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  • Le retour du Belliqueux

    Bon, j'avais commencé cet embryon de fic y'a de ça 3/4 ans et j'avais écrit ces quelques lignes. Arrêté fautes d'idée et de motivation. Mais bon, vue que c'est la mod j'ai décidé de la reprendre en changeant les noms des membres de l'équipage par les noms des membres du fofo. Bon et si les premiers chapitres s'écouleront normalement, comme j'ai aucun idée de la suite je demanderais l'avis du forum pour connaitre la prochaine destination du Belliqueux

    Enfin voila, c'est une petite fiction comme ça pour passer le temps


    Chapitre 1 : Bienvenu à bord



    L’homme commença à s’agiter. Sa tête se balançait légèrement et ses pupilles s’agitaient sous ses paupières fermées. Il reprenait peu à peu conscience. Un ronronnement incessant perturbait son sommeil.
    Ses yeux s’ouvrirent lentement, comme à contrecœur. Il regarda autour de lui, l’esprit embrumé. Il était allongé sur un lit, une machine bizarre émettait un sifflement aiguë à sa gauche.
    Il n’avait aucune idée d’où il pouvait être, pourtant il restait étrangement calme. Il voulu se redresser sur un coude mais il se mit à hoqueter violemment et à trembler comme une feuille.

    Quelqu’un lui tendit un petit récipient en plastique dans lequel il vomit de la bille.

    «
    -C’est pas agréable hein ? Craches moi bien tout, ton module a pas bien fonctionné, le retour est un peu difficile mais ne t’inquiète pas, tu es en parfaite santé. »

    L’homme voulu acquiescer mais une autre remontée de bille l’en empêcha.

    «
    -Voila, c’est bien… ah, j’y pense, tu parles bien français ? »

    L’homme trouva la force d’acquiescer.

    «
    -Parfait, regardes moi »

    L’homme leva la tête lentement et vit un individu en blouse blanche avec un masque filtrant blanc sur la bouche et un calot sur la tête, ce qui confirma ses soupçons : il était vraisemblablement à l’hosto.
    Le médecin tapota sur l’écran tactile accroché à son avant-bras gauche. Quelque chose sortit de l’ordinateur dans le sens de la longueur et il pointa son bras sur le visage de l’homme. La petite lampe s’alluma et le médecin testa les réflexes oculaires de son patient.

    «
    -Parfait, dit-il. Vous pouvez bouger vos doigts de pieds ? »

    L’homme essaya puis acquiesça, difficilement à cause des frissons qui l’agitaient. Il voulue dire quelque chose mais le médecin l’en empêcha.

    «
    -N’essayais pas de parler. Calmez vous, c’est une mauvaise passe mais ça ira de suite mieux vous verrez. Tient bois, ça doit pas être agréable d’avoir de la bille dans la bouche hein ? dit il en lui tendant un gobelet remplie d’eau »

    L’homme prit le gobelet et commença à boire. Le liquide chassa le gout âcre de sa bouche et apaisa sa gorge pâteuse. Mais ses gestes maladroits lui firent renverser la moitié du breuvage sur le lit. Il regarda le médecin d’un air penaud.

    «
    -C’est pas grave, lui annonça ce dernier sur un ton amical, on est là pour ça, reposes toi c’est tout ce qu’on te demande. »

    L’homme lui rendit le gobelet, laissa retomber la tête sur l’oreille et contempla le plafond pendant plusieurs minutes, sans penser à rien. Il tremblait de moins en moins.
    Soudain le « Vshhhhh » caractéristique de la porte étanche qui remonte dans le plafond pour laisser passer une personne retentit. L’homme reporta son attention sur la pièce. Un deuxième médecin venait d’entrer dans la pièce.

    «
    -Ah ! Il est réveillé ! Bien. J’ai trouvé des vêtements à taille, ils sont dans le dortoir. Comment va-t-il ? demanda-t’il à son collègue.
    -Bien, les réflexes sont bons, il a vomi au réveil et il tremble beaucoup, bien que ça se soit pas mal calmé.
    -Bah, c’est normal on s’y attendait. Il parle français ?
    -Oui.
    -Parfait, et au niveau de…
    -Je sais pas encore.
    -Bah on verra ça plus tard. »

    Le nouvel arrivant s’approcha de l’homme.

    «
    -Bienvenue à Bord du Belliqueux monsieur. Vous avez passé presque deux ans en coma artificiel, et votre capsule de survie était endommagée, c’est normal que vous ne vous sentiez pas bien. Détendez vous, dans deux heures vous serez parfaitement rétabli et on pourra vous sortir de la salle de réveille. Mon collègue va vous faire avaler quelque chose de chose de solide pendant que je vais vérifier sur votre console si le dernier test montre que tout va bien, mais bon, y’a pas de raison hein ? dit-il sur un ton rassurant.
    -D’accord, croassa l’homme. »

    Pendant les deux heures suivantes, le premier médecin lui fit avaler divers aliments tous plus insipides les uns que les autres en s’excusant platement de l’absence de nourriture digne de ce nom pendant que son collègue pianotait sur la machine à sa gauche, où était relié son cathéter.

    «
    -Vous comprenez, on a eu, disons, quelques problèmes pendant le voyage, on a plus que les rations de survie lyophilisées en stock depuis 6 mois. Mais bon, on s’y fait.
    -Alors… on est sur un vaisseau ?
    -En effet, le Belliqueux, vaisseau d’exploration et de prospection de TOTAL.
    -Drôle de nom pour un vaisseau d’exploration.
    -C’est vrai. Enfin bon, j’me pose pas trop de question, si tu veux savoir le pourquoi du comment faut demander à Faras. Sinon ça va mieux, tu trembles plus à ce que je vois.
    -Non, admit l’homme. »

    Le second médecin annonça alors que le dernier check up était parfait et qu’ils allaient pouvoir le sortir de salle de réveil.
    Son collègue tandis alors un masque au patient et lui demanda de le mettre.
    L’homme s’inquiéta : était-ce pour lui qu’ils portaient des masques ?

    «
    -Pourquoi, je suis contagieux ?
    -Non, vous êtes en parfaites santé au contraire, c’est une simple mesure de précaution. Comme je vous l’ai dit, nous avons eu quelques… problème pendant la mission et… »

    Son collègue lui permit de ne pas s’expliquer en enlevant la perfusion de l’homme et en appuyant sur deux boutons de la télécommande reliée au lit. Ce dernier se mit à rouler lentement vers la porte qui s’ouvrit instantanément sur une petite salle équipée de casier de lavabo. Les deux médecins enlevèrent masques, gants et calots et se lavèrent les mains. Puis l’un d’eux déverrouilla la deuxième porte et le pénétra dans un dortoir assez vaste où un vingtaine de lit était aligné de part et d’autres. Tous étaient vides et la salle était déserte.
    Les deux médecins aidèrent l’homme à changer de lit plus le premier alla récupérer une oreillette posée sur un des bureaux de ce qui semblait être une alcôve réservée au personnel soignant d’où on pouvait surveiller tous le dortoir.

    «
    -Allo, ici Ermaner… oui c’est ça le naufragé c’est réveillé… oui il va bien… non ça on sait pas encore on… »

    L’homme n’entendit pas la suite car le dénommé Ermaner venait de quitter le dortoir par le grand sas qui le clôturait en face de la salle de réveil.

    «
    -Bon j’vais te brancher au moniteur histoire de vérifier que tout va bien et t’injecter quelques somnifères dans quelques minutes histoire que tu sois en pleine forme demain. Je pense que tu pourras aller rejoindre une cabine dés l’aprém’. Annonça le deuxième médecin en lui désinfectant l’avant bras. »
    Il travailla en silence pendant une minute. La grandeur de tout cet espace inoccupé le mettait mal à l’aise.

    «
    -Hum… pas grand monde ici. »
    Le médecin se crispa.
    «
    -Oui, c’est vrai. »
    Pas bavard, songea l’homme qui avait envie de parler.

    «
    -Au fait, c’est quoi votre nom ?
    -Caulaincourt.
    -Caulaincourt… moi c’est… »

    L’homme resta interdit.

    «
    -C’est… »

    Caulaincourt posa sa main sur l’épaule de l’homme.

    «
    -Comme mon collègue vous l’a dit, votre capsule de survie n’a pas très ben fonctionnée. Elle a été endommagée par une explosion, probablement celle de votre vaisseau. J’ai bien peur que…
    -Je suis amnésique c’est ça ? le coupa sèchement l’homme.
    - J’en ai bien peur.
    - Laissez-moi.
    -Je comprends. Je vais juste…
    -Non. Pas de somnifère, laissez moi c’est tout. »

    Caulaincourt hésita.

    «
    -Bon très bien, finit il par dire, Ermaner et moi nous relaieront cette nuit. On sera dans l’alcôve bas, n’hésite pas à nous bipper en appuyant sur ce bouton, quelque soit l’heure, c’est notre job hein. »

    L’homme le remercia d’un vague hochement de tête, l’esprit déjà accaparé par une foule de sentiment et d’idée contradictoires.
    Dernière modification par Archange, 29-08-2011, 21h36.

  • #2
    J'aime bien ton style épuré et l'histoire de l'amnésie, de la prospection et du nom de vaisseau est plutôt intrigante

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    • #3
      J'aime pas ton style épuré et l'histoire de l'amnésie, de la prospection et du nom du vaisseau est plutôt pas intrigant.

      Edit: Je trolle, bien entendu.
      Dernière modification par Faras, 28-08-2011, 22h00.

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      • #4
        Tu veux savoir ce que tu dirais si le héros te demandait hein faras ?

        D'ailleurs des pronostiques pour votre rôle dans le vaisseau ?

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        • #5
          Empereur.

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          • #6
            Erf, et la suite de l'autre récit alors?
            http://www.mundusbellicus.fr/forum/showthread.php?2731
            Aller hop hop hop, au boulot!

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            • #7
              ;(

              J'ai commencé... Mais je fais une pause pour l'inspiration, j'essaie de m'appliquer


              Et on reparle d'un certain héros de calradia ?

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              • #8
                EUh, il s'est foulé la cheville, il est indisponible pour le moment...

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                • #9
                  Chapitre 2 : Premiers pas.


                  L’homme passa une grande partie de la nuit,tous du moins de la période que les médecins lui avaient désigné comme tel. Les deux médecins le surveillèrent à tour de rôle, venant parfois vérifier sur son moniteur si tout allait bien, le dardant au passage d’un regard soucieux.
                  L’homme commença tout d’abord par tenter de se souvenir : qui était-il ? D’où venait-il ? Mais impossible de savoir, rien, aucun souvenir lié à sa personne. Pourtant il savait compter, parler, connaissait des notions d’histoires et la géopolitique actuelle. Il lui semblait néanmoins être français, car ses connaissances sur ce pays lui semblaient plus complètes.
                  Puis il se souvint que ce type d’amnésie était un grand classique de fiction. Il savait qu’un grand nombre de héros de cinéma ou de roman étaient amnésique tout comme lui. Il était bien incapable de savoir quel film ou quel livre il avait pu lire pour savoir ça, mais il savait que c’était un cliché pas original pour un sou.
                  Bien souvent, ces héros devenaient des hommes bons et honnêtes car ils recommençaient leur vie à zéro et découvraient par la suite qu’ils étaient avant de véritables pourritures. Bien sur, c’était du cinéma mais l’homme n’avait rien d’autre à quoi s’accrocher. Il ne fallait pas se morfondre, aller de l’avant, se disait-il, mais au fond de lui il restait profondément abattu de ne pas savoir qui il était vraiment. Peut être que des amis, de la famille l’attendaient en vain depuis deux ans ?


                  Il se réveilla en pleine forme bien qu’il était certain d’avoir très peu dormi, et commença à s’agiter sur son lit. Le dénommé Ermamer somnolait sur une chaise quand Caulaincourt entra dans l’infirmerie.
                  Il secoua l’épaule de son collègue et lui conseilla de se dépêcher si il voulait aller dormir car « Fidelfeu t’attends mais il est pressé, Elrond a besoin de lui à cause de la coque. Je m’occupe du patient. »
                  Une fois Ermamer parti, Caulaincourt s’approcha de l’homme et lui demanda s’il avait bien dormi. L’homme répondit que oui et avant qu’il ait pu poser une question, le médecin lui annonça qu’il allait devoir prendre quelques minutes pour lui permettre d’enlever son masque pour le petit déjeuner. L’homme ne comprit pas mais resta silencieux pendant que Caulaincourt pianotait sur le clavier tactile de la console. La lampe au dessus du lit s’alluma et baigna les deux hommes dans une lumière violette, puis le patient entendit un bruit de ventilateur qui devenait de plus en plus fort et venait masquer le ronronnement habituel du vaisseau. Il comprit que l’infirmerie était munie d’un système d’aération complexe permettant de créer une sorte de bulle d’air stérile autour de son lit.

                  «
                  -Voila tu peux enlever ton masque, lui annonça Caulaincourt. »

                  Il se dirigea vers l’alcôve du personnel tout en pianotant sur le bracelet tactile de son avant bras gauche. Le frigo s’ouvrit alors et il prépara un plateau repas à base de la même ration lyophilisée infâmes que la veille.
                  Il revint pour le donner à l’homme qui attendait patiemment. Ce dernier commença à questionner Caulaincourt tout en mangeant.

                  «
                  -Où m’avez-vous trouvé ?

                  -A environ un an de C14 avec un système de propulsion standard. Il s’agit d’un petit système en bordure de l’espace connu, la dernière colonie française en date. Une planète tellurique de taille analogue à celle de la terre, pourvue d’une atmosphère quasi-respirable qui était en cours d’assainissement quand on en est partie y’a deux ans. Une toute jeune colonie d’ailleurs, elle a été fondée un an avant notre départ. Je me demande si elle a un nom maintenant.
                  -Vous pensez que je viens de là-bas ?
                  -C’est probable, l’autre système habité le plus proche est une des colonies d’Amérique du sud je crois, mais c’est à plus d’un siècle avec des propulseurs standard, et la capsule où on t’as récupéré est trop bas de gamme pour qu’elle provienne d’un vaisseau équipé d’un générateur de saut.
                  -Mais, vous m’avez trouvé comme ça ? Dérivant au milieu de nulle part ? Ca n’a aucun sens !
                  -En effet, c’est étrange, admit Caulaincourt, mais à à peine 40 UA d’ici y’a une petite planète tellurique sans orbite. Vous faisiez peut être partie de l’équipe d’exploration, d’après ce que j’ai compris, sa couleur laisse penser qu’elle est riche en minerai de je sais pas quoi.
                  -Et… Enfin… je ne devais pas être seul dans le vaisseau, il y a peut être d’autres survivants, qui se souviendront de moi.
                  -C’est possible mais nous n’avons plus assez d’énergie pour nous lancer dans une chasse aux sorcières. Mais une fois rentré nous informerons les autorités compétentes, et en moins de 6 mois on aura retrouvé tous les survivants potentielles et même l’épave du bâtiment si il ne s’est pas désintégrer. »

                  L’homme ne put pas poser d’autres questions car Caulaincourt lui annonça qu’il devait essayer de marcher.

                  «
                  -Ca fait presque deux ans que tu ne t’es pas servie de tes jambes. Le modules a quand même en partie fonctionné et elles sont toute à fait aptes à supporter ton poids mais tu risques d’un peu peiner au début, le temps de te réhabituer, alors remet ton masque je vais t'aider à te redresser. »

                  Les premiers pas furent hésitants mais arrivé midi, l’homme marchait tout à fait normalement. Ermamer revint accompagné d’un individu en combinaison en peau synthétique bleu. Un Badge sur son torse apprit à l’homme qu’il s’agissait du dénommé Fidelfeu, dont il avait souvent entendu le nom.
                  Ils amenaient avec eux le déjeuner, constituer d’une bouillie rouge qui avait presque bon goût.

                  «
                  -Aikiko a dit que le nouveau pouvait bien prendre la dernière bonne portion de gaspacho en poudre, il ne voulait pas qu’il ait une trop mauvaise impression de sa cuisine. Expliqua Fidelfeu. »

                  Les trois membres d’équipages discutèrent de manière animée mais l’homme ne put suivre, car leurs propos contenaient trop de noms et de mots inconnus. Il mangea en silence, seul avec ses pensées.

                  Au terme du repas Fidelfeu se leva et annonça au nouvel occupant du Belliqueux qu'il devait le conduire à sa cabine.

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