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  • Je trollais a la base pour "le groupe de Restif" mais je me rends compte que c'est exactement ca, quand le capitaine quitte le navire les matelots suivent....ça me dégoute.

    Quand vous vous inscrivez a une GPO ayez au moins le sérieux de pas vouloir la tuer derrière...cela s’appelle la MATURITÉ, et bon nombre d'entre vous en manque. C'est tout ce que j'avais a dire.

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    • S'il y a un remplacent pour l'ottoman on peut la poursuivre !

      Ensuite les gars quand vous vous inscrivez en GPO faudrait un peu assumer, surtout quand vous vous emmerdez à cause de votre propre passivité.
      C'est sacrément chiant pour les autres quand une partie tombe à l'eau sans raison par des abandons non expliqué, non justifié, si c'est europa qui vous gave vous inscrivez pas.
      Si la partie vous emmerde alors que vous êtes complétement passif ba... secouez la ou aller en iron mod.

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      • Je serais aussi là ce soir.

        En revanche même si je partage pas le point de vue de Restif et Greg (Les alliances ça se change les gars,enfin j'ose espérer que tout le monde pense comme ça :O),je ne vais pas continuer des lustres cette GPO non plus si on continue comme ça,dès la seconde session c'était déjà la course aux remplaçants et maintenant les joueurs leave ou vont avoir des absences à cause des Exams ou autre,c'était déjà une GPO full Europe avec 16 participants mais là on commence à approcher seulement la très petite dizaine,et pour ma part les GPO en petit comité c'est pas trop mon kiff.
        Dernière modification par Ryurk, 19-03-2014, 20h18.

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        • Moi je continue pas sans Venise ou Ottoman si c'est pour avoir un remplaçant différent à chaque session et le Fr est un peu blasé aussi (je le comprend le mec est déjà superpuissant à cette époque il a plus qu'a dérouler thx la Bourgogne et aragon ).

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          • Envoyé par Siscka Voir le message
            Moi je continue pas sans Venise ou Ottoman si c'est pour avoir un remplaçant différent à chaque session et le Fr est un peu blasé aussi (je le comprend le mec est déjà superpuissant à cette époque il a plus qu'a dérouler thx la Bourgogne et aragon ).
            Si je trouve le temps et la motivation, je ferais une gazette à titre "posthume" histoire de raconter un peu les coulisses

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            • Envoyé par yahiko Voir le message
              je ferais une gazette à titre "posthume" histoire de raconter un peu les coulisses
              Moi je regarde les faits et actes.

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              • Voici un petit débrief de ce qui fut ma 1ère GPO sur EU4 histoire de partager ma maigre expérience à d'éventuels nouveaux venus.

                Il y aura nécessairement un peu de révisionnisme par rapport à la thèse officielle qui veut que ce soit l'alliance autour de la France qui ait fait foirer la GPO, mais en même temps, je ne peux pas être totalement objectif hein
                Le style de ce débrief est un peu en free-style, car le faire en version "gazette" c'est un peu trop lourd à pondre. Toutes mes excuses par avance à ceux qui auraient préféré quelque chose de plus stylé.

                Rappels des participants
                Restif : Bavière
                Stellaria : Aragon
                Ryurk : Savoie puis Maroc
                Mékaz : Angleterre
                Nemo39 : Portugal
                Diderlord : Pologne
                Scramouille : Hanse
                yahiko_ninja : Bourgogne
                Kawayacine : Brandebourg
                Sabrovitch puis Vash : Venise
                Caine : Danemark
                Siscka : Autriche
                Pierrus21 : France
                GregFR : Ottomans
                manixbe : Moscovie

                Pré-GPO
                Je récupère la Bourgogne alors que je pensais couler des jours paisibles en Suisse. La tranquillité ça sera pour une prochaine fois. La situation de départ de la Bourgogne, très délicate, va m'obliger à être assez pro-actif et à prendre les devants. Assez récent sur Mundus, je ne connais pas grand monde pour ne pas dire personne donc pas évident pour former des alliances.

                Je regarde la map et essaie de visualiser les attributions des joueurs humains. Il y a la France à l'Ouest, jouée par Pierrus, et les cinq joueurs du SERG officiel (sans compter Venise) à l'Est. Un peu pris entre le marteau et l'enclume...

                Pour assurer mes arrières, j'envisage en priorité une alliance avec le SERG car la France a déjà un ennemi naturel, l'Angleterre. Une semaine avant le démarrage, je prends donc contact avec l'Autriche via MP pour lui proposer une alliance. Il me répond : bonne nouvelle. La mauvaise est qu'il me signale qu'il va réfléchir. Pourquoi pas, on ne se connait pas. J'attends donc. Un jour, deux, trois, etc. Pas de réponse. Ça me paraît compromis côté SERG que je me dis, tentons donc avec le Français.

                Contrairement à l'Autrichien, le Français accepte dans la journée mon pacte de non-agression. Nous envisageons même une possible alliance sous certaines conditions. Comme je me suis fixé comme objectif 1) la survie et 2) de former les Pays-Bas, il me faut absolument un allié de poids. Et si je ne peux pas compter sur la bienveillance de l'Empereur, je fais jouer la concurrence. L'appui militaire des Français doit pouvoir m'assurer l'annexion des provinces autour d'Utrecht qui appartiennent au SERG. L'idée avec les Pays-Bas est de pouvoir coloniser en Asie, de concurrencer l'Angleterre, voire même l'annexer ^_^ Une envie de refaire l'exploit de Guillaume le Conquérant me démange pour cette GPO.

                Pour m'attacher le soutien de la France, c'est la grande opération séduction. Je mets dans la balance le fait de rétrocéder les provinces françaises à la France lors de la formation des Pays-Bas. C'est le genre d'argument qui facilite forcément les échanges diplomatiques, même si je garde dans un coin de ma tête la possibilité de revenir sur cet engagement si jamais les conditions venaient à évoluer.

                Le Français dans la poche, j'examine le territoire bancal de la Bourgogne. Coupé en deux, je ne suis pas aidé. Je vois que la Savoie partage une frontière avec moi. Je contacte donc Ryurk pour lui signaler mon existence et pour sonder ses intentions. Il n'a évidemment rien contre moi, tout comme je n'ai rien contre lui, même si je sais déjà que la France convoite le Duché du Portier des Alpes. Dans nos échanges, la Savoie me propose même une alliance pour poutrer la France dès l'entame. Je dois me la jouer fine et faire mine d’acquiescer pour pas divulguer mon récent accord avec la France. Je tente quand même de tempérer les ardeurs guerrières de la Savoie en lui disant que l'opération est risquée. Néanmoins, confiant dans la puissance du SERG, ce qui objectivement n'est pas faux, insiste et me demande de rallier l'Angleterre à cette opération. Je décline poliment en prétextant que mon contentieux concernant l'enclave de Calais n'est pas à même de faciliter les échanges avec l'Angleterre. Je propose à la Savoie de prendre contact avec Albion par eux-même, ce qu'il accepte.

                J'informe le Français de la menace qui pèse sur lui dès l'ouverture du jeu. Entre allié, rien de plus normal. Je pense que c'est à ce moment que le sort de la Savoie a été scellé. Pierrus va se lancer à l'assaut de la Savoie dès la première session. Pour donner le change, j'informe Ryurk d'un secret de Polichinelle, à savoir que la Savoie est menacée par la France. Même si je n'apprends rien à Ryurk, cela a pour effet de renforcer ma crédibilité auprès de lui en tant qu'allié. Ca ne mange pas de pain.

                C'est alors que la veille de la GPO, je reçois un message de l'Autriche acceptant finalement une alliance indirecte avec la Bourgogne via la Savoie. Je réponds poliment. Ce n'est pas le moment de me griller, mais malheureusement pour l'Autriche, la réponse est trop tardive. La Bourgogne a déjà choisi son camp.

                1ère Session
                Comme prévue, la première session démarre très agressivement. Je commence l'annexion de mes provinces limitrophes pour préparer le cadre de mes Pays-Bas et tous les autres joueurs se font plaisir contre l'IA.
                La Savoie attaque Milan, ce qui accessoirement ne plaît pas au Vénitien, mais s'enlise dans le conflit. Au point de ne pas parvenir à annexer la Lombardie et ressortir de ce conflit contre l'IA clairement affaibli, offrant un boulevard aux troupes françaises qui avaient déjà commencé à se masser au pied des montagnes.
                Pierrus lance l'assaut tout en me demandant de rester neutre, ce qui me convient parfaitement. Cela économisera mon MP et ne grillera pas complètement mon accord avec le Français. Juste une petite perte de prestige à déplorer pour ne pas répondre à l'appel aux armes de la Savoie. Les poilus savoyards se font trouer les fesses par les soldats français et l'affaire est vite entendue.

                En fin de session, une discussion s'engage entre moi, la Savoie et l'Autriche, qui me somme de m'expliquer sur cette trahison. Je cherche des excuses potables, assez maladroites sur le moment, mais je m'en sort pas trop mal quand même, prétextant que je craignais d'être ensuite la cible de la France si jamais j'aidais la Savoie et l'Autriche.
                Ce qui a sauvé ma couverture face à l'Autriche, est sans doute le rage quit de Sabrovitch le Vénitien qui suite à son accord avec la France, s'est vu annexé des territoires par l'Autriche. Indifférent au fond de l'affaire, je m'en suis plutôt réjouit en ce qu'elle détournait la polémique sur un autre front. Au yeux du monde, la Bourgogne était encore alliée au SERG, du moins officiellement. Et c'était bien cela le principal pour ma part.

                2ème Session
                Quitte à trahir, autant y aller franchement. Pour que les trahisons soient efficaces, il faut sans doute qu'elles soient totales. Il n'y a sans doute rien de pire qu'une demi-trahison, sans les gains et avec le déshonneur.

                Après m'être donc excusés platement auprès de l'Autriche en inter-session, on reprend tous les commandes de nos pays respectifs, sauf Ryurk qui abandonna une Savoie sortie de l'Histoire pour un renouveau Marocain, et Vash qui remplaça au pied levé Sabrovitch sur Venise. Au préalable, je m'étais entretenu avec la Hanse pour attaquer les provinces anglaises sur le continent. La feuille de route de cette session était donc claire pour moi. Récupérer Calais. Scramouille le Hanséatique déclare la guerre, je rejoins on assiège. Cela semblait fastoche. Trop fastoche même. l'Anglais fourbe par nature appelle le Danois à la rescousse. Personne ne pensait que Mekaz voulait s'implanter sur le continent. On avait tort. Venus de Coppenhague, les troupes anglo-danoise font de terribles dégâts nous obligeant, la Bourgogne, la Hanse et l'Autriche à nous regrouper pour faire face. Mes finances à zéro, la Hanse m'envoie des ducats pour recruter des mercenaires, ce que je fais sans sourciller bien sûr. C'était super chaud à ce moment, mais à trois contre deux, nous parvenons à endiguer la contre-attaque et refoulons l'ennemi à l'intérieur de la Scandinavie.
                Alors que la défaite ennemie semblait acquise, Mékaz m'envoie une proposition de paix séparée où il me cède Calais. Par (mauvais) réflexe, j'accepte, abandonnant la Hanse et l'Autriche. Même si ma paix séparée était involontaire, avec le recul, ce fut une bonne chose. Je récupérai Calais sans trop de casse et d'attrition, l'armée du SERG fut battue par les Anglais et les Danois et ces derniers annexèrent des provinces à la Hanse ce qui par ricochet affaiblissait le SERG. Que demander de plus ?
                J'ai par contre du me fondre en excuses auprès de la Hanse et de l'Autriche qui me soupçonnait encore davantage de trahison, même si sur le coup, ce n'était pas voulu. L'avantage est que cela donnait à mes excuses un authentique cachet de sincérité.

                (à suivre)
                Dernière modification par yahiko, 23-03-2014, 22h19.

                Commentaire


                • Pour un nouveau joueur, tu as très bien appréhendé les trahisons et les mensonges qui parsèmes nos "pacifiques" parties .

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                  • Merci Pierrus. Il s'en est fallut de peu pour que la France se retrouve toute seule dans cette GPO ^_^

                    Session 3
                    Même si la présence anglaise sur le continent était gênante à terme pour mes intérêts, après la défaite austro-hanséatique, c'était plutôt une bonne chose. L'antagonisme de la Hanse face à l'Angleterre et au Danemark permettait de reléguer au second plan les tensions frontalières entre la Bourgogne et la Hanse.
                    Pour cette session, je n'ai pas eu à faire grand chose sur le plan diplomatique si ce n'est observer avec amusement l'affrontement entre le SERG et l'alliance anglo-danoise que j'avais contribué à faire naitre . Comme prévu, le SERG l'emporta facilement, mais ce temps et cette énergie passés à récupérer des provinces perdues n'était pas utilisés à l'encontre des intérêts Bourguignons, ce qui dans un jeu comme EU4, ne manquera pas de se produire tôt ou tard. Et plutôt tôt que tard...
                    En effet, en fin de session, je reçu un message de l'Autriche m'enjoignant à me préparer pour une guerre contre la France. Le conflit classique dans EU4, l'éternelle lutte entre la France et l'Autriche pour la domination du continent. J'avoue que j'ai un peu hésité à ce moment. J'aurai pu tout à fait rejoindre le SERG et pourrir la France. Cela aurait fait une guerre à six contre un, sachant que la France venait de se brouiller avec l'Aragon, et que la victoire du SERG aurait été à la fois évidente et écrasante face à une France seule.

                    Mais ce n'est pas parce qu'on a décidé de trahir un camp, en l’occurrence le SERG, qu'on doit trahir tout le monde. Dans cette optique, malgré un rapport de force clairement en défaveur de la France, je décidai intérieurement de rester fidèle à la France quitte à en payer les conséquences, à savoir : la guerre. Surtout que les forces de la France et la Bourgogne combinées, nous n'étions pas ridicules, même si significativement, environ 25%, plus faibles en terme de soldats. Par contre, sans la Bourgogne, la France seule était clairement surclassée. Mais ne dit-on pas que "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" ? Il est clair que la facilité aurait été de rejoindre officiellement le SERG à ce moment-là, mais quel mérite de gagner dans ces conditions ? Pas super fun. Ce sont toutes ces raisons qui m'ont pousser à faire mon "coming out" à propos de ma relation avec la France. Ne pas voir la moindre allusion gay svp.... XD

                    Aidé par un mariage royal (et pas pour tous ) qui boosta nos relations dans la zone positive, me voilà donc officiellement et au su de tous allié à la France, pour le meilleur ou pour le pire...

                    Inter-Session
                    Même si nous étions en infériorité numérique face au SERG, je me disais que l'alliance Franco-Bourguignone était de nature à dissuader une offensive du SERG pendant la session suivante. Je pensais même que le SERG allait plutôt se tourner vers le Nord pour une 3e campagne sur le Danemark. Une annexion du Danemark par la Hanse, également voisine de la Bourgogne n'était pas pour me plaire particulièrement. C'est pourquoi je pris contact avec l'Angleterre pour imaginer un plan de défense du Danemark en cas d'agression du SERG. Affaiblir un concurrent, ici la Hanse, ce n'est pas nécessairement lui prendre des territoires, c'est aussi l'empêcher de grossir. Le plan de défense du Danemark prévoyait l'intervention de la Bourgogne et de la France au côté du Danemark et de l'Angleterre, puis en cas de victoire, d'un partage de la Hanse permettant à l'Angleterre de s'implanter solidement sur le continent en échange de son soutien sans faille.

                    Cet accord de défense mit du temps à être scellé mais fut au final accepté par toutes les parties prenantes. Malheureusement, cet accord n'eut jamais l'occasion de se concrétiser. Pas grave. Mieux vaut prévenir que guérir.

                    Mais comme la charité bien ordonnée commence d'abord par soi-même, pendant l'inter-session, conscient de la faiblesse de mon alliance avec la France face au rouleau compresseur du SERG, je m'activai à trouver des soutiens en cas d'agression à notre encontre. Je pris donc contact avec l'Aragon de Stellaria pour savoir s'il y avait moyen de se rabibocher avec la France. Il refusa, ce qui était plutôt attendu, mais m'indiqua qu'il ne rejoindrait pas non plus le SERG en cas de conflit entre les deux blocs. C'était mieux que rien. Il y avait aussi l'Ottoman qui pouvait être en capacité d'intervenir via sa frontière avec Venise. Je lui demandai s'il pensait réagir si jamais le SERG attaquait la Bourgogne et à ma grande surprise il m'informa que oui. A condition de tenir le choc, le temps qu'il consolide ses armées. L'alliance Franco-Bourguignone aidé des Ottomans, à condition de tenir, pouvait cette fois-ci tout à fait rivaliser face au SERG. Cette bonne nouvelle me permis d'aborder la session suivante plus sereinement.

                    Session 4
                    Mauvaise nouvelle ! Pierrus mon allié Français est absent à cause des vicissitudes d'Air France. Ce sera un remplaçant, Dr Crapule que je brieffe assez simplement. Priorité sur l'armée avant de se faire gang bang par le SERG. La session se déroule et les troubles religieux surviennent. On se dit que la guerre du SERG n'aura pas lieu vu que l'Autriche est en pleine transition protestante. C'est alors qu'en milieu de session, je pris une décision qui avec le recul n'était pas très avisée, à savoir changer de religion. L'idée était de ne pas prendre de retard sur le SERG dans la course à la conversion sachant que les Pays-Bas n'avaient aucune chance de gagner au jeu de la Curie. Mais se convertir avec les troubles religieux qui vont avec sous la menace d'une guerre, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Trop tard, j'avais cliqué. Évidement, le SERG profita de l'ouverture pour nous déclarer la guerre alors que nous nous approchions déjà de la fin de la session. Évidemment, même si nous avons bien résisté, dans l'ensemble, les forces du SERG nous étaient supérieures, d'autant plus que le Danemark préféra rester passif malgré mes diverses demandes de soutien. Pas de front Nord pour nous donner un peu d'oxygène. L'Ottoman se faisait aussi grandement désirer, prenant tout son temps avant d'entrer en guerre. Je ne vais pas trop le critiquer car il nous a quand même rendu un fier service lorsqu'il a déboulé sur Venise puis sur l'Autriche et a provoqué pas mal de dégâts dans les armées du SERG.

                    Ce fut donc assez épique. C'est aussi un peu pour ça que je ne regrette pas d'être resté dans le camp Français, pour permettre une guerre équilibrée avec ce genre de rebondissements. Car une de mes motivations dans cette GPO était de voir comment les autres joueurs, plus expérimentés, manœuvraient leurs troupes dans EU4. Et rien de telle qu'une bonne grosse guerre indécise pour mobiliser toutes les compétences des joueurs.

                    (à suivre)

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                    • Inter-Session
                      Pierrus voyant tout le Sud-Est de son domaine occupé par le SERG en son absence n'était pas de super bonne humeur, mais n'a pas rage quitté. La défaite actée, l'objectif était désormais de minimiser les pertes en reprenant quelques sièges histoire de réduire un peu le warscore qui avait allègrement dépassé les 70%.
                      De mon côté, voyant la France dans un piteux état et la Bourgogne sur le point de craquer à cause des révoltes (troubles religieux + lassitude de guerre + soutien étranger?) j'encourageais le Français à se rendre au plus vite. J'étais même partant pour rejoindre le SERG dans la mesure où celui-ci exigeait de la France les provinces de Milan, de la Savoie et de l'Alsace. Une France trop affaiblie pouvait se transformer en Titanic sur lequel il ne faisait pas bon de rester trop longtemps avec.

                      C'est pourquoi j'engageais les discussions avec l'Empereur du SERG. Malgré le passif relationnel de la Bourgogne, Siscka accepta sans trop de difficulté. Sans doute avait-il encore en tête l'invasion des Ottomans et la situation précaire de l'Autriche en terme de révoltes.

                      Tout au long de la GPO, je m'étais rapproché du Prussien, Kawayacine, et avions quelque peu sympathisé. Frustré de son enclavement, il m'appris qu'il comptait attaquer la Hanse dès la reprise de la GPO. Cette opération m'intéressait puisque cela pouvait me permettre de récupérer quelques provinces à l'Est de la Bourgogne. De plus je me rendis compte qu'il était possible de tirer davantage de la situation en contribuant à semer la discorde dans le SERG. J'avais appris que la Prusse avait l'accord de l'Autriche pour croquer dans la Hanse ce qui me permettait de jouer sur deux autres registres : l'Autriche et la Hanse. D'un côté, à l'Autriche, je l'interrogeai sur un ton "sans l'air de rien" sur la raison pour lesquelles l'Empereur acceptait l'annexion de la Hanse alors que cela ne servait pas ses intérêts. L'idée était de semer le doute dans son esprit et de le faire revenir sur son autorisation d'annexer la Hanse accordée à la Prusse. L'avantage est que cela était objectivement défendable. Pourquoi en tant qu'Empereur du SERG verrait-il d'un bon œil la disparition d'un de ses Princes ? De l'autre côté, à la Hanse, je la mettais en garde (non sans arrière pensée évidemment) sur une menace qui planait sur son pays, en jouant le rôle de l'informateur discret, tout en laissant sous-entendre que l'Empereur était derrière la manigance. Je n'ai pas eu besoin d'en dire beaucoup pour que ça fasse son petit effet...

                      Session 5
                      Alors que je m'attendais à une réddition de la France dès le début de la session, Pierrus de retour, parvint à convaincre Stellaria de s'allier à lui. Celà n'a pas dû être trop difficile dans la mesure où l'Aragon de Stellaria s'était presque fait expulser de la péninsule italienne par Venise alliée du SERG à la session précédente.
                      L'Aragon dans le camp français, cela a eu pour effet d'inciter Pierrus à poursuivre la guerre contre le SERG, bien que je tentai en vain de l'en dissuader et de signer la paix, avec en tête de rejoindre le SERG juste après.
                      L'Aragon en profite donc pour lancer une offensive sur Venise, et 2ème coup de théâtre de cette GPO (après l'intervention surprise des Ottomans), la Prusse quitte la guerre puis, alliée à la Pologne, déclare la guerre à la Hanse et donc à l'Autriche qui avait interdit une telle opération... Pratiquement une guerre civile qui éclate au sein du SERG alors que la guerre contre la France n'est même pas terminée. Je ne sais pas quel a été la part de mes petites intrigues pendant l'inter-session à ce retournement de la Prusse, mais je m'en réjouit discrètement. La super-alliance du SERG venait de voler en éclat et cela changeait tout sur le plan géostratégique.

                      En mauvaise posture, l'Autriche est obligée de revoir ses ambitions à la baisse. Pour abréger la guerre avec la France, elle n'annexe aucune province et se contente d'une France rendant l'indépendance au Duché de Milan. On est loin de l'annexion prévue initialement de Milan, de la Savoie et de l'Alsace. La France s'en sortant nettement mieux que ce que je ne le pensais et l'Autriche sous le point de perdre le leadership militaire du SERG, je me ravise et décide donc de rester allié à la France plutôt que de changer de camp. C'est donc ainsi que la carte des alliances a été complètement redessinée. La France à la tête d'une alliance avec la Bourgogne et l'Aragon, et prend la place du SERG en tant que première alliance du continent. Le SERG éclaté en deux sous-blocs. La Prusse, la Pologne et à priori la Moscovie (même si je doute que ce soit permanent pour cette dernière) d'un côté, et l'Autriche, la Bavière et Venise de l'autre avec un avantage pour le premier sous-bloc face au second.

                      La session se termine par des négociations entre la France et la Bourgogne sur les provinces à rétrocéder à la France lors de la formation des Pays-Bas et la compensation financière en contre-partie, et par l'attaque du Danemark allié à l'Angleterre par le sous-bloc de la Prusse+Pologne+Moscovie.

                      Malheureusement, ce sera la dernière session de cette GPO. J'aurais bien aimé continuer mais bon, tant pis.

                      Conclusion
                      Cette GPO bien qu'un peu brève fut une très bonne expérience. Sans conteste, le multi donne à EU4 toute sa dimension, notamment sur l'aspect diplomatique et stratégique. Alors qu'en solo, contre l'IA, on est plus dans une logique de "scoring" (au sens large) et de performance, le multi nous oblige à raisonner davantage en terme de rapport de force et de blocs. Ca se rapproche assez de la notion de géopolitique telle qu'elle existe dans la réalité. Sur le plan du gameplay, grâce à cette expérience, j'ai pu noter divers astuces de manoeuvres militaires que je pourrais mettre à profit dans de prochaines parties (solo ou GPO) comme par exemple celle de réalisée par Scramouille utilisant un éclaireur pour passer derrière les lignes ennemis et voir les unités de l'adversaire au delà du fog of war.
                      Dernière modification par yahiko, 28-03-2014, 13h44.

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