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  • Majesty 2


    Leçons de capitalisme appliqué




    Majesty 2, développé par Ino-Co et édité par Paradoxe Interactive est la suite du jeu développé par Cyberlore : Majesty - The Fantasy kingdom sim. Le jeu reprend le principe qui avait fait le succès du premier opus, à savoir l'impossibilité de contrôler directement ses unités, la seule manière de se faire écouter étant de mettre des grosses primes aux objectifs pour que nos unités puissent les dépenser fièrement à la taverne. Ils ont également gardés la même touche d'humour un peu décalé qui donne à Majesty une ambiance très lointaine des autres jeux de stratégie plus classiques et plutôt sérieux.




    Le fonctionnement du jeu pourra en désarçonner quelques uns parmi les plus idiots du village mais il se prend rapidement en main. Toujours est-il que votre serviteur l'a compris après quelques tentatives : on commence par construire des bâtiments pour mettre en place son village, de préférence des bâtiments économiques (les halles) et une caserne. Ensuite selon l'imminence de la menace et la topographie on pourra choisir entre acheter tout un tas de babioles dont raffolent nos héros et qui les amélioreront, ou investir massivement dans les campements militaires pour augmenter notre armée.




    Une fois le principe de base en main il est temps de se lancer dans la campagne, car c'est là que se situe une grande partie de l'intérêt de Majesty 2 : réaliser une suite de missions, comme étant une suite de petits-défis, dont il faudra trouver la bonne solution pour les réaliser. Le jeu n'est en revanche pas des plus intéressant en multijoueur, car il n'est pas taillé ni pensé pour. Vous serez ainsi introduis par votre conseiller, ne se gênant pas pour dépeindre le manque d'entrain de vos sujets envers votre autorité, dans le scénario. Ce conseiller vous expliquera l'histoire de ce monde : face à un royaume totalement en paix, un roi finit par s'ennuyer et chercher un peu d'animation pour pouvoir se montrer valeureux. Le roi invoque donc des démons afin de les vaincre, mais il est bien entendu défait et c'est à vous de faire le sale boulot pour repousser ces bestioles d'Ardania.




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    Il fut un temps où Ardania était un royaume paisible...




    Dans chaque mission vous aurez un à plusieurs objectifs, certains chronométrés, d'autres consistant à récolter des ressources, à réaliser pour la terminer. Sur ce point le jeu ne joue pas la carte de l'originalité, puisqu'il s'agit bien souvent de taper sur les mêmes choses tout au long du jeu avec les mêmes unités. En revanche certaines missions vous demanderont de vous y reprendre à un grand nombre de fois. Il vous faudra donc voir si vous octroyez une prime à vos héros accaparés par l'argent pour qu'ils aillent explorer un bout de la carte ou plutôt pour qu'ils aillent essayer de se débattre avec le grizzli qui a établi sa tanière à côté de votre clinquante taverne. Et pour compliquer le tout, les unités ne répondent pas tous de la même manière au offres d'emplois, les elfes préfèreront explorer par exemple mais n'iront pas casser la croûte avec une meute de loups. Notons également que plus vos héros sont renommés, plus leurs chevilles enflent, si en début de partie une centaine de florins leur suffiront, avec une unité au dessus du niveau 10 il va falloir commencer à aligner les billets. Parfois à l'inverse, afin de ne pas déclencher une invasion de monstre vous allez mettre une zone d'exclusion pour qu'ils ne s'y rendent pas, or vous pouvez être certains qu'un nain finira par faire comme si de rien n'était, et voila votre partie perdue... Les parties offrent donc une expérience de jeu fortement originale sur ce point de vue, en vous plaçant en tant que maire spécialiste dans la corruption et la mise à prix.








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    L'écran de choix des missions de l'une des extensions. Les drapeaux sont les missions inaccessibles pour l'instant.




    L'un des autres intérêts de ce jeu est la personnalisation de vos unités. En effet tout au long de la campagne, après chaque mission vous avez la possibilité de garder l'une de vos unités pour en faire un héros. Ceci vous amènera à voir pour chacune de vos unités ses capacités propres en plus de ses capacités de race. Il y a une sorte d'aspect rôliste combiné avec des noms assez humoristiques qui donne à tout ça un côté jovial et entraînant. Ces héros pourront être réutilisés dans vos parties suivantes grâce à un bâtiment spécial (la chambre des Lords) mais ne sont en général pas donnés, quand je vous le dis que tout tourne autour de l'argent dans cet univers !




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    L'écran de sélection de vos héros, ou de plutôt de vos anti-héros !








    Tout au long de la partie il vous faudra veiller à ce que vos héros aient un toit pour se soigner et se reposer, et à améliorer leurs capacités via les recherches. Cet argent sera ensuite insidieusement récupéré dans les impôts lorsqu'ils iront s'acheter une nouvelle armure à la mode dans la forge du coin...




    Un petit nombre d'outils viendront vous aider dans la gestion du royaume. Vous avez d'une part quatre pouvoirs du royaume, permettant d'augmenter les impôts récoltés, de soigner vos unités plus rapidement qui peuvent être activés tout au long du jeu mais qui prennent du temps à se recharger et d'autre part les sorts débloqués par les recherches qui vous conteront souvent de l'argent permettant de foudroyer un ennemi qui passait par là ou d'envoyer vos voleuses piquer la caisse du paysan du coin et vous la ramener (tout en percevant au passage une bonne dîme). Ces outils sont intéressants et sont les seuls sur lesquels vous avez un impact presque direct dans ce jeu !




    Enfin pour ce qui concerne le multijoueur, fortement déserté donc à faire avec des amis, les parties ne seront pas des plus exceptionnels, faute des objectifs existant en campagne, mais pour une fois une attaque furtive/Blitzkrieg sera très difficile. Les parties auront plutôt tendance à durer.




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    Une partie plutôt avancée, où je suis le meilleur mieux que le meilleur lui-même !








    En conclusion, Majesty 2 : The Fantasy kingdom sim est un jeu de stratégie aux mécaniques atypiques, très vivant, qui fera travailler vos méninges et très divertissant sans pour autant se prendre au sérieux avec sa bonne dose d'humour. On le recommande à toute personne qui aime bien les jeux de stratégie en temps réel et qui souhaite voir autre chose que les formules remâchées sans arrêt. De plus le jeu est très joli à voir et n'a pas encore de ride, même si sorti en 2009. La campagne longue et difficile vous tiendra en haleine pendant de nombreuses heures et vous trouverez en plus des petites extensions rajoutant des missions en général plutôt corsées. De plus le tout est disponible pour des prix très faibles, et dans le pire des cas il sera disponible sur l'une des promotions de Steam ou Gamersgate pour une bouchée de pain.
    En revanche ce jeu est fortement déconseillé à Jean-Luc Mélanchon, Georges Marchais, Léon Trotsky, Karl Max et à tous les communistes ou anti-capitalistes que le monde comporte.




    Spoiler:

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    Si vous souhaitez discuter du jeu, rendez-vous donc sur ce sujet du forum !


    Ancienne présentation :
    Spoiler:



    Acheter :
    2,8 euros sur Amazon (frais de ports offerts, c'est plutôt une affaire)



    [youtube]2pqzmz1ol7c[/youtube]


    Dans l'univers de Majesty, vous régnez sur le royaume d'Ardania. Vous avez à votre service vos loyaux, quoique désagreables, serviteurs qui ont leur propre façon de faire les choses.
    Majesty est le seul jeu où vos héros décident d'eux-même des actions à accomplir, vous ne pouvez les contrôler qu'en leur promettant des récompenses.
    Caractéristiques
    • Jeu de stratégie en temps réel avec système de contrôle indirect - vos héros ont leur propre volonté.
    • Parcourez les 4 chapitres de la campagne pour un total de 16 missions, sans compter les scénarios annexes et les cartes pour le mode multijoueur.
    • Construisez la cité de fantasy de vos rêves et découvrez un monde fascinant, mais attention : des monstres sont prêts à assiéger votre domaine.
    • Defendez votre royaume à l'aide de valeureux guerriers, de puissants magiciens ou de barbares sanguinaires. Choisissez parmi plus de 10 classes pour assurer la protection de votre territoire.
    • Multijoueur via Gamespy pour 4 joueurs en LAN ou sur Internet, avec classement mondial et tournois.
    • La suite officielle du best- seller Majesty : The Fantasy Kingdom Sim.

    Tes Gamekult (7/10)
    Spoiler:
    Né du souhait des fans de voir arriver une suite à l'un des jeux de stratégie les plus atypiques de l'époque, Majesty 2 reprend avec succès et sans surprise le gameplay mi-STR mi-jeu de rôle qui faisait le charme de l'original en 2000. Désormais aux mains du studio Paradox Interactive, ce second épisode réintroduit avec plus ou moins de bonheur ce concept assez original qui impose d'appâter des héros très vénaux avec des récompenses alléchantes, seul moyen de pousser à l'action des unités sur lesquelles on n'a aucun contrôle. Une idée rafraîchissante en son temps, mais l'est-elle toujours aujourd'hui ?
    Votre or, Majesté !

    Très attendu par les fans de l'original, Majesty 2 reprend à l'identique la recette qui avait fait le succès, en tout cas critique, du premier épisode et de son extension. Neuf ans après, cette suite inespérée conserve l'essentiel de ce qui fait la patte Majesty : un univers médiéval drôle et plein de charme, dans lequel on incarne, comme dans tout bon jeu de stratégie qui se respecte, un être omnipotent ayant droit de vie et de mort sur ses sujets. On retrouve certaines mécaniques typiques du genre avec la construction de bâtiments, l'achat d'upgrades et évidemment un soupçon de gestion. Là où la série marque sa différence, c'est que l'on n'a aucun contrôle direct sur ses unités. Si l'on forme soi-même les héros dans les différentes guildes de sa cité, ils mèneront leur petite vie en toute indépendance, ne répondant qu'au placement de drapeaux remplaçant les ordres traditionnels (explorer, attaquer, défendre, ou se tenir éloigné d'une zone), et à la récompense qui y est associée. Car leurs services se payent, bien entendu.

    Une partie de Majesty 2 commence généralement par la construction des échoppes et bâtiments de base qui ramèneront progressivement le pécule indispensable à la vie de château, puis à la formation de quelques héros. Le choix est classique, avec des archers nomades, des guerriers à la peau dure, des religieuses altruistes (des clercs, pour faire simple), des voleuses très bon marché ou encore des mages extrêmement fragiles mais assez redoutables une fois atteints les sorts avancés. Le panel de superstars virtuelles s'étoffe évidemment à mesure que la base progresse, certaines évolutions donnant accès à des héros plus costauds, qu'ils soient paladins ultra puissants, archers elfes, guerriers nains résistants à la magie ou prêtres en tout genre. Majesty 2 ne fait sur ce point ni mieux ni pire que les autres avec un univers de jeu et des unités dans la norme de l'heroic fantasy habituelle, l'humour et le sens du détail en plus, avec un design soigné et attachant.

    Maire il est fou

    Les cartes étant soumises à un pseudo brouillard de guerre, on débutera par envoyer ses troupes explorer les environs, puis par les aider à se faire la main au combat en défendant la ville contre les créatures neutres qui envahissent les rues en permanence, ou en s'attaquant directement aux structures qui génèrent ces monstres - nids, repaires, portails maléfiques et autres cimetières généreux en squelettes et zombies. Tout se fait à l'aide de ces drapeaux qu'il faut poser à la main sur chaque unité ciblée, sur chaque bâtiment à détruire ou à protéger, sur chaque zone à découvrir. Evidemment, plus haute est la récompense, plus nombreux seront les héros à essayer d'en récupérer une partie en se joignant aux faits d'armes. Augmenter sa valeur aidera à fédérer plus de troupes, ce qui est bien pratique pour motiver des assauts ou des défenses soudaines, surtout après avoir formé des coteries. Booster fortement la prime permet aussi de n'attirer que les personnages de haut niveau. En revanche, on ne peut pas en diminuer le coût. Tout drapeau posé est une somme dépensée ou perdue, que la mission soit réussie (les héros amasseront progressivement l'or jusqu'à ce que la réserve soit épuisée ou à nouveau alimentée) ou pas.

    Certaines classes seront plus ou moins sensibles au type du drapeau : les brigands aiment toutes les récompenses, les elfes adorent explorer, etc. Autant de détails dont il faudra tenir compte au moment de planifier ses actions, notamment en multijoueur où la réactivité aux tactiques de ses adversaires est, il va sans dire, primordiale. En solo, et notamment durant une campagne aux missions longues et parfois très difficiles, il n'est pas rare de devoir agir dans l'urgence ce qui n'est pas toujours très facile dans la confusion des combats. Heureusement, le placement de drapeau se fait d'un simple clic de souris et il est possible de faire pause à tout moment pour en créer ou en supprimer à sa guise (on ne peut en revanche pas les déplacer). L'occasion de regretter une interface qui a certes ses bonnes idées, notamment une portion escamotable qui permet de libérer l'écran de jeu, mais aussi ses limites. L'absence de certaines options, comme une liste des drapeaux ou des bâtiments actuellement en jeu, se fait sentir. Evidemment, ne pas pouvoir donner des ordres direct à ses troupes comme dans un STR classique est forcément déstabilisant, surtout quand il faut atteindre spécifiquement et précisément certaines cibles et que vos héros persistent à attaquer un ennemi proche, mais cette mécanique est à la fois le fondement et la plus grande grande qualité de Majesty 2. Les plus conservateurs se rassureront cependant avec la présence de sorts de maîtres offensifs ou défensifs (soin, éclairs...) à utiliser directement sur les unités.

    I'm melting...

    Sur le terrain, les héros mènent donc tranquillement leur petite existence, qu'ils soient ou non intéressés par un des drapeaux posés sur la carte. Ils répondront bien sûr d'eux-mêmes en cas d'attaque ou si un ennemi vient à proximité d'eux, mais certaines créatures, parce qu'elles sont plus puissantes, plus menaçantes ou tout simplement trop éloignées, ne seront pas inquiétées tant que leurs têtes n'auront pas été mises à prix. Dans le même ordre d'idées, il est possible d'interdire une zone à ses troupes en posant un drapeau de peur, qui leur signifiera qu'il ne vaut mieux pas s'y rendre pour le moment. La gymnastique est parfois délicate mais le gameplay fonctionne bien, entre ces héros qui vaquent à leurs occupations, les percepteurs qui relèvent l'impôt dans les maisons afin de grossir votre pécule, les gardes qui patrouillent automatiquement autour des tours de défense, ou les comptoirs commerciaux à ériger sur le bord des routes, et dont les caravanes amènent quelques précieuses piécettes à ajouter au tas d'or qui dort dans les caves du château. Outre l'impôt, l'une des principales sources du revenu du royaume provient des achats que font les héros dans les différentes boutiques de la ville, où ils acquièrent les potions de soin, les armes, armures, bagues de protection et autres élixirs qu'ils utiliseront d'eux-mêmes sur le champ de bataille.

    S'il faut bien sûr rechercher différentes améliorations et sorts dans les bâtiments, comme dans tout jeu de stratégie, les héros débloqueront tous seuls certaines aptitudes à mesure qu'ils gagneront des niveaux au combat. Il faudra en revanche veiller à leur donner un toit en érigeant les guildes qui leur correspondent, mais aussi à leur fournir l'équipement et les items nécessaires à leur épanouissement, l'argent dépensé pour les recherches vous revenant par la suite lorsqu'ils iront faire des emplettes dans vos boutiques. Les tavernes se montreront également fort utiles pour ressourcer et régénérer la vie de vos troupes sans qu'elles aient à traverser la carte pour revenir en ville. C'est également dans ce bâtiment que l'on constituera des coteries de héros (trois maximum), moyen efficace de former des groupes d'unités complémentaires, ce qui évitera par exemple de voir un guerrier tomber seul au combat sans la protection d'une religieuse, ou de fédérer plusieurs mages afin d'organiser un festival de boules de feu. Mal équipés, pas assez entraînés, ou tout simplement trop faibles, vos héros mourront au combat et iront rejoindre le cimetière, bâtiment indestructible qui se placera aléatoirement dans le niveau, et dont sortiront constamment des morts-vivants pénibles. Il sera bien sûr possible de ramener ses protégés à la vie moyennant (grosses) finances, même si un sort de résurrection sera accessible dans l'un des temples, une fois la partie bien engagée.

    Cimetière surpeuplé

    Robustes et prenantes, ces mécaniques de jeu étaient pour la plupart déjà présentes dans Majesty premier du nom, dont cette suite est une copie conforme en trois dimensions. La plupart des bruitages et des voix de l'original ont d'ailleurs été conservés, ce qui n'est hélas pas le cas des musiques, désormais sans grande saveur. Le doublage français est pour sa part assez sympathique et conserve le ton décalé savoureux propre à la série. Seules quelques voix font tache, notamment celle du conseiller et son faux accent pas vraiment à sa place. Sur le plan du gameplay, les innovations sont timides mais plus convaincantes, à l'image des nouveaux drapeaux (protection et avertissement), des artefacts spéciaux réservés au monarque et qui peuvent par exemple soigner toutes ses troupes ou augmenter provisoirement les recettes du royaume, ou encore les Seigneurs. La Chambre des Lords permet en effet de rappeler un héros que l'on aura conservé depuis une mission précédente, et que l'on pourra invoquer dès le début de partie, moyennant finances, cela va de soi. Uniquement valable pour la campagne solo, ce petit coup de pouce est pour tout dire fort bienvenu vu la difficulté générale du titre, et aide à se sortir de situations parfois compliquées, en s'offrant par exemple les services d'un guerrier niveau 20 dès les premières minutes de jeu.

    Avec une campagne de seize missions longues et ardues et plusieurs scénarios secondaires à pratiquer en solitaire, Majesty 2 a de quoi occuper, même si comme tout jeu du genre le concept peut aussi lasser sur la durée, et s'avère assez vite répétitif en dépit de sa relative richesse tactique et de la variété des unités. L'absence d'un véritable mode escarmouche ou d'un éditeur de niveaux (il en existerait un, planqué au coeur du jeu) est décevante, mais les développeurs promettent déjà une ou plusieurs extensions qui corrigeraient le problème. Il existe en revanche un mode multijoueur en LAN ou sur Internet (via Gamespy), qui permet de s'adonner à plusieurs au plaisir du planter de drapeau. Inutile de le préciser, les parties peuvent être extrêmement longues, et si en théorie rien n'interdit le rush, le gameplay atypique des Majesty se prête plus aux batailles au long cours. Dommage qu'il n'y ait pas grand monde en ligne, et que le lag ne soit pas toujours impeccablement géré. Heureusement, en solo comme en multi, où les créatures neutres servent de chair à canon aux héros en mal d'entraînement, on peut compter sur une intelligence artificielle agressive et tenace qui, sans être exceptionnelle ou particulièrement inventive, participe à la difficulté générale avec ses attaques incessantes.

    Agression

    Plus généralement, Majesty 2 ne souffre pas de reproches majeurs d'un point de vue technique, même si on a noté quelques petits soucis de stabilité sur l'une des missions. Le jeu est assez fluide sur une machine correcte, ce qui est tout de même la moindre des choses puisqu'on est loin d'atteindre des sommets en termes de réalisation. Mignon sans plus, coloré mais tout de même assez banal graphiquement, Majesty 2 compense ses faiblesses par un style attachant et une vraie personnalité, visible dans les menus, les portraits de héros, etc. Les animations sont soignées, et l'interface ravissante, même si, comme on l'a déjà souligné certains manques se font sentir. Quelques choix ne sont par ailleurs pas toujours heureux : les déplacements de la caméra quand on clique sur un point de la mini carte sont trop lents, certaines actions (amélioration, création d'unités) ne peuvent être annulées, et on ne peut pas revendre les bâtiments. Les parties peuvent parfois être un peu longues à démarrer, et le rythme d'ensemble n'est pas toujours trépidant. Les développeurs ont donc pensé à inclure une option pour accélérer le temps, bien pratique lorsque l'on patiente pour que l'argent rentre à nouveau alors que ses principaux héros sont au cimetière. Notons enfin que le jeu et son interface s'adaptent parfaitement aux plus hautes résolutions, mais qu'il est en revanche difficilement jouable en dessous du 1280x1024.

    Configuration de test : Intel Core 2 Duo E6750 @ 2.66Ghz, 2 Go de RAM, GeForce 8800 GTS 512


    0
    Bon


    En droite ligne de son ancêtre dont il reprend les bases désormais adaptées à la 3D, Majesty 2 est un quasi-remake d'un jeu au gameplay toujours aussi sympathique et rafraîchissant. Mêlant rôle et stratégie dans un cocktail servi avec humour et bonhommie, Majesty 2 n'est sans doute pas aussi étonnant que son prédécesseur à sa sortie, mais ceux qui ne connaissaient pas le concept découvriront un jeu prenant, assez tactique et relativement mignon, si tant est qu'on ne s'attende pas à des prouesses graphiques. Avec sa campagne longue et difficile, ses missions annexes et son multijoueur agréable, le jeu a tout ce qu'il faut pour occuper ses fans pendant de longues heures, même si la lassitude peut s'installer assez vite à haute dose, que l'interface est loin d'être parfaite et que certains choix de design peuvent se discuter. Rien de rédhibitoire cependant, et le jeu apporte sans conteste un petite pierre de plus à l'édifice de la stratégie sur PC, décidément très solide en cette année 2009...
    Les plus

    • La force du concept
    • L'humour et l'ambiance
    • Design attachant
    • Challenge relevé


    Les moins

    • Les petits manques de l'interface
    • Sans plus visuellement
    • Répétitif à haute dose, forcément
    • Des choix parfois curieux
    • Encore quelques bugs







    Test de jv.com (15/20)

    Spoiler:

    En 2000 sortait Majesty, un jeu de stratégie original pour son système de contrôle indirect des unités et son univers fantasy décalé. Malgré ses qualités, on ne peut pas dire que Majesty ait profondément marqué, peu nombreux sont les joueurs qui s'en souviennent aujourd'hui. Pourtant, 9 ans plus tard et contre toute attente, un second volet débarque. Espérons que ce Majesty 2 connaisse un plus grand succès que son ancêtre, car il le mérite bien.
    Le royaume médiéval fantastique d'Ardania était en paix. Une longue lignée de sages souverains en avait vaincu tous les ennemis, le territoire était désormais prospère. N'importe quel être sensé se serait satisfait de cette situation, mais pas le roi Léonard : Comment l'Histoire allait-elle pouvoir retenir son nom s'il n'avait l'occasion de s'illustrer en guerroyant ? Fort de ces réflexions, le roi décida donc d'invoquer un démon et de le vaincre. Les hérauts du royaume n'auraient ensuite plus qu'à colporter ses louanges aux quatre coins d'Ardania. La suite est évidemment prévisible : c'est le roi qui est défait et le démon s'installe sur le trône, plongeant le pays dans le chaos. Avouez que c'est ballot. On ne dira jamais assez à quel point l'orgueil d'un dirigeant peut nuire à la santé de ses administrés... Par bonheur, il reste encore un espoir : vous. Autant dire que c'est mal barré !
    Un petit air de Warcraft III.
    Avec un tel contexte, on pourrait croire que Majesty 2 baigne dans une atmosphère sombre et désespérée à la Seigneur des Anneaux. Il n'en est rien : si le titre emprunte bien tous les codes de la fantasy érigés par Tolkien, c'est pour mieux les détourner. Tout comme son grand frère, Majesty 2 joue la carte de l'humour. Un peu trop timidement toutefois, le jeu ne va pas aussi loin dans la parodie que King's Bounty : The Legend par exemple. On regrette que les développeurs ne se soient pas lâchés un peu plus. Quelques situations font sourire, c'est déjà ça. Visuellement, le soft baigne aussi dans une ambiance légère, avec un design cartoon coloré qui rappelle Warcraft III. D'un bref coup d'œil, le joueur non initié pourrait d'ailleurs trouver d'autres similitudes avec le jeu de stratégie de Blizzard. Paysans retapant leurs chaumières, héros qui parcourent la carte pour exterminer des monstres et gagner de l'expérience, forge pour améliorer armes et armures... Mais alors, c'est tout pareil ?
    Si vous voulez que vos troupes attaquent ce château, une seule solution : y placer un drapeau.
    Eh bien non ! En effet, Majesty 2 se distingue des STR lamba par le génial système de contrôle indirect des unités inventé par l'épisode original. Ainsi, n'espérez pas envoyer un soldat d'un clic où bon vous semble : le bougre n'obéira pas ! Au lieu de cela, il vaquera à ses occupations de manière autonome. Vous allez me dire : où est l'interactivité là-dedans ? Faut-il se contenter de créer des troupes et d'assister, impuissant, au déroulement de la partie sous le contrôle de l'IA ? Non, car le jeu vous fournit un outil pour inciter vos ouailles à agir de telle ou telle façon : des drapeaux. Vous voulez découvrir un coin de la carte ? Placez-y un drapeau exploration avec une récompense suffisante à la clé, et une unité devrait vite être attirée par l'argent promis. De la même façon, des drapeaux d'attaque et de défense vous permettent de désigner des objectifs à détruire ou à protéger. Plus le montant proposé est important, plus nombreuses seront les troupes à venir, c'est aussi simple que cela. Déroutant au premier abord, ce mécanisme se révèle pourtant très convaincant à l'usage, d'autant que l'intelligence artificielle assure généralement. Bien sûr, il y a toujours quelques passages frustrants, quand une soigneuse proche de ses petits camarades blessés ne prend pas la peine d'aller à leur secours par exemple... Dans ces moments frustrants, on aimerait pouvoir prendre la main en donnant un ordre direct, mais c'est impossible.
    Ces caravanes d'or constituent votre principale source de revenus.
    Un autre domaine dans lequel Majesty 2 se distingue du tout-venant est la gestion économique, réduite à sa plus simple expression. Une seule ressource, l'or, rentre automatiquement grâce au percepteur qui va collecter l'impôt chez les paysans et aux caravanes en provenance des comptoirs commerciaux (qu'il faudra préalablement sécuriser cependant). Libéré d'une récolte manuelle, le joueur peut se concentrer sur la construction de sa base. Dans ce secteur du gameplay, Majesty 2 est relativement classique, même si quelques bâtiments ont des fonctionnements originaux. Il en va ainsi de l'auberge, seule habilitée à constituer des coteries (groupes de héros). Les guildes, qui permettent de recruter, sont limitées à trois unités chacune. Si vous voulez six voleuses, il faudra bâtir une seconde guilde des voleuses, plus onéreuse que la première. De la même manière, le coût des défenses augmente à mesure que vous en construisez. Enfin, un détail amusant : au fil de son développement, votre ville verra apparaître des égouts, dont sortent régulièrement des rats géants qui s'attaquent à la populace. Vous ne pouvez rien y faire, c'est comme ça !
    Les elfes viennent rapidement rejoindre votre armée.
    Côté unités, c'est assez varié. Soldats, mages, archers, etc. Aux unités humaines viennent également s'ajouter quelques elfes et nains. Seuls les gnomes, présents dans l'épisode original, sont absents de cette suite. En revanche, on retrouve le même système de progression inspiré des jeux de rôle. Car dans Majesty, chaque unité est considérée comme un héros et, en tant que tel, peut gagner de l'expérience, des niveaux et être équipée d'objets. En fin de mission, vous pouvez aussi choisir d'anoblir un héros méritant. Il pourra alors revenir dans la suite de la campagne via la chambre des lords. De plus, les troupes peuvent évidemment être améliorées en faisant des recherches. Vous ne pouvez toutefois pas micro-manager directement leurs nouvelles capacités spéciales car, une fois de plus, elles sont gérées de façon autonome. Pour ne pas devenir frustrant, le jeu propose tout de même quelques "sorts de Sa Majesté", vous autorisant à influencer le cours d'une bataille en intervenant en personne.
    Au final, c'est une impression fort positive qui se dégage de ce Majesty 2. Les fans de l'original en retrouveront l'esprit bien conservé, tandis que ceux qui étaient passés à côté se voient offrir une belle séance de rattrapage.
    Captain Obvious, le 14 octobre 2009

    Les notes

    • Graphismes 13/20

      Le premier Majesty était en 2D, mais en 9 ans les choses ont beaucoup changé. Le second cède donc à la mode de la troisième dimension avec un résultat globalement satisfaisant. Sans être une prouesse visuelle, il parvient à compenser son manque de moyens par un design mignon.
    • Jouabilité 16/20

      C'est là que le jeu fait fort, avec son système novateur de contrôle indirect. Enfin, novateur à l'époque, mais personne ne s'en est emparé depuis, il conserve donc toute sa fraîcheur, d'autant qu'il est amélioré par l'apparition de nouveaux drapeaux. L'IA, forcément très sollicitée, s'en tire avec les honneurs. Hormis ce mécanisme, le jeu propose aussi quelques idées dans le domaine économique et la progression des unités. Bref, il offre une recette originale qui mérite le détour.
    • Durée de vie 13/20

      La quinzaine de missions de la campane et six scénarios indépendants représentent une durée de vie correcte en solo, eu égard à la quarantaine d'euros demandée. Dommage que le mode multi ne bénéficie pas d'un peu plus de cartes.
    • Bande son 15/20

      Les musiques sont de bonne facture, totalement dans l'esprit fantasy. Le doublage français est décent, le protagoniste principal a bien un accent exagérément prononcé mais c'est pour mieux renforcer le côté parodique.
    • Scénario 14/20

      Si l'univers d'Ardania est bourré des clichés de la fantasy, c'est évidemment dans l'intention de s'en moquer. Pari partiellement réussi, même si on aurait apprécié que le délire soit poussé un peu plus loin.
    • Note Générale 15/20

      Tous les fans de stratégie en temps réel devraient essayer Majesty 2, ne serait-ce que pour découvrir son gameplay unique. Libre ensuite à chacun d'y souscrire ou pas, mais il faut avouer qu'un peu de nouveauté fait du bien dans un genre trop souvent formaté. Décidément, 2009 est une année faste pour les amateurs de STR.
      La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

    Note Lecteurs 17/20




    Configuration requise

    • Minimum :
      • Système d'exploitation : Windows XP/Vista
      • Processeur : Processeur double cœur de 2.0 GHz
      • Mémoire vive : 1 Go de RAM
      • Carte graphique : GeForce 6800 GTX comportant 512 Mo de mémoire vidéo ou meilleure, supportant Pixel Shader 2.0
      • DirectX® : 9.0
      • Disque dur : 4 Go d'espace disque disponible
      • Carte son : Compatible DirectX
      • Supplémentaire : Connexion Internet LAN requise pour le multijoueur



    • Recommandée :
      • Système d'exploitation : Windows XP/Vista
      • Processeur : Processeur double cœur de 3.0 GHz
      • Mémoire vive : 2 Go de RAM
      • Carte graphique : GeForce GTX 280 comportant 1 Go de mémoire vidéo ou meilleure, supportant Pixel Shader 2.0
      • DirectX®: 9.0
      • Disque dur : 4 Go d'espace disque disponible
      • Carte son : Compatible DirectX
      • Supplémentaire : Connexion Internet ou LAN requise pour le multijoueur


    Dernière modification par Stilgar, 01-10-2012, 23h45.

  • #2
    Personne ne l'a testé ? Pour ce prix c'est un vrai régal

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    • #3
      Je compte y jeter un oeil. Il est sur ma liste. Mais pas de suite.

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      • #4
        Finalement, j'ai eu la version complète pour peu d'€. Il est franchement excellent. Déroutant au début mais excellent.

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        • #5
          Oui le début est vraiment compliqué, comprendre la manière dont les choses fonctionnent, les point faibles et forts de chaque unité... Notamment se dire que les tours peuvent parfois être plus une plaie qu'un avantage etc. Tu as réussi à le terminer ? Car la dernière mission est vraiment dure.

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          • #6
            Ola le terminer non. Pas encore. Je ne dirais pas qu'il est vraiment compliqué. Le gameplay est assez simple à assimiler mais c'est déroutant. Surtout les drapeaux. Par exemple, au début je mettais une petite somme et un ou deux héros y allaient... avant de fuir le combat. Il faut y aller à coup de 1000 pièces d'or pour que tous s'y rendent (je n'ai pas encore accès aux coteries).
            En revanche pour les tours, je ne vois pas encore en quoi elles peuvent être une plaie.

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            • #7
              En fait c'est assez simple, les tours tirent sur tout ce qui bougent et étendent le champs de vision. Or parfois tant que tu n'es pas assez fort certains ennemis te laisseront tranquille ou toi si tu ne vas pas trop loin tu ne les verras pas.
              Et mettre une tour au mauvais endroit peut te faire prendre de grosses vagues d'ennemis qui vont t'amener à un perdu bien rapide

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              • #8
                Aah ok. C'est donc pour ça que, dans une mission du début, quand j'ai découvert un coin de la map (une route qui part hors de la map), une horde d'une bonne douzaine de morts vivants est apparue, poursuivant un éclaireur jusqu'au village... Si je n'y étais pas allé, ils ne seraient pas apparus.

                Donc le conseil, explorer prudemment, et pas de tous les côtés en même temps. Et pour les tours, explorer assez largement la zone où on veut les construire.

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                • #9
                  Arf je bloque sur la mission avec Rafnir ! Dès le début.

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                  • #10
                    Laquelle ? Prends une image du début, là ça ne me dis rien. Mais ce jeu est parfois un vrai casse tête

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                    • #11
                      Celle avec le dragon Rafnir qu'il faut tuer. Il vient, brûle quelques trucs et s'en va, et ainsi de suite. Il y a une sorcière qui peut apparemment aider.

                      Mon problème n'est pas le dragon en soit, mais la dizaine de petits dragons qui attaquent ma zone juste après la première venue du dragon, donc dès le début. Guerriers et chasseurs se font laminer, comme le reste de mon "village"... Pas le temps de se développer.

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                      • #12
                        Ah oui je m'en souviens. Je sais plus quelle technique j'avais utilisé par contre, c'est vraiment lointain. De mémoire j'avais surtout veillé à faire revenir régulièrement mes bons héros dès que j'ai pu, car une fois qu'on en a quelques uns les bêtes ne font plus trop le poids. Un perso bien monté vaut largement 5-6 débutants.

                        J'avais aussi utilisé un "let's play" pas trop mal mais je ne le retrouve pas.

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                        • #13
                          Pour le bâtiment des héros il faut le palais niv2 je crois donc 2000. Le bâtiment lui même coûte 1000. J'ai 4000 au début donc 1000 pour un héros ça passe pas (ils sont de bon niveau). Il faut vraiment que je tienne au début le temps que l'argent rentre.

                          Je viens de trouver un let's play en 2 parties. Je vais regarder pour avoir une idée.

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                          • #14
                            Y a les héros "ressucitables" du cimetière également.

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                            • #15
                              Oui oui. Mais souvent ils meurent parce qu'ils ont un faible niveau et à peine ressuscités, ils y retournent au cimetière Alors c'est chaud. Mais je vais y arriver

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