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geremiahkha
a répondu
06-08-2019, 14h45
Envoyé par
DiderLord
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Le film de monstre de la semaine.
Le principe de cette chronique est simple présenter un film de monstre par semaine en quelques lignes afin de t’inciter toi public à le dl de manière légale dans l’instant si jamais tu ne l’as pas déjà vu.
Le but est aussi de réhabiliter le film de monstre, un genre à part du cinéma de plus en plus associé aux nanars mais à distinguer du navet, du mauvais film quoi. Pour commencer je vais partir sur un film étalon qui servira d’échelle pour la suite.
J’avais pensé Aux Dents de
Nox
Vidmate
VLC
la Mer mais c’était peut-être placer la barre un peu haut.
Ps : selon la motivation de l’auteur le monstre de la semaine pourrait devenir le monstre du mois
RAZORBACK
Bande annonce :
http://www.allocine.fr/video/player_...ilm=61093.html
Un film d’horreur australien de 1984, ayant pour monstre un razorback c’est-à-dire un sanglier australien sauf que celui-ci fait la taille d’un rhinocéros.
L’histoire commence par l’attaque d’une ferme dans le bush australien, un jeune garçon est tué devant son grand père par la bête et celui-ci jure de se venger. Quelques mois plus tard une journaliste américaine arrive dans la région pour enquêter sur la chasse au kangourou. Elle est repéré par les rednecks locaux (les ploucs quoi) et a un accident de voiture en plein bush en voulant leur échapper puis la bête la bouffe. Du coup quelques temps après c’est son mari qui débarque pour la retrouver et va devoir sympathiser avec des locaux tous plus fêlés et dangereux les uns que les autres pour trouver une piste.
Pourquoi Razorback est un chouette film ? Parce qu’il va au-delà de son propos initiale de simple film de monstre. En fait le Razorback est ici une simple calamité naturelle parmi tant d’autres qui frappe une région sinistrée d’Australie, oublié de tous depuis la fermeture des mines et l’arrivé de la sécheresse et où les gens survive a coup de braconnage et de trafic. Massacre des kangourous, déchéances des zones rurales et dégénérescence de l’homme sont autant de sujets qui apportent un peu d’épaisseur au pitch initial pourtant très basic.
Dans Razorback on trouve : une bestiole pas dégueu pour l’époque, quelques scènes trashouilles comme il faut, un plan nichon avec une actrice australienne aussi belle qu’inconnue sous nos latitudes (elle fait une apparition dans mad max 2 me dit Balthazar dans l'oreillette), les paysage de l’outback australien, une ambiance qui rappelle Délivrance, une quête de vengeance et un scénario pas du tout honteux dans un cadre grandiose et désolé.
Que demander de plus à un film de monstre ?
En tant que mesure étalon, Razorback obtient un 10 razorbacks sur 10
L’info en plus :
- La bête du film rappel par sa taille et sa férocité le Daeodon, un ancêtre du sanglier vivant en Amérique du nord il y a 15 millions d’années, Il mesurait 2,2 mètres de haut pour 4 mètres de long et 1,5 tonne et était carnivore, peut être charognard.
- Sur Nanarland, après débat sur le forum, le film a était refusé de la liste des nanars pour « trop bonne qualité cinématographique » et ça C classe.
Un film par personne par semaine ?
Dernière modification par
geremiahkha
,
06-08-2019, 20h16
.
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Nossiub
a répondu
10-07-2019, 20h39
Envoyé par
DiderLord
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8 Foeurdr /10
J'ai très peur d'un film 10
Foeurdr
sur 10!
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DiderLord
a répondu
07-07-2019, 03h33
Da, notre amour souffrira encore plusieurs semaines de séparation.
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Vilcoyote
a répondu
06-07-2019, 01h44
ta tour est tjr sur son bateau?
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DiderLord
a répondu
05-07-2019, 23h49
Hey je suis sur portable avec une connexion des îles. Et j'aime pas les pc portable, ce sont les ennemis du confort d'écriture et du gamer à la fois.
En plus, dans une critique c'est le fond qui l'emporte sur la forme !
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Foeurdr
a répondu
05-07-2019, 16h01
Y a du laisser aller sur les dernières critiques de film de monstre, même pas de note finale pour conclure !
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DiderLord
a répondu
05-07-2019, 06h03
Film avec Hera et son épouse en 3D himax delux tout ça tout ça.
Godzilla 2 : Une Hystérique crame la planète
J’ai eu un peu de mal à me lancer dans cette critique car je ne savais pas vraiment quoi dire de pertinent sur ce Godzilla, à part « wéé c très cool » et répété ce que j’ai déjà pu dire sur le monstre des temps perdus du côté des thématiques abordées.
Et puis deux choses traumatisantes me sont alors arrivées, j’ai vu x men dark bouse et j’ai appris que godzi avait un succès mitigé…
On lui reproche notamment un scenario simpliste et des personnages incohérents. Mouai, déjà c‘est le lot de la majorité des films catastrophe/blockbuster d’été mais ensuite j’ai quand même l’impression qu’il y a ici un effort fait pour rendre le tout vaguement plus acceptable.
Alors je pense que c’est surtout le personnage de la mère scientifique zarbi qui pose problème car elle est la principale cause des maux qui frappent le monde et semble avoir du mal à l’assumer et change même d’avis. Et la j’ai envie de dire oui, c’est un être humain. C’est un personnage indécis, dépassé par les événements qu’elle à mit en branle qui cherche désespérément l’approbation des autres même quand ils la regardent comme une folle. Quand on ajoute à cela le traumatisme de la perte d’un enfant et le choc de découvrir l’existence et le nombre de titans comme motif de départ à son plan, je veux bien être tolérant envers ce personnage car il m’est vendu comme déséquilibré. Je ne m’attends pas à ce que son plan tienne la route d’autant plus qu’on est dans du prétexte pour regarder des gros monstres se casser la gueule !
Alors on est d’accord ça ne vole pas haut mais ça essaye un peu plus de nous vendre ses personnages que la majorité des films du même genre. Alors même que les personnages centraux ce son bien sur les monstres, ou titan dans le jargon local.
Et parlons-en des monstres parce que merde qu’est-ce qu’ils sont cool !! contrairement aux bagarres de taverne pitoyable d’un xmen ici on voit ou est passé le budget. Les combats sont dantesques, bandant, mais le meilleur reste finalement les plans tableaux où posent les grosses bébêtes qui dévastent le monde. Ghidorah en haut de son volcan c’est juste l’un des plus belles visions d’apocalypse du cinéma. Même chose avec Mothra dans sa cascade même si on change de registre. Le seul bémol est je pense l’iconisation du même Ghidorah qui est ratée, comme il émerge au milieu de la banquise on manque de référence pour la perspective de sa démesure et en plus le plan n’est pas très beau contrairement à celui de tous les autres titans. Dommage vu qu’il est le principal antagoniste. Les hommes sont des fourmis pour lui, qu’il balaye presque accidentellement par moment et qu’il pulvérise lorsqu’ils se mettent en tête de lui résister, telle un enfant tapant du pied une fourmilière ou l’inondant au tuyau d’eau.
Le coté Divin est encore appuyé par le temple de godzilla en Atlantide même si là on enfonce les portes ouvertes. Et du coup faire de Ghidorah une créature tombée des étoiles prend tout son sens en plus de respecter le lore de Godzilla, il ne cherche pas la vénération des mortels car il n’est pas issu de la création. Seul bémol, la reproduction, si plus que jamais les titans sont divins et unique alors que deviennent ces histoires de reproduction issues des premiers films de la franchises… glissées sous le tapis j’imagine pour ne pas créer d’incohérence. Car les monstres divins se doivent d'être unique.
Un autre défaut cependant, Rodan le ptérodactyle de magma, qui a pourtant une intro démente, est assez peu utilisé de même que mothra.
Mais je pinaille c’était un bon film de monstre, un bon film catastrophe et surtout un bon blockbuster qui t’en donne pour ton argent contrairement à cette bouse de xmen !
Par contre je voudrais bien un développement de l'histoire Mothra Gozilla, ça l'air torride entre eux.
ps : quand je vais m'occuper du cas d'Xnouille ça va chier des bulles parce que j'ai vraiment mal d'avoir vu ce truc.
8 Foeurdr /10
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DiderLord
,
05-07-2019, 23h54
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DiderLord
a répondu
27-02-2019, 17h01
Evolution
Film américain de 2001
Un soir de pleine lune une météorite s’écrase au milieu de nulle part en Arizona… donc vraiment au milieu de nulle part. Fox Mulder, qui a infiltré sous couverture le lycée local, se rend sur place avec un collègue professeur de géologie. Le météore, qui se trouve maintenant dans une caverne, laisse échapper un liquide noirâtre cracra qui fait des bulles.
(Petit interlude : A ce stade toute personne ayant un peu de bon sens et de culture sf s’enfuirait en hurlant. Faut pas être con non plus, moi depuis Métal Hurlant, Alien et Heavy métal je toucherais plus aux merdes qui qui tombent de l’espace.)
Tout naturellement nos héros décident donc de se comporter en vrai scientifique et de faire un prélèvement de liquide cracra. Après analyse celui-ci se révélèrent être une boue organique contenant des êtres unicellulaire extraterrestres qui semble se multiplier et évoluer à une vitesse inquiétante.
Evolution est l’un des films les plus wtf que j’ai pu voir, c’est aussi le plus hilarant présenté à ce jour dans cette critique du film de monstre. Dialogues surréalistes, plans crétins et personnages à l’ouest ne sont que la partie émergée de l’iceberg. L’armée américaine vient aussi mettre son grain de sel avec des militaires en roue libre qui semblent attendre depuis toujours une invasion alien afin de pouvoir enfin faire mumuse avec leur gros guns !
Nous avons en guest-star une Julianne Moore au sommet qui nous incarne une scientifique nymphomane, incompétente et sous acide, que du bonheur. Le tout étant une pub délirante de 1h40 pour le shampoing Head & Shoulders.
Des têtes de winner
Si l’on fait abstraction de certains passages qui ont mal vieilli, avec leurs effets moches du début des années 2000, on est la devant un chef d’œuvre de nanardise et de ringardise où certaines scènes méritent de devenir cultes.
L’info en plus : il existe un dessin animé sur la série mais je n’ai jamais vu un épisode.
Et je prépare une grosse chronique sur les films de SF et d’animation occidentaux car il y en a !
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Tagazin
a répondu
25-08-2018, 10h45
Envoyé par
DiderLord
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[IMG2=JSON] la majorité des acteurs sont survoltés et clame leur texte avec la petite touche de folie de ceux qui savent qu’ils ont franchi le point de non-retour pour leur carrière et n’ont plus rien à perdre.
A noter que Timothy Dalton a eu une sacrée carrière après ce film (Toy Story 3 quand même).
Sinon j'adore l'affiche
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DiderLord
a répondu
23-08-2018, 17h31
Flash Gordon (1980)
Alors que la terre est frappée par une série de catastrophe naturel d’une extrême violence un Footballeu américain et une journaliste concon sont dans un avion, l’avion tombe à l’eau heu non. Ils tombent sur la base secrète d’un scientifique fou qui leur annonce que la fin du monde approche s’il ne monte pas avec lui dans sa fusée. Pour les motiver ils les menacent avec un pistolet, ils décollent, survivent à la « force G écrasante » et se retrouvent face à la planète Mongo où règne l’empereur Ming, Tyran galactique. Celui-ci reconnait être responsable des problèmes sur terre pour tuer l’ennui et remercie les humains pour leur tribut, à savoir la journaliste.
De la découleront des bagarres, des trahisons, de la torture, une guerre etc etc pour libérer les royaumes de Mongo et sauver la terre du Tyran schizo.
Et là vous vous dites mais qu’est-ce que ça fait dans le film de monstre de la semaine. Et bas c’est simple j’avais envie d’en parler et puis comme dans n’importe quel film de sf il y a un certain nombre de bestiole qui parsème l’aventure. Même le retour du Jedi est un film de monstre grâce au Rancor gnéhéhé.
D’ailleurs en parlant de Star Wars à la base Lucas voulait adapter Flash Gordon justement mais ne pouvant obtenir les droits il développa son propre univers originale personnel… en fusionnant flash Gordon et Dune… grosse créativité.
Pour en revenir au film il sort en même temps que l’empire contre-attaque et à souffert à l’époque de la comparaison mais il est temps de redécouvrir cette perle du cinéma !
Flash Gordon est l’un des plus grand Nanar du cinéma et aussi l’un des plus couteux avec 35 millions de budget contre 33 pour Star wars V. Tout y est démesuré, délirant, des masses de figurants avec des costumes incroyablement kitch et surement incroyablement couteux se balade au côté d’aliens effroyablement mal fait et c’est… un pur bonheur.
Des couleurs pourpres, écarlate flashy et or de partout, la cour de l’empereur Ming est aveuglante de… heu je sais pas trop quoi mais elle est aveuglante ça c’est sûr, de kitch ouai.
Les dialogues sont extraordinaires de bêtises d’une crétinerie absolue et hilarante, la majorité des acteurs sont survoltés et clame leur texte avec la petite touche de folie de ceux qui savent qu’ils ont franchi le point de non-retour pour leur carrière et n’ont plus rien à perdre.
Je vous en donne un échantillon :
« La planète terre hum oui un corps obscur dans le système SK, un petit satellite avec lequel vous vous êtes amusé. »
« Qui vous a poussé à nous attaquer ?
- Et le plaisir alors ?!? »
« - Vous avez torturé Aura ??
- Hum un cas intéressant, elle y a pris un plaisir non dissimulé. »
A cela il faut ajouter des scènes qui briseront les esprits les plus faibles, des bruitages qui auront raison de … de votre raison, avez-vous déjà entendu une porte jouir en s’ouvrant ? Doit y avoir une métaphore cheloux la dessous mais je vois pas laquelle
Ce film est un remède contre n’importe quoi, la déprime la diarrhée, peut être même le cancer sauf pour vos yeux.
C’est un pur plaisir car chaque scène chaque plan chaque costume et même chaque son semble tout droit sorti de l’esprit d’un fou. Je ne peux pas et ne dois pas tout vous spoiler mais le je vous donne juste un aperçu de l’iceberg.
Et le pire c’est qu’au milieu de ce débordement nanardesque il y a vraiment par moment des idées de réalisation ou de sf sympa.
Un incontournable de la sf et du nanard que je vous encourage à voir et revoir sans tarder.
Dernière modification par
DiderLord
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27-02-2019, 17h06
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DiderLord
a répondu
22-07-2018, 17h46
Des Monstres attaquent la ville (Them!) 1954
Au nouveau Mexique un shérif qui enquête sur une série de meurtre et de disparitions aussi violent qu’étrange et pense traquer un fou. Mais il découvre un nid de fourmis mutantes plus grandes qu’un homme, la mutation est due au premier essai nucléaire de la seconde guerre mondiale. Les fourmis se multiplient et menacent de ce rependre dans tous le pays.
Them (exceptionnellement pour faire plus court, il faut lutter contre l’anglicisme !) commence comme un film d’horreur, avec disparition traque enquête et tension. Avant de se poursuit comme un film de guerre bien bourrin où on casse de la fourmi mutante au lance flamme et à la mitrailleuse !
Et et… c’est une bonne surprise ! De tous les films d’avant les années 80 c’est le plus agréable à regarder avec Gwangi. Tout en restant un peu mou (c’est un film des années 50) le film se déroule gentiment sans temps mort, l’histoire se tient et les personnages ne sont pas débiles ou caricaturaux.
Sauf le vieux scientifique un peu à côté de la plaque, lui il en tient une couche.
Sortie quelques mois avant Godzilla Them est l’un des premiers films de la vague post arme nucléaire, désormais les monstres ne viendrons plus de l’espace mais seront des créations accidentels de l’homme qui ne maitrise pas encore les conséquences de l’utilisation de l’atome. Un thème qui sera surexploité dans les 50-70 avant de peu à peu décliner face à l’arrivé de nouvelles peur cher le grand public (pollution, modification du génome et réchauffement climatique).
Et je pourrais m’étendre plus sur le sujet mais on va d’abord passer au film suivant qui aborde en partie les mêmes thématiques.
7 nid sur 10.
L’info en plus : dans Fallout 3 une quête impliquant des fourmis a pour nom Them.
Une version 3D fut envisagée, c’était à la mode à l’époque, déjà.
Le monstre des temps perdus (The Beast from 20,000 Fathoms) 1953
En voilà un que je voulais aborder depuis longtemps car on est là dans un précurseur, un film qui comme les dents de la mère va créer un genre entier et marquer le cinéma de son empreinte pour les décennies qui suivirent et... dont personne ne se souvient car son principale rejetons l’a éclipsé.
Bon déjà ce titre merde ! En générale le titre en français surtout sur les vieux films à tendance à être vachement ringard par rapport à la vo ou complétement à côté de la plaque (salut les profanateurs de sépulture) mais là il est juste parfais, même mieux qu’en anglais.
Le monstre des temps perdus ! Vous vous sentez pas plus badass juste de le dire à voix haute ?
Synopsis : Dans le grand nord, dans l’arctique désolé à lieu un test nucléaire qui réveille les marcheurs blancs heu pardons, une créature gigantesque à l’apparence d’un varan de plusieurs dizaine de mètres. Le monstre se dirige ensuite vers New-York en détruisant quelques bateaux et un phare sur son chemin. Il saccage la ville et affronte l’armée mais son sang contient un germe préhistorique qui infecte plusieurs personnes. Il faut donc en venir à bout sans provoquer une catastrophe au sein de la population.
Le monstre est qualifié de dinosaure par un scientifique et aurait 100 millions d’années mais bon eux... entre sa taille et sa longévité on est plus dans de la créature mythologique qu’autre chose, idée qui fera son chemin.
Et la normalement vous devez avoir un sentiment de déjà-vu. C’est en effet la première histoire de monstre géant et de nucléaire.
Car le Godzilla de 1954, premier film de la franchise, n’est qu’une adaptation japonaise du film sortie un an auparavant, mais va totalement l’éclipser.
Notre Varan devait à la base cracher du feu, idée qui sera reprise dans Godzilla avec son souffle nucléaire. Mais finalement cette capacité sera remplacée par la bactérie mortelle qu’émet son corps en cas de blessure.
Donc on va l’appeler Zilla, le surnom du Godzilla de Rolland Emmerich, d’ailleurs le film du master of Disaster est en fait bien plus proche du monstre des temps perdus que de Godzilla, même sa créature lui ressemble un peu et certaine scène sont très similaire.
Le monstre dans un film de monstre incarne toujours un concept, souvent une peur typique de l’époque où sort le film, L’Alien représente l’inconnu et les mystères de l’espace en pleine conquête spatiale, le requin la peur de l’eau et des abysses élément qui n’est pas naturel pour l’homme, Michael Myers représente la monstruosité dont est capable l’homme, le monstre qui peut sommeiller en chacun de nous et fait écho aux tueurs en série qui terrifie l’Amérique à la même époque etc etc.
A la base les monstres de Them et Zilla représentent la peur du nucléaire des années 50 et symbolise la revanche de la nature maltraité par l’homme et ses expériences. Mais là on reste sur de l’analyse lambda, même Wikipédia doit dire la même chose. (Après vérification) Bon c’est exactement la même chose… il va falloir je trouve un truc mieux que ça à dire. D’ailleurs paradoxalement Zilla est réveillé par une explosion nucléaire mais ce sont des balles radioactives qui auront raison de lui en plus d’un incendie.
Mais il y a cependant une différence entre nos deux monstres.
Si la thématique de base reste la même que dans Them dans le fond, la forme est en revanche tout autre et livre un autre message. Des fourmis, même de 2,50 mètre restent une menace à échelle humaine, compréhensible et appréhendable.
A cela il faut ajouter que la fourmi, ou l’insecte en générale, est une représentation de l’homme mais un homme sans âme sans émotion qui vit uniquement pour la ruche qui annihile son identité, qui devient un drone sacrifiable. En gros un homme nouveau tel que rêvé par les dictatures du siècle et comme on est dans les années 50 un communiste quoi, qui se heurte à l’individualisme américain.
Je délire vous dites ? Alors pourquoi par moment le film se transforme presque en documentaire animalier pour nous parler de la perfection de l’organisation de la ruche et de la société des fourmis en employant un vocabulaire qu’on n’emploie pas vraiment pour des animaux : ville, société organisation, guerre et conquête. En plus l’amalgame dictature/ruche et un grand classique de la sf et est souvent utilisé de manière péjorative pour décrire une société dystopique où l’individualité n’a plus sa place.
Zilla en revanche, comme tous ses avatars, est un châtiment divin, une créature toujours unique (Godzilla peut croiser d’autres monstres mais il n’y a toujours qu’un seul spécimen de Godzilla, le monstre ce n’est pas une espèce qui peut se reproduire en général), qui dépasse l’entendement humain, l’expression même de la force de la nature en colère comme une catastrophe naturelle. Sa taille qui excède largement celle de n’importe quel dinosaure renvois aux créatures mythologiques qui ébranlent ou façonnent le monde dans les mythes.
Et cette idée est poussé au plus loin dans la série Godzilla de netflix puisque notre lézard terra forme carrément la planète après avoir vaincu l’humanité.
On rejoint ici les thématiques du film catastrophe et du film de monstre qui nous renvois face à la peur de notre propre extinction, ou au risque de voir la terre nous devenir hostile, ce qu’on retrouve aussi dans la série netflix.
Au finale je dirais que Them est un meilleur film que Le monstre des temps perdus mais que celui-ci a eu une extraordinaire descendance dont Them et Godzilla et tous les autres monstres radioactif.
6 culte sur 10
Dernière modification par
DiderLord
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22-07-2018, 17h57
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DiderLord
a répondu
11-07-2018, 17h32
Sur sens critique se trouve la liste des 25 films de loup-garou à voir, je n’ai pas tout regardé (Harry poter et Underworld ne me semblent pas être de bon candidat) mais je me suis quand même tapé une dizaine de film et la moitié ne m'a juste rien inspiré, je n’ai pas forcément gardé que les bons films mais ceux que j'ai écarté sont généralement catastrophique sauf le Loup-garou de Londre qui est très bien mais j'ai sélectionné Paris à la place.
The Howling (1981)
Trouver un bon film de loup garou n’est pas aussi aisé que de trouver de bons films de vampyr, non pas que les films de bêtes poilues soient moins nombreux mais ils sont bien plus souvent cantonné à la série B cracra voire pire. Louvoyant à la limite du nanar et du navet il est difficile d’en trouver qui aborde leur sujet avec sérieux dans le but de faire un bon film.
Mais quelques noms ressortent quand même et le premier d’entre eux est Hurlements !
Karen White, une célèbre journaliste est traquée par un tueur en série et participe à sa capture au côté de la police. Le tueur est finalement abattu par la police mais seulement après s’être isolé quelques minutes avec Karen qui en ressort traumatisé au point d’avoir une amnésie partielle.
Le docteur Waggner la pousse à se rendre avec son mari Bill dans un centre isolé en forêt appelé la Colonie…
Howling est LE film de loup-garou par excellence, abordant tous les thèmes liés à dualité homme-animal. Les loups-garous ne sont pas ici de simple monstre destiné à bouffer le casting mais des êtres qui s‘interrogent sur leur nature, leur humanité. Doivent-ils contrôler leurs pulsions ? Arrêter de manger des humais ? Ou est-ce contraire à leur nature.
On sent leur envie de se mêler aux hommes, de profiter d’une vie moderne, en conflit avec leur sentiment d’être uniques, supérieurs, et pourtant tout prédateur qu’ils soient se sont eux qui se cachent du reste du monde. Le loup-garou inspire certes la peur mais les humains ont toujours exterminé toute forme de danger et la Colonie n'est qu'une cachette reculée pour des êtres un peu pathétique qui tuent surtout des vaches et qui se font un humain de temps en temps pour se sentir plus chasseur que proie.
Les transformations ont pris un coup de vieux mais ça c’est inévitable par contre le film reste très bon et son finale
absolument cultisme
. A voir et revoir sans hésitation.
8 lunes sur 10
L’info en plus : le 2 est un nanar assez astronomique.
Le loup garou de paris. (1997)
3 Américains un peu concon font un tour de France et décident de faire du Bungee jumping depuis la tour Eiffel. Au moment où Andy s’apprête à sauter il remarque une jeune femme qui tente de se suicider. Il l’a rattrape en plein vol, la sauve et se blesse. Une fois sortie de l’hôpital il va chercher à la retrouver mais découvre qu’elle fait partie d’une bien étrange secte…
LGP est un film très con et très assumé qui part bien avec des moments très drôles et qui s’effondre en cour de route, le navet prenant pas sur le nanar. La faute notamment à un scénario bien débile et surtout une histoire qui trainent en longueur sur la fin et casse complétement le rythme, pourtant le film fait moins d’une heure trente.
Les méchants loups-garous sont des anarchistes tordus qui disent vouloir purger le monde des nuisibles (les touristes américains ?) et répandre la bénédiction du loup auprès des gens dignes le tout dans un blabla proto nietzschéen sans queue ni tête.
En résumé ce n’est pas moche, c’est à moitié français et ça s’effondre comme un soufflé raté au four, pas grand-chose à ajouter hormis que ça empile les clichés sur les américains et les français comme une tour de Babel.
Un peu une déception car la bande annonce m’avait marquée dans m’a tendre enfance au point de m’en souvenir 20 ans après.
3 morsures sur 10
Le chaperon rouge (2011)
Dans un village perdu au milieu d’un bois hanté les habitants ont trouvé un accord avec le loup-garou qui rode. Depuis des générations à chaque pleine lune ils lui offrent des animaux d’élevages en sacrifice et lui à arrêter de les traquer. Mais soudainement les meurtres sauvages reprennent, le loup à rompu le pacte pour une raison inconnue et les villageois n’ont d’autre choix que de découvrir sa cachette. Au même moment des chasseurs de monstre débarquent dans le village et leur chef à des méthodes radicales pour découvrir l’identité humaine du loup qui se cache selon lui non pas dans la forêt mais au milieu des villageois. Valérie, une jeune femme dont la sœur est l’une des victimes du loup, va mener sa propre enquête mais le monstre semble lui porter un intérêt tout particulier et le village cache plus d’un secret…
Red Riding Hood est une très bonne surprise !! J’avoue que je partais avec des aprioris, grosse machine Hollywoodienne qui met ses salles pattes sur un conte pour enfant etc.
Bien loin du conte nous comme ici dans un huis clos à l’échelle du village où tous deviennent suspect aux yeux de Valérie et donc des nôtres, même la grand-mère du conte. Les méthodes des chasseurs de monstres sont une allusion évidente aux plus glorieux moments de l’inquisition et nous rappelle que la bête est en chacun de nous et que rien en vaut la peur pour l’éveiller. Oui, même pour cette petite friponne de Valérie qui m’évoque plus un succube tentateur que l’innocent petit chaperon rouge mais bon en même temps quand tu prends Amanda Seyfried dans le rôle tu sais où tu vas.
D’ailleurs c’est marrant car dans Jennifer Body c’est elle qui tue le succube, alors que j’étais plus sous son charme que celui de Megan Fox qui joue le démon diablement sexy... hum je m’égare, ce sera pour une autre fois.
Le loup a un très bon rendu, il dégage férocité et puissance et ce livre à un joyeux jeu de massacre et puis il a une apparence assez différente de ce qu’on voit dans les autres films de la sélection pour les loups-garous. C’est un très gros loup comme dans … Twilight… merde. Mais bon il est autrement plus badass !
Le label Razorback approuve.
8 griffures sur 10
Peur bleue (1986) alias Silver Bullet
Dans la parfaite petite ville américaine de Tarker’s Mill le mal rode à chaque pleine lune depuis plusieurs mois. Disparitions et morts violentes se succèdent et plonge la communauté dans la peur et le chaos. Marty, un jeune paraplégique, commence à soupçonner qu’un monstre pourrait être à l’origine de ces meurtres. Lors d’une ballade sur son fauteuil mobylette il va croiser la route du loup-garou et lui échapper en lui crevant un œil (longue histoire, mais faut se méfier des handicapés). Commence alors une traque où lui et sa sœur doivent trouver l’identité humaine du loup avant la prochaine pleine lune où viendra se venger.
Silver Bullet est l’adaptation d’un roman de Stephen King du même nom ou n’apparaisse ni sorcier démoniaque ni le shinning et où même le suspense n’apparait pas bien longtemps.
Commençons par les aspects positifs, le rôle principal met en scène un enfant paraplégique ce qui n’est pas courant dans les années 80 mais en plus celui-ci n’est pas relégué au rôle du cerveau ou du geek qui piloterait sa sœur à distance. Grace à son oncle mécano il prend part à l’action et à l’enquête plutôt que d’être passif et c’est la une utilisation ingénieuse du personnage et de son handicap.
Ensuite les choses dérape, déjà parce que le méchant loup se spot à des kilomètres et parce que rien ne vient bousculer le déroulement totalement prévisible de l’histoire.
Le principale problème c’est que là je vois plus un film mais un cahier des charges, une check list des éléments du film d’horreur mis sur pellicule sans âme ni ambition.
Une petite ville de campagne religieuse et pépère frappée par le crime
Des américains qui veulent faire justice eux-mêmes
Un gamin qui voit un monstre mais que personne ne croit sauf un autre gamin
Un prêtre tellement louche que je lui interdirais d’approcher d’une école et qui fait des sermons sur la rédemption
Des flics très incompétents
L’esprit de famille comme dernier rempart face au danger
Rien ne manque, un pur produit… on dirait une recette de cuisine et c’est plutôt chiant. Le méchant qui est (spoiler) le prêtre aurait pu être intéressant mais l’histoire s’intéresse trop peu à lui et à son dilemme moral. Son refus du suicide et rapidement abordé mais sans plus. C’est d’un classicisme absolu.
4 balles sur 10
Pleine lune (1996) alias Bad Moon
Le danger ne vient pas de là où on l’attend.
On termine avec la perle méconnue.
Pleine Lune est un cas à part car c’est le film sur lequel j’ai sans doute le plus à dire mais pour cela je vais devoir spoiler l’intégralité de l’histoire donc passant va voir le film à Sparte si ça te botte sinon cale toi dans ton siège et lit la suite au passage je le note 7 morsures sur 10.
Dans la forêt tropicale indienne un couple d’explorateur est attaqué par un loup-garou, la femme se fait bouloter, l’homme tue la bête après avoir était griffé.
Au même moment aux USA Janette une avocate élève son fils seul et chasse un démarcheur à domicile qui tente de l’arnaquer avant de provoquer son berger allemand et de simuler une morsure.
Janette l’insulte et le chasse à coup de menace de procès. Puis Ted, notre aventurier du début qui est le frère de Janette, l’appel pour lui dire qu’il est rentré de la jungle et que sa copine l’a larguée (heu ?). Il vient s’installer avec sa caravane dans le jardin de Janette qui est proche d’un bois.
Dès le premier soir Tonnerre, le berger allemand, espionne Ted qui quitte sa caravane pour aller se menotter à un arbre avant de se transformer en loup-garou. Tonnerre essaye alors d’attirer sa maitresse jusqu’au loup pour lui révéler la vérité mais échoue. Il se contente alors de Stalker Ted qui est de plus en plus mal à l’aise face au chien, commence à lui parler et qui raconte au fils de Janette qu’il connait bien les loups-garous et que ceux-ci se transforme quel que soit l’aspect de la Lune, d’où le titre Bad Moon qui perd tout son sens en français car justement la pleine lune n’a rien à voir avec la transformation.
Un soir Ted se transforme avant d’avoir pu se menotter à un arbre et retourne vers la maison. Tonnerre tombe sur les menottes et comprend le danger que court la famille, il se précipite jusqu’à la maison et engage le combat avec le loup-garou qui se replie. Janette sort de la maison à cause du bruit et suit Tonnerre jusqu’à la caravane et y trouve plein de truc louche dont des photos du corps de la petite ami de Ted.
Le vendeur vindicatif du début revient à ce moment-là avec un hachoir (oui oui, le mec à la haine) pour égorger Tonnerre dans son sommeil, mais il tombe sur Ted qui d’un seul coup de griffe l’égorge l’éventre et lui tranche la main, fatality.
Janette pense alors que Ted est peut être un tueur psychopathe et commence à lui poser des questions pas louche. Ted provoque alors Tonnerre d’un clin d’œil et celui-ci lui mord le bras et finit à la fourrière. Le gamin le libère tandis que Janette découvre Ted entrain de s’attacher à son arbre fétiche.
Il y un peu de blabla puis bagarre bagarre.
Janette vide alors les 8 balles de son 6 coups chargé de 4 munitions sur le loup garou. (Bon ok c’est un peu bâtard d’avoir compté mais y’a un gros zoom sur les 2 balles qu’elle n’arrive pas à rentrer dans le barillet).
Ted gravement blessé s’enfuit dans les bois suivit de Tonnerre qui l’achève à l’aube lorsqu’il redevient humain. La vie reprend son cour et tonnerre est le héros de la petite famille qui s’occupe de ses blessures. Comment il a échappé à la peine de mort pour avoir tué un homme ça c’est une autre question.
Tout est bien qui finit bien.
Mais ça c’est ce que l’on veut nous faire croire.
Moi j’ai une autre version de l’histoire, une version plus sombre, comme les compte pour enfant d’avant les frères Grimm (Dawn ?) : ce putain de chien est démoniaque et tente de tuer ses maîtres depuis le début par l’intermédiaire du loup garou.
Je m’explique, je pars du principe qu’il est intelligent puisqu’il sait à quoi serve des menottes et comprend ce qui risque d’arriver lorsque Ted ne les portes pas le soir. Et depuis qu’il a découvert l’identité secrète de Ted, Tonnerre n’a de cesse d’essayer d’amener sa maitresse à proximité du loup, qu’il essaye de lui révéler la vrai nature de son frère ok mais pourquoi faire courir un tel risque à Janette ? Surtout qu’il insiste le bougre, à trois reprise il essaye de la conduire au loup-garou en pleine nuit.
Dès le début de l’histoire il agresse le démarcheur, comme s’il voulait créer des problèmes à Janette.
Au moment de la mort du vendeur vindicatif on remarque que Tonnerre à une niche bien qu’il dorme systématiquement dans la maison, il a donc réussi à s’infiltrer au sein de la famille, brisant la limite entre animale domestique et membre de la famille. D’ailleurs lorsque le vendeur se fait tuer par Ted Tonnerre est aussi à l’extérieur de la maison et il n’intervient pas. Peut-être même qu'il participe ?
Le soir où Ted n’arrive pas à s’attacher à temps et aussi à mettre au compte de Tonnerre puisque c‘est lui qui le retarde au point que la transformation se déclenche à proximité de la maison.
Quand Tonnerre attaque Ted celui-ci lui fait un clin d’œil, peut être un signale convenu entre les deux. Le but de Tonnerre est sans doute de se disculper du meurtre du démarcheur dont il est soupçonné car s’il est en fourrière alors que d’autres massacres ont lieu il sera disculpé sauf qu’il a sous-estimé le risque pour lui et se retrouvé condamné à l’euthanasie et comprend que le loup garou l’a trompé pour liquider la petite famille sans lui ! Heureusement il avait un plan de secours, ce ridicule petit humain qui tient tellement à lui qu’il vient le sauver de la fourrière.
Et pour finir il achève un Ted gravement blessé et sans défense sans aucune pitié avant de retourner au calme planifié d’autres actions machiavéliques. Tout le film peut être sujet à une double lecture assez fendarde.
Ça c’est ce qui arrive lorsque le film joue un peu trop avec la suspension d’incrédulité, moi je veux bien que le chien soit super intelligent et soit un personnage à part entière mais dans ce cas il faut que toute ses actions suivent cette logique, il ne peut pas être super intelligent pour une scène voire presque dialoguer avec un personnage pour redevenir un chienchien un peu concon la scène suivante. Sinon plus rien n’est cohérent à moins de ce faire sa propre interprétation du film (ce qui est très drôle au passage).
Bad Moon est fondamentalement bancale sur ce point et pourtant je l’aime bien, que ce soit pour son côté film à tout petit budget pourtant bien réalisé ou la surinterprétation des actions de Tonnerre.
Ted le lupus canis est un personnage assez attachant qu’on voit peu à peu sombrer dans la folie et qui lutte nuit après nuit pour ne pas faire de mal à ses proches sans qu’il n’y est de lumière au bout du tunnel.
De tous les loups-garous présents dans cette chronique il est le plus désespéré, celui qui accepte le moins bien ça nature.
Le clan de Howlings cherchent à concilier chasse à l’homme et vie moderne et s’inquiète seulement de sa discrétion. Dans le loup-garou de Paris les loups sont des anarchistes timbrés qui cherche le salut dans une apocalypse lupine et qui vénèrent leur nature comme un don sacré. Le pasteur de Silver Bullet cache sa lâcheté derrière sa foi et se rêve sauveur des âmes de son troupeau pour ne pas voir la réalité en face. Enfin le loup du chaperon rouge tue par vengeance puis par plaisir après s’être contenu pendant des années. Tous ont accepté leur nature assez facilement et y prennent même un certain plaisir contrairement à Ted.
Attaquer Janette est pour lui le point de non-retour, le moment où il renonce au combat et décide d’essayer de s’accepter tel qu’il est où plutôt comme il se voit, monstrueux et meurtrier.
7 loups sur 10
Dernière modification par
DiderLord
,
23-08-2018, 17h20
.
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DiderLord
a répondu
21-06-2018, 15h55
Mais de rien Akho toujours heureux que des gens prennent la peine de voir les films cités, surtout que Razorback c'est la mesure de base. Dans le même genre Arachnophobia est excellent.
Bon maintenant place au film de Vampire ! L'un des monstre sacré du cinéma .
Vampyre, vous avez dit Vampyre ?
Film américain de 1985
Charlie est un ado américain comme les autres, il passe des heures devant la télé, pelote sa copine en espérant aller plus loin et attend un miracle qui le sauvera de la routine (alien, invasion russe, etc…). Arrive alors deux nouveaux voisins dont l’un, Jerry, ne sort que la nuit. Charlie, n’écoutant que sa soif de voyeurisme, regarde envieusement Jerry inviter des nanas chez lui depuis sa fenêtre mais remarque aussi qu’Ed le pote de Jerry les évacues discrètement en civières.
Il va rapidement se rendre compte que Jerry est un vampire et Ed son serviteur humain qui garde son cercueil le jour et va demander de l’aide à Peter Vincent, un chasseur de vampire renommé… dans une série télé.
Vous avez dit Vampire est un bon film de monstre et plus une comédie qu’un film d’horreur. L’histoire ressemble à une caricature fantastique du film d’Hitchcock « Fenêtre sur cour » où un homme à la jambe cassé espionne ses voisins pour tuer le temps et découvre que l’un d’entre eux est un meurtrier.
Mais ici l’intrigue n’est pas de savoir si Jerry est un vampire ou si Charlie est en plein d’élire car la nature du Vampire est assez rapidement confirmée. La question est plutôt de savoir si Charlie va réussir à convaincre son entourage.
Jerry est par ailleurs un Vampire très urbain, il propose une trêve à Charlie lorsqu’il découvre que celui-ci a découvert son secret, prétextant qu’il ne tue pas dans le voisinage afin de ne pas attirer l’attention et qu’ils pourront tous deux continuer leurs vies comme si de rien n’était.
Charlie avec ses réactions étranges voir pas du tout crédible est le moteur comique du film qui dégage une atmosphère assez surréaliste, et vas-y que je demande à un acteur de série B s’il est réellement un chasseur de vampire.
Les autres personnages qui gravite autour de Charlie reste très cliché : la petite amie un peu concon, le pote crétin et agaçant qui refuse de croire, la mère à l’ouest qui se pose jamais de question sur ce que fait son fils même lorsqu'il cloue des croix aux murs et le vieux chasseur de vampire en quête de gloire qui est un acteur au rabais.
Heureusement les méchants relève un peu le niveau.
On retrouve ici la figure du vampire séducteur à l’apparence tout à fait humaine sauf lorsqu’il se nourrit, loin des monstres des décennies précédentes. Une tendance du film vampirique qui se confirmera avec Entretien avec un vampire et qui culminera dans la déchéance avec Twillight.
Un des points intrigant est la relation Jerry / Ed, celle-ci n’est pas une caricature de rapport maître esclave, Ed a tout à fait conscience de qui est son maître sans que ça le perturbe et ne semble pas le servir sous la contrainte. Une amitié sincère semble lié les deux et Jerry est réellement sous le choc de la mort son ami humain, enfin plus ou moins humain. (spoiler !)
Dans un film somme toute très classique ça m’intrigue quand même vachement, Ed est-il une sorte de fils adoptif ? Un survivant d’une attaque ? Il a été recruté sur BuyYourSbire.com ? On peut imaginer plein de truc.
M’enfin la conclusion c’est que le film a pas trop mal vieilli et qu’il reste drôle et décalé 30 ans après, le fait qu’il ne se prenne pas au sérieux aide sans doute pas mal.
7 crocs sur 10
L’info en plus : le film a eu une suite et Jerry mange souvent des pommes et merde ça aussi ça m’intrigue, il peut les digérer ?
Fright Night
Film de 2011 remake du premier Fright Night alias Vampire vous avez dit vampire ?
Charlie est un ado américain comme les autres, il passe des heures devant son pc, pelote sa copine en espérant aller plus loin et attend un miracle qui le sauvera de la routine (alien, missile nord-coréen, seconde guerre de sécession etc…).
Arrive alors un nouveau voisin, Jerry, qui s’avère plutôt sympa et qui travaille de nuit. Mais le meilleur ami de Charley, Ed lui révèle qu’il a des preuves que Jerry est en fait un vampire responsable de la vague de disparition de ces dernières semaines avant de disparaitre à son tour.
Il y a comme un air de déjà vu non ? Même si ce remake diffère peu de l’originale il est quand même un petit peu plus sérieux et change un peu les rôles des uns et des autres. Charley n’est plus celui qui découvre l’identité du vampire et ce n’est plus un idiot congénital. De manière générale les personnages sont moins idiots et l’humour ne porte plus sur leurs bêtises ou leur réaction mais sur la figure du vampire au cinéma.
Et du coup Colin Farell qui joue Jerry s’en donne à cœur joie. Il cabotine, sur-joue et est plein de tic bizarre, à lui seul il fait le spectacle et campe l’un vampire des vampires les plus sympathiquement cruel du cinéma à défaut d’être l’un des plus profond.
Tout en restant somme toute assez classique et prévisible le film à quelques très bons moments qui le hisse au-dessus du moyen, comme l’inventivité de Jerry pour contourner la loi qui interdit aux vampires d’entrer dans les maisons sans y être invité. D’ailleurs cette règle n’existe pas dans le premier Fright night.
Le film se passe à Las Vegas et l’extrême mobilité de la population dans cette ville justifie que les meurtres de Jerry passent inaperçu. Peter Vincent le chasseur de vampire n’est plus un acteur mais dirige un spectacle à succès dans un casino. Et c’est toujours aussi idiot que le héros lui demande de l’aide.
On est ici dans du film popcorn assumé bien loin d’un roman d’Anne Rice et des réflexions méta sur la vie, la mort et la folie. Donc difficile de développer plus en avant ou de trouver un sous texte caché.
Fright Night n’est pas un grand film de vampire mais un petit plaisir coupable que je vous recommande chaudement. Un pur produit des années 80 remis au gout du jour dans son traitement de l’histoire et avec de bons effets spéciaux.
7 Pommes sur 10 car oui Jerry est toujours fan de pommes et on ne sait toujours pas pourquoi.
Je reviendrais à un moment ou un autre sur les grands films de Vampire, mais d'ailleurs sont ils réellement des films de monstre ? En attendant de répondre à cette question le prochain sujet portera sur les Loups garous ! Et non il n'y aura pas Underworld.
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Nilfinwen
a répondu
17-05-2018, 21h22
J'aimerais te remercier Dider, pour m'avoir fait découvrir un film extraordinaire.
Le film "Razorback" est une pépite ! Pour moi, il est bien au-dessus d'un "nanar" ou d'un film de catégorie B.
Certes, l'histoire est somme toute basique et l'on n'est jamais réellement surpris par des rebondissements. De même, les profils des différents personnages sont assez stéréotypés (L'Australienne blonde, un club de chasseur, qui passe son temps à boire et à foutre la merde, l'américain boy band).
Mais, tant d'autres points positifs ! Un monstre atypique, qui fournit son lot de suspense et de mort. La "traque" de la bête, qui représente une des principales intrigues est fort intéressantes. Les paysages, axés sur le désert australien, sont magnifiques ! Les thèmes qui s'y mélangent, sont nombreux : l'image d'une société presque "post-apocalyptique", l'écologie et la pauvreté (une journaliste qui enquête sur la chasse, dans une ville ou, lorsque les mines ont fermé, le dernier moyen de subsistance résidait dans la vente de kangourou).
Et surtout, une scène bouleversante : lorsque le personnage principal "pleure" sa femme, accoudé a une barrière, une bague dans la main, au coucher de soleil et regardant les paysages arides. La Bo qui l'accompagne sublime la scène. J'en ai versé une larme (cette musique me fous encore des frissons :
https://www.youtube.com/watch?v=P-1fc0VJlCU
).
Bref, un film que je n'oublierais pas.
Dernière modification par
Nilfinwen
,
17-05-2018, 21h24
.
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Foeurdr
a répondu
17-05-2018, 20h05
Non mais tu les as déjà fait les requins !
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