thibaut Pinot (FRA, Française des jeux) qui a amélioré de 3 secondes le temps de Pozzovivo. Finir à seulement 8 secondes de Pinot est vraiment une bonne nouvelle, pour rappel Thibaut Pinot est le coureur français le plus susceptible de remporter un jour le tour de France pour l'instant !

                          Mais mieux que ça, José Joaquim Rojas a perdu prés d'une minute sur Thibaut Pinot dans le contre la montre, Benoit le dépasse au général !!

                          Mieux encore, le deuxième du contre la montre (Pozzovivo), le 4ème et le 5ème ont tous les trois étaient pris dans une cassure lors de l'une ou l'autre des précédentes étapes et accusaient entre 1 minutes et 12 minutes de retard sur Benoit ce matin.

                          Benoit est donc... Troisième classement général final de l'étoile de Bessège ! Dérrière Thibaut Pinot et Tobias Ludvingsson (SUE, Giant Alpecin). C'est le premier podium de l'équipe !

                          Et c'est d'autant plus important que nos sponsors nous avaient fixé comme objectif de terminer sur le podium de cette course par étape ! Objectif validé !

                          Classement de l'étape :



                          Classement général final :

                          Jojas finira tout de même 7ème.




                          Résultat de l'équipe :



                          N'oublions pas que Diderlord a ramené le maillot bleu Assemblée Nationale de meilleur grimpeur !!

                          Une course presque parfaite en définitive, seule petite déception, aucun podium de la part de Manix. Mais ça viendra !

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                          • #14
                            Petite coupure et Vuelta al andalucia Ruta - del Sol (18-23 Février) : Prologue, Etape 1 et 2 : Les 8 coureurs ayant participé au Grand Prix d’Ouverture la Marseillaise et à l’Etoile de Bessège ont eu des résultats plutôt satisfaisant et c’est gonflés à bloc que la plupart d’entre eux vont reprendre l’entrainement en vu de performer sur le Tour du Haut Var (21-22 Février) et sur le diptyque Drôme-Ardèche (29 Février-1er mars), des épreuves où nos sponsors veulent nous voir performer. En effet, Vertigo, Benoit, Diderlord, Scramouille, Gouggar et Ryurk retournent chez eux pour débuter un entraînement spécifique où ils vont vont effectuer des intenses séances de fractionnés et s’entraîner en force des petites bosses raides pour se préparer à ces épreuves très vallonnées. Aragox (qui avait du différer sa reprise à cause d’un mauvais rhume) et Rahl commenceront la compétition sur le tour du Haut-Var. Eux aussi entreprennent un cycle d’entrainement similaire, mais plus allégé et tourné vers le foncier (accumuler les kilomètres), car ils n’ont pas sept jours de compétitions dans les pattes. Nos grimpeurs restant : Sauron, Faras, Kysmoboy, Heraemoes, et Red Tovarich attaqueront eux la compétition bien au chaud sur les routes ibères lors de la Vuelta al Andalusia - Ruta del Sol (18-23 Février). Ils continueront d’ici à faire du foncier sans intensité mais commenceront à réaliser des sorties avec un dénivelé de plus en plus important (ce qui est facile pour Kysmoboy qui vit en Suisse ou pour Hera qui est au pied du Ventoux) : la course espagnol comprend en effet de nombreuses étapes de montagne. L’objectif pour eux est de prendre l’habitude de monter des cols en situation de course afin d’être prêt pour réaliser un bon Critèrium International le mois prochain où ils devront épauler Benoit qui visera le Top 10 au classement général. Ils seront rejoint en Espagne Par LeFoureur et Manix, qui entament eux des séances violentes d’entrainement derrière scooter ponctuées de sprint.




                            Vuelta Al Andalucia - Ruta del Sol : Prologue, Etape 1, Etape 2 :
                            Spoiler:
                            Le but de cette course est uniquement d’acquérir du rythme au soleil, on a aucune ambition. Je vais donc la survoler. Effectif de Mundus Bellicus : Constatez que LeFoureur et Manix ayant déjà quelques journées de compétition, ils bénéficient d’un meilleur rythme que les autres. RedTovarich lui, n’est pas au sommet de sa forme, le voyage de la veille en avion lui a laissé des traces. Le plateau : Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est relevé : Marc Cavendish (GBR, Etix-Quick Step) et Nacer Bouhanni (FRA, Cofidis) font partis des meilleurs sprinteurs du monde. Et au niveau des coureurs en lice pour le général : Alejandro Valverde (ESP, Movistar), Wilco Kelderman (NER, Lotto-Jumbo), Joaquim Rodriguez (ESP, Katyusha), Ryder Hejdal (CAN, Cannodale) et surtout Christopher Froom (Sky) vainqueur du Tour de France en 2013 ! Le plateau est trés relevé, c’est la course de reprise pour beaucoup des stars du peloton et les effectifs alignés pourraient faire croire que l’on se trouve sur une course de niveau World Tour, alors qu’on est qu’en catégorie 1.

                            Bref, ça va être difficile de faire quoique ce soit. Et c’est le cas, nous ne ferons pas mieux que 40ème sur le prologue de 5,7 kilomètres remporté par Froom.

                            Pour la deuxième étape, Sauron tente de s’échapper dans cette étape de montagne très difficile pour essayer de prendre des points pour le classement de la montagne mais n’y parviendra pas. Finalement toute l’équipe finira à plus de 4 minutes du vainqueur, Alejandro Valverde, le coéquipier de Rojas (Souvenez vous, celui qui avait remporté trois étapes sur l’étoile de Béssège).

                            Le lendemain rebelote, une étape plutôt plate se terminant par une arrivée au sommet d’un col Hors-Catégorie (les plus durs). Sauron ne parvient toujours pas à s’échapper. Personne n’arrivera à s’accrocher au peloton jusqu’à la fin… Joaquim Rodriguez, dit « Purrito » s’imposera après une magnifique démonstration de pur punch’ !
                            Dernière modification par Archange, 30 September 2016, 18h05.

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                            • #15
                              Comme c’était trés court et avec peu de substance, j’en profite pour un nouveau post d’explication centré cette fois ci sur le train de sprint. J’emploie beaucoup ce terme mais certains ne doivent pas comprendre exactement ce qu’il signifie. Le sprinteur est un coureur capable d’atteindre les 70 kilomètres/heures sur une courte distance.

                              On l’a vu, les sprinteurs s’ils veulent avoir une chance de gagner lors d’un sprint massif (un sprint mettant en jeu plusieurs dizaines de coureurs) ne peuvent pas simplement rouler à 39/40 kilomètres/heures et se mettre à bourrinner sur leurs pédales à 500 mètres de la ligne. Ils doivent être lancés : c’est le rôle du poisson pilote qui commence à sprinter aux 500 ou aux 400 mètres pour faire prendre de la vitesse à son sprinteur. Ainsi le sprinteur commence à produire son effort alors qu’il est déjà à 60 ou 65 km/h, il peut donc atteindre trés rapidement sa vitesse de pointe et la tenir plus longtemps. Il existe d’ailleurs deux gros types de sprinteurs : ceux qui on une grosse vitesse de pointe et qui son capable de la tenir longtemps (ils vont donc lancer leur sprint à 200 mètres et tout donner jusqu’à passer la ligne en premier) et d’autre qui ont juste une trés trés grosse capacité d’accélération : ils vont quand à eux tâcher de se faire emmener jusqu’à 50 mètres de la ligne et vont essayer de doubler en un temps trés court les sprinteurs appartenant à la précédente catégorie (qui normalement commencent à faiblir au bout de 150 mètres). Bien entendu les meilleurs sprinteurs du monde son ceux qui ont à la fois une vitesse de pointe élevée qu’ils sont capable de tenir sur 200 mètres, et une accélération impressionnante. Mais, une dernière chose entre en jeu pour le sprint le placement !


                              En effet, si au moment où le sprint se lance, vous êtes à trois longueurs de vélo derrière le premier sprinteur, pour vous imposer, il vous faudra aller plus vite que lui, et pas qu’un peu. Alors que si vous lancez avec 3 vélo d’avance sur votre adversaire, même si vous êtes un peu moins fort que lui, vous pouvez tout à fait gagner. De plus, un sprint c’est tout de même 30 sprinteurs et poissons pilotes sur une route trés étroite, aussi un sprinteur peu se faire « enfermé », c’est à dire bloqué par les coureurs devant lui, il ne pourra alors pas sprinter. Enfin le dernier facteur est le facteur vent : parfois selon la configuration de la route, l’emplacement des barrières, la densité du public, il est plus avantageux de sprinter d’un côté ou de l’autre de la route. C’est pour toutes ses raisons que désormais les sprinteurs disposent d’un train de sprint. Imaginiez une fusée donc chaque étage serait un coureur de l’équipe. Chacun produit son effort, puis s’écarte et laisse place à l’étage suivant, et ainsi de suite jusqu’au sprinteur qui doit s’efforcer de franchir la ligne en premier. Le rôle du train est tout simplement de placer le sprinteur et le poisson pilote dans des conditions de sprints idéales : toutes les équipes de sprinteurs roulent à fond, font la course en tête du peloton dans les dix derniers kilomètres, pour être les premières en tête de peloton : cela permet de garantir à le sprinteur de lancer son sprint parmi les premiers, et cela permet de lui éviter d’être enfermé.

                              C’est souvent extrêmement violent, les coureurs vont des vitesses folles, se frôlent, se touchent, se donnent des coups de têtes et d’épaules (vous le verrez sur la vidéo en bas). Parfois un train cherchant la meilleur ouverture, coupe le train d’un autre équipe, dont le bas se retrouve séparé du haut. Il faut alors pour les coureurs piégés faire preuve d’astuce et d’adresse pour ramener le sprinteur dans les bonnes roues. Bref, c’est simple, un train de sprint c’est toute une équipe en file indienne, qui roule le plus vite possible pour pas se faire doubler par les autres, et ce afin de faire en sorte que le sprinteur n’ait personne devant lui qui pourrait le gêner au moment de commencer le sprint. Mais comme toutes les équipes font de même, il faut jouer des coudes pour ne pas perdre la roue de son collègue devant. Toutefois attention ! Tous les sprinteurs n’ont pas de poisson-pilote et de train : soit parce que leur équipe préfèrent miser sur d’autres tableaux (des grimpeurs pour jouer le général par exemple), soit parce qu’ils sont absents de la course (blessures, maladies, fatigue), soit parce qu’il a perdu la roue de son poisson-pilote dans les dernier kilomètres et qu’il n’arrive pas à la reprendre à cause des autres coureurs qui sont entre lui et ses équipiers. A ce moment là, le sprinteur va toute simplement prendre la roue d’un de ses concurrents, qui lui dispose encore de son poisson-pilote. C’est cet autre concurrent qui va servir de poisson-pilote (non volontaire) pour le sprinteur isolé.

                              Ce dernier va profiter de l’aspiration produite par le sprint de son adversaire pour se lancer, puis va produire son effort quand il va faiblir pour le dépasser. Bref c’est trés stratégique : chaque sprinteur est différent : certains aiment lancer de loin, d’autres de prêts, mais ils doivent tous composés en fonction de leurs équipiers, de la configuration du terrain, des qualités et de la position des autres sprinteurs. Et tout ça se fait entre 50 et 70 km/h dans un peloton où les coureurs sont espacés de 10 centimètres les uns des autres, et où ils viennent même à se toucher ! Ce n’est ni plus ni moins qu’un sport extrême : trés impressionnant, trés tactique… et mortellement dangereux… Un coureur tombe et c’est jusqu’à une quarantaine qui vont à terre à leur tour.

                              Une petite vidéo qui met en image ce que je viens de dire :

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