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  • ( 7 – 11 Mai) : 4 Jours de Dunkerque (H.C) - Etape 2



    Effectif aligné :
    Nom, spécialité (rôle sur la course)
    Manix, sprinteur/flandrier (Leader au général, sprinteur)
    Faras, grimpeur (Baroudeur)
    Foureur, sprinteur (Baroudeur / Poisson pilote)
    Heraemoes, grimpeur (Equipier)
    Rahl, sprinteur/puncheur (Equipier de luxe / Poisson pilote)
    Ryurk, rouleur/contre-la-montre (Equipier de luxe)
    Sauron, grimpeur (Equipier)
    Vertigo, rouleur (Equipier)

    Directeur sportif : Archange



    Je n’ai malheureusement pas de screen pour cette étape… Mais elle était bien !
    Pour me faire pardonner, une interview de Foureur par l’Equipe, parce qu’il a fait une belle échappée et qu’il est deuxième du général.


    L’Equipe : Bonjour Foureur, on vous a vu bien en évidence aujourd’hui avec Bodnar et Chainel, et de toute évidence vous êtes celui qui s’en est le mieux sorti : 1er exaequo au classement de la montagne, mais surtout 2ème du classement général, meilleur jeune et 3ème au classement par points grâce aux sprints intermédiaires que vous avez tous remportés. Une vraie réussite pour vous ?

    Foureur : Oui, j’ai bien montré le maillot et même si la victoire n’est pas au bout j’ai été performant sur les GPM et les sprints intermédiaires. J’ai déjà montré en Espagne que je pouvais être performant sur ce type de longue échappée puisque j’ai remporté une étape de la sorte en Andalousie, mais c’est vrai que j’ai peu l’occasion de le montrer. Le leader a été choisi, c’est Manix, et en tant que deuxième meilleur sprinteur je suis souvent cantonné à un rôle de poisson-pilote. Alors oui ça fait plaisir de faire autre chose, moi le vélo que j’aime c’est un vélo d’attaque, un vélo de mouvement, pas un vélo où on reste caché dérrière ses équipiers et où on joue les 200 derniers mètres. Mon directeur sportif m’a promis que de tant en tant je pourrais jouer ma carte personnelle et prendre l’échappée matinale. Ca pas été vrai souvent mais faut reconnaître qu’avoir le champs libre pour m’amuser sur une course aussi prestigieuse que les 4 jours de Dunkerque, ça compense largement 1 mois à jouer les nounous !

    L’Equipe : Il y a donc une certaine animosité entre le sprinteur de votre équipe, Manix, et vous ?

    Foureur : Disons qu’on fait chacun de notre mieux pour faire notre travail correctement…

    L’Equipe : On vous a vu dans le final de l’étape hausser la voix avec Bodnar et Chainel, l’entente n’était pas bonne avec ces coureurs ?

    Foureur : Ouais je suis comme ça, un peu sanguin parfois, mais non l’entente était bonne jusque dans le final. Après c’est de bonne guerre, j’ai gagné tous les sprints intermédiaires donc je peux comprendre que Bodnar refuse de rouler dans les derniers kilomètres…. Même Chainel d’ailleurs. Après voilà ça crie un peu, avec la barrière de la langue tout ça, mais dans les faits si je croise Bodnar demain je lui donne une tape sur le dos et on discute tranquillement. Ce qui compte c’est qu’on ait passé plus de 100 kilomètres à collaborer tout les trois sous les applaudissements du public et qu’on se soit bien amusé à faire des petits sprints pour les GPM et les sprints intermédiaires. Hier j’ai passé une très bonne journée sur le vélo, je me suis amusé, et eux aussi j’en suis certain, et c’est des moments qu’on a partagé ensemble, alors ne vous fiez pas aux éclats de voix du finale, en vrai on s’aime bien !

    L’Equipe : Maintenant vous voilà en position pour jouer le général, le classement de la montagne ou le classement par points, voir les trois à la fois ! Quel classement allez vous défendre ?

    Foureur : Aucune idée, je verrais demain. Mon directeur sportif m’a dit que j’avais quartier libre pour faire ce que je voulais sur ces 5 jours de course tant que ça décevrait pas les intérêts de mes coéquipiers. Je dois seulement aider Manix dans les sprints si je me retrouve avec lui dans le final. Donc je vais respecter les consignes à la lettre : courir à l’instinct et m’amuser, et jouer les poissons pilotes si je suis en mesure de le faire. J’ai pas vraiment de stratégie en tête.

    L’Equipe : Merci beaucoup ! On espère que vous ferez bouger la course demain alors !





    Et Foureur l’a fait bougé ! Franchement je suis vert de rage d’avoir perdu les screens, parce que cette étape c’était de la dynamite.

    En gros le terrain est très vallonné sur 175 kilomètres, mais aucuns pavés. L’échappée du jour a du mal à se dessiner, ça roule fort et tout le monde est à cran. A un moment y’a Steve Chainel (Cofidis, 2ème division) qui arrive à prendre un peu de large. Il veut aller récupérer les points pour le classement de la montagne, mais il est aussi 4ème au général à moins de 10 secondes de Kittel !!! Foureur la joue d’instinct et sort du peloton avec Vertigo, Bodnar et trois autres types. Finalement seul Foureur parvient à revenir sur Chainel après une poursuite de 30 kilomètres (grâce au travail de Vertigo, toujours lui). ! Les autres lâchent les uns après les autres et sont repris par le peloton, qui commence déjà à avoir des lâchés !! Il y a de très nombreux GMP et un sprint intermédiaire : cette fois ils sont tous remportés par Chainel, et Foureur sera systématiquement deuxième.

    Mais à 50 kilomètres de l’arrivée, Foureur est lâché par Chainel qui file seul. Et là ça part en couille !

    Le peloton ne compte plus que 60 unités, et alors qu’il arrive au sprint intermédiaire, Kittel (Giant Alpecin, 1ère division) et Démarre (Française des Jeux, 1ère division) se disputent le sprint intermédiaire pour les points et les bonifications de la 3ème place. Mais Démarre est un malin ! Il ne coupe pas son effort avec le sprint intermédiaire et le voilà qui se lance avec 5 équipiers dans une course poursuite avec le peloton, emmenant Kittel avec lui ! Dérrière les Giant Alpecin commence à rouler, mais hésite : après tout leur leader Kittel est avec Démarre, ça peut être avantageux de le laisser avec les Française des jeux, mais est-ce que les 6 FDJ réussiront à revenir sur l’échappée ? Chainel et même Foureur ont l’air en forme et peuvent tout à fait être dangereux pour le classement général si on les laisse gagner avec trop d’avance ? En plus les Giant ne sont plus que trois dans le peloton, les autres sont lâchés…
    Finalement Foureur sera repris par le groupe Kittel / Démarre. Derrière il faudra une coalition de 5 équipes pour revenir sur les FDJ, Kittel et Foureur, à 5 kilomètres de l’arrivée !
    L’arrivée se termine sur une petite côte de 800 mètres : Chainel à 30 secondes sur le peloton réduit à 30 unités, mais il va caller et se faire rattraper ! C’est finalement un doublé de puncheur de la Movistar qui s’impose ! Mais quelle étape !
    Manix et Rahl termine aux alentours de la 25ème place, à la toute fin du premier groupe.

    Foureur lui s’est fait lâché et termine dans le groupe 2, à 1 minute du vainqueur.

    C’était assez épique ! Je vous montrerais les classements avec l’étape de demain

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    • (7 – 11 Mai) : 4 Jours de Dunkerque (H.C) - Etape 3 : Oignies - Liévin



      Résultat de la veille déjà :
      Spoiler:







      Foureur est de facto éjecté de la lutte pour le général mais reste dans la course pour le maillot vert et le maillot à pois.



      Effectif aligné :
      Nom, spécialité (rôle sur la course)
      Manix, sprinteur/flandrier (Leader au général, sprinteur)
      Faras, grimpeur (Equipier)
      Foureur, sprinteur (Leader maillot à pois / Leader classement par point / Poisson pilote)
      Heraemoes, grimpeur (Equipier)
      Rahl, sprinteur/puncheur (Equipier de luxe / Poisson pilote)
      Ryurk, rouleur/contre-la-montre (Equipier de luxe)
      Sauron, grimpeur (Equipier)
      Vertigo, rouleur (Equipier)

      Directeur sportif : Archange


      On notera les changements de rôle de Foureur et Faras au vu de l’évolution des circonstances de course. Faras n’aura donc pas pu jouer sa carte personnelle sur ces 4 jours de Dunkerque, dommage pour lui, mais c’est un sport individuel qui se courre par équipe.



      La fraicheur commence à être un peu entamée.
      Sinon la course se terminera vraisemblablement par un sprint malgré un terrain un peu escarpé dans le final. M’enfin les sprinteurs devraient passer sans problèmes.



      Encore une fois Kittel et Démarre sont les favoris. Lobato revient souvent également, après sa deuxième place la veille.



      On va jouer le sprint pour Manix, et on va tenter de glisser Foureur dans l’échappée pour le troisième jour consécutif afin d’aller chercher des points.


      Allez ! Place à la course !

      Spoiler:
      Comme d’habitude ça commence fort avec une âpre lutte pour l’échappée matinale. Un premier quatuor semble être le bon, avec notamment le français Flavien Dassoville pour Auber 93 (3ème division), maillot bleu, en deuxième position.



      Mais les Giant Alpecin savent que Kittel est le meilleur sprinteur présent, et de loin, et que les autres équipes de sprinteur risquent fortement de ne pas les aider dans la poursuite des échappées. Quatre hommes, c’est donc trop pour une seule équipe selon eux, et les fuyards sont donc rattrapés promptement.




      Foureur tente alors sa chance, emmenant avec lui quatre concurrents, dont les français Julien Antomarchi (Roubaix Lille Métropole, 3ème division) en orange juste derrière Foureur, et Anthony Maldonaldo, un sprinteur de chez Auber 93 qui veut vraiment caser un gars dans l’échappée.





      Mais Giant ne veut surtout pas laisser partir cinq hommes. La lutte est acharnée, Foureur ne lâche rien.




      Mais l’échappée est reprise. Rebelote, nouvelle tentative d’autres coureurs alors que les gros nuages gris laissent tomber les premières gouttes.



      Et encore une autre :




      Il faudra prés de 60 kilomètres pour que la bonne échappée se décide. Et c’est un groupe de cinq, parmi lesquels on retrouve le japonais Beppu, souvent à l’attaque les jours précédents, Julien Antomarchi pour Roubaix Lille Métropole et Benoit Jarrier pour Bretagne Séché Environnement (en vert et noir, 2ème division).



      La poursuite s’engage, que dire de plus si ce n’est que Foureur est dégouté de ne pas être dedans ?. Ah si, une chute !

      Car alors que notre équipe roule bien groupée sous la pluie :



      La pluie fait glisser le jeune espoir Kazakh d’Astana (1ère division, bleu ciel) Alexey Lutsenko, qui entraine notre doyen Hera dans sa chute.



      Cela est l’occasion pour moi de vous annoncer que ce mois de mai sera l’occasion de commencer ce que j’aurais du faire depuis longtemps : un décompte des chutes de chacun !

      Plus de peur que de mal pour notre grimpeur vauclusien qui revient dans le peloton avec l’aide de deux Saxo – Tinkov (Jaune et bleu) et de Lustenko et Westra d’Astana. (Les chutes sont nombreuses sur ces routes détrempées.)



      Bien des kilomètres plus loin, alors qu’il ne reste plus que 40 kilomètres et que le peloton aborde les quelques reliefs qui précèdent le final, l’écart avec les 5 hommes de tête n’est plus que de 2 minutes. Les côtes sont avalées à grande vitesse sous l’impulsion de l’équipe du maillot jaune, on fait ce qu’on peut pour maintenir Foureur et Manix à l’avant.



      Les FDJ et les Movistar viennent remplacer les Giant en tête de peloton : leurs sprinters respectifs : Démarre et Lobato, ont la réputation de mieux supporter les courses vallonnées que le colosse allemand Marcel Kittel. Ils espèrent ainsi épuiser le maillot jaune pour qu’il soit prenable au sprint. Malheureusement pour eux la pluie s’est arrêtée, rendant la course plus facile.



      Cela n’empêchera par le peloton de perdre un tiers de ses effectifs en trois côtes. Parmis les lâchés : Sauron et hera, qui accuse le coup de la chute du matin.




      Dans la dernière côte, les Cofidis (2ème division, en rouge) viennent remplacer les Movistar en tête de peloton Leur sprinteur, Adrien Petit, doit être très motivé par cette arrivée sur ces terres, lui qui est du Nord – Pas de Calais.
      L’échappée est en vue !



      Ryurk, qui a des bonnes jambes malgré le fait qu’il ne soit pas dans un pic de forme, improvise et demande à Vertigo de le remonter en tête de paquet.



      Notre puissant rouleur fait alors parler les jambes dans la descente très roulante, et creuse un petit écart avec le peloton.



      Il prendra jusqu’à 30 secondes sur le peloton au milieu des horribles maisons en brique du nord de la France.



      Mais les Cofidis mettent à rouler un équipier qui s’était préservé jusque là, et l’écarte diminue rapidement sous la barre des 20 secondes à dix kilomètres de l’arrivée.



      Impossible n’est pas Ryurk ! Notre lorrain passe deux dents en plus et le voilà qui fonce à travers les gerbes d’eau qu’il soulève d’une route à nouveau arrosée par les intempéries. L’écarte grossit encore une fois et dépasse les 30 secondes !



      Il parvient à faire la jonction avec le groupe de tête, qui n’est plus constitué que de 4 hommes avec la crevaison de l’américain qui était dedans ce matin.



      Mais il faut se rendre à l’évidence, Ryurk n’a plus de force après cet effort formidable, et ses nouveaux compagnons d’infortune non plus. C’est à peine si les cinq coureurs tiennent sur leurs vélos… L’arrivée est si proche, 4 kilomètres, mais le peloton revient si fort…

      C’est terrible, les coureurs se trainent sous les viva de la foule venue en nombre malgré le temps… Mais en fait c’est qu’elle doit avoir l’habitude.



      Mais voilà le peloton qui vient les avaler, les crucifiant sur le bitume détrempé.



      Les 4 côtes ont fait des dégâts ! Kittel n’a plus que son poisson pilote, qui fait encore une fois un travail formidable. Adrien Petit et Thomas Boudat (Europcar, 2ème division, en vert) n’ont plus d’équipiers du tout ! Pire ! Petit est incapable d’accrocher la roue de Kittel ! L’arrivée est à 1,5 kilomètre !
      Les MB sont en force avec trois coureurs, mais Manix perd la roue de Foureur, gêné par le sprinteur d’Europcar !



      Encore une fois c’est un sprint particulier auquel nous allons assisté car alors que le peloton passe sous la flamme rouge, rattrapant par la même Julien Antomarchi (Roubaix Lille Métropole, en Orange) le dernier membre de l’échappée à tenter de résister, plus aucun sprinteur n’a d’équipier ! Kittel est en tête, faisant marcher sa terrible puissance. Boudat essaie de revenir dans sa roue au prix d’un effort hallucinant. Manix est bien callé dans la roue du sprinteur d’Europcar.
      Foureur se rend compte que Manix n’est plus dans sa roue, mais garde quand même un rythme soutenu pour essayer de grappiller des points pour le maillot vert. Morkov, le sprinteur de la Saxo – Tinkov (jaune et bleu) essaie de prendre la roue du poisson pilote de MB.
      Daniel Maxime (Ag2r, 1ème division, en blanc à gauche) lance lui son sprint à plus d’un kilomètres, espérant asphyxier la concurrence, et remonte comme un boulet de canon le long des barrières. Mais tout ce qu’il fait c’est amener le champion de France Arnaud Démarre dans un fauteuil.
      Adrien Petit lui, est derrière à droite, seul dans le vent, après avoir manqué de tomber en glissant sur une bande blanche de passage piéton. Dommage, lui qui avait fait rouler son équipe si dure dans le final.



      Mais quand Kittel enclenche son sprint à 300 mètres, personne ne peut rien.
      Boudat qui venait juste de recoller la roue du maillot jaune est instantanément éjecté. Manix sent que c’est le moment de lâcher la roue de l’Europcar et de partir seul sur la droite. Il manque de se faire percuter par Petit qui revient avec rage du même côté. Le sprinteur de la Cofidis est obligé de faire un écart acrobatique sur la gauche pour essayer de dépasser Manix. Mais ce faisant il est enfermé entre Manix, Kittel, et Démarre.
      Le champion de France a en effet dépassé sans difficulté Daniel Maxime qui craque comme Foureur bien loin de la ligne. Morkov saute de la roue de Foureur à celle du champion de France, ne pouvant pas faire beaucoup plus.

      Tout cela va très vite, sous les cris de la foule et dans les gerbe d’eau qui limite fortement la visibilité !



      Kittel est imbattable comme le premier jour. La deuxième place se joue alors entre Petit et Manix.



      Et c’est finalement Petit qui doublera Manix sur la ligne. Le nordiste de chez Cofidis frappe son guidon de rage alors que Kittel lève les bras : il revient de très loin après avoir glissé sur un passage piéton, et il a même du freiné pour éviter Manix lorsque ce dernier a dépassé Boudat. Les observateurs avertis en sont convaincus : aujourd’hui, en terme de puissance pure, Petit pouvait rivaliser avec le grand Kittel.



      Démare terminera au pied du podium, avec toujours Morkov dans sa roue.
      Foureur fera une belle 9ème place quand même.



      Lobato de la Movistar est très décevant : 11ème seulement.



      Rahl et Vertigotermineront un peu plus loin, dans le premier groupe.



      Bon c’est un super résultat ! 3ème sur une course avec autant de bons sprinteurs ! Si l’an prochain on passe en 2ème division, on n’aura pas à rougir de Manix !






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      • Très jolie performance et Manix rivalise avec les grand sprinteurs. De très bonne augure pour les futures courses

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        • Oui ! Le Tour de Picardie,le Grand Prix de Fourmis et Paris-Tours peuvent nous apporter des bonnes places désormais !

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          • (7 – 11 Mai) : 4 Jours de Dunkerque (H.C) - Etape 4 : Lestrem - Cassel

            Effectif aligné :
            Nom, spécialité (rôle sur la course)
            Manix, sprinteur/flandrier (Leader au général, sprinteur)
            Faras, grimpeur (Equipier)
            Foureur, sprinteur (Leader maillot à pois / Leader classement par point / Poisson pilote)
            Heraemoes, grimpeur (Equipier)
            Rahl, sprinteur/puncheur (Equipier de luxe / Poisson pilote)
            Ryurk, rouleur/contre-la-montre (Equipier de luxe)
            Sauron, grimpeur (Equipier)
            Vertigo, rouleur (Equipier)

            Directeur sportif : Archange




            Seul Manix est complétement frais. Et ça tombe bien c’est notre leader.



            Pour l’instant Manix est 6ème au classement général et Foureur est deuxième au classement de la montagne. Tout est possible Tout est possible car l’étape est celle qui se termine par plusieurs boucles d’un long circuit dans la commune de Cassel. Et cette étape, c’est l’étape reine des 4 jours de Dunkerque : la commune comprend en effet deux bonnes petites côtes, dont l’une est pavée. Le classement général final se dessinera ici. De plus, cette victoire d’étape est la plus prestigieuse de la course, et en réalité le vainqueur à Cassel jouit d’un certain prestige. Ca fait partie des courses (hors World Tour) les plus prestigieuses du calendrier français.



            Au niveau de la stratégie : on va se concentrer autour de Manix qui fera de son mieux lors de cette étape. Foureur aura néanmoins comme promis le champs libre pour s’amuser dans l’échappée, essayer de remporter le classement de la montagne et pourquoi pas, soyons fous, l’étape !

            Place à la course !

            Spoiler:
            Manix s’élance ce matin concentré : cette étape c’est son deuxième gros objectif de l’année, celui qui marque un début de période de décompression. En plus il l’aborde avec le maillot distinctif de meilleur jeune.



            Foureur lui est aux aguets. A peine voit t’il quelques coureurs prendre quelques mètres qu’il leur emboite aussi tôt la roue.



            Un groupe de 6 hommes se forme. On y retrouve en le japonais de la Trek Beppu, mais surtout beaucoup de français : Jérémy Roy pour la Française des Jeux (1ère division), Stéphane Rosseto pour la Cofidis (2ème division), Pierre Luc Périchon pour Bretagne Séché Environnement (2ème division) ou Minard pour Ag2r La Mondiale (1ère division).

            Mais ce n’est pas gagné car beaucoup d’équipes veulent un homme à l’avant. Un quatuor de chasse patate se forme :



            Le peloton est étonnant de pacivité. Les Giant Alpecin (1ère division) du maillot jaune Marcel Kittel continuent de rouler tranquilement dans la campagne du nord. Et personne ne les relaie, y compris la FDJ qui a pourtant le favori de l’étape dans ses rangs en la personne du champion de France Arnaud Démarre. Mais la FDJ a Roy dans l’échappée, et c’est aussi un très bon gars. L’étape s’annonce intéressante.



            Une échappée de 10 est donc formée, bientôt rejointe par un 11ème et dernier homme en la personne d’André Grivko, un vieux roublard Ukrainien de l’équipe Astana (1ère division, bleu ciel).
            La plupart des grosses équipes sont représentées à l’avant… La Giant va devoir contrôler toute seule cette étape très difficile… Et on a vu que les équipiers du maillot jaune sont émoussés après avoir gérer le peloton durant trois étapes.



            Mais bon, on a un bon coureur à l’avant en la personne de Foureur, si jamais cette échappée se dispute la victoire, on a nos chances.
            Dans l’ordre de l’image on a :
            • Foureur
            • Sébastien Minard, Ag2r La mondiale, 1ère division. Il n’a rien remporté depuis Paris-Camembert en 2010 mais il a déjà fait un ou deux bons 4 jours de Dunkerque et a déjà eu quelques bonnes places sur des grandes classiques pavées. Il faut s’en méfier.
            • Stéphane Rosseto, Cofidis, 2ème division. Il a levé les bras l’an dernier, mais n’a aucune compétence particulière sur les pavés et sur ce type de course. Pas un de nos principaux concurrents.
            • Pierre-Luc Périonche, Bretagne Séché Environnement, 2ème division : Pas de victoire depuis une étape du Tour de Bretagne 3 ans plus tôt. Pas un gros danger.
            • Jérémy Roy, FDJ, 1ère division : C’est un des bons coureurs de chez FDJ. Pas gagné depuis quelques années, mais il est de toutes les courses World Tour et a déjà gagné le Tro Brol Léon, il est donc assez à l’aise sur les pavés. De plus c’est un habitué des grosses échappées. Un de nos principaux adversaires. Pas étonnant que la FDJ ne roulent pas dérrière.
            • Flavien Dassonville, Auber 93, 3ème division : Il a déjà signé une deuxième place au Tro Bro Léon en 2014. Mais ça fait bien longtemps qu’il évolue en 3ème division, je doute qu’il puisse performer sur les 4 jours de Dunkerque sur cette étape aussi dur. Je dis à Foureur de ne pas s’en soucier.
            • Beppu, Trek, 1ère division : Tout ce qu’il a gagné, c’est des contre la montre par équipe et des championnats du Japon. Là il a le champs libre, mais c’est juste pour essayer de remporter le classement de la montagne dont il est troisième. Foureur doit s’en méfier pour les GPM, mais certainement pas pour l’étape.
            • Jimmy Engoulvent, Europcar, 2ème division : C’est le gros adversaire de cette échappée. Jimmy Engoulvent a déjà remporté les 4 jours de Dunkerque en 2012, et a remporté des étapes deux autres années. Il est donc très dangereux. D’autant plus dangereux qu’il a déjà levé les bras cette année en Coupe de France, sur une manche où Sauron avait fait une grosse échappée matinale. L’homme à abbattre de cet échappée à n’en point douter !!!!!!!!!!
            • Huzarski, Bora Argon, 2ème division : Un polonais qui n’a pas fait grand chose depuis 2012, on oublie.
            • Matteo Tossato, Saxo – Tinkov, 1ère division : Un vieux roublard italien dont les plus belles années sont derrière lui. Il faut néanmoins s’en méfier : il est très expérimenté et a déjà fini 7ème de Paris-Roubaix !!
            • Grivko, Astana, 1ère division : Surtout fort en contre la montre, c’est pas un homme très dangereux aujourd’hui.

            Bref les quatre hommes à surveiller sont Minard, Tossato, Roy et surtout Engoulvent.



            A l’arrière ça roule tranquilement. Les Katyusha (1ère division) mettent tout de même un homme à rouler avec les Giant Alpecin : eux non plus n’ont personne devant.
            On voit qu'Arnaud Démarre (Bleu Blanc Rouge, champion de France) est bien placé à l’avant : double vainqueur de l'épreuve, il est le grand favori et ne laisse rien au hasard.



            Les 11 hommes de tête arrivent au premier sprint intermédiaire. Foureur pense être le seul à convoiter ces points et n’est pas particulièrement attentif. Grosse erreur, Jimmy Engoulvent qui a une petite pointe de vitesse lui grille la politesse et s’emparer de la première place.



            Ca y est, Foureur est énervé. Mais cela montre qu’Engoulvent est en forme : il sait qu’une échappée de 11 peut aller au bout ; et il sait qu’il peut gagner. Il cherche à accumuler les bonifications : on ne sait jamais quelques secondes peuvent lui donner la victoire au général si jamais il parvient à remporter l’étape d’aujourd’hui. Il confirme son statut de favori dans l’échappée.

            Mais derrière c’est la chute !! Archange attend crispé que radio tour indique les coureurs touchés, car la chute semble massive !



            Heraemoes est pris dedans, lui qui est déjà tombé hier ! Mais il dit à l’oreillette qu’il va bien et enfourche aussi sec sa bicyclette.



            Il repart avec Ryurk, qui n’est pas tombé mais qui a été retardé par la chute. Mais aussi, et il s’empresse de le signaler à Archange, avec Arnaud Démarre, qui est en réalité le coureur qui a déclenché le carambolage. L’information est capitale !



            Pendant ce temps l’échappée arrive au sommet de la première côte du circuit : celle non pavée. C’est aussi celle au sommet de laquelle se trouve le GPM. Et encore une fois, Foureur finit deuxième, dérrière le japonais Beppu.



            Le groupe Démarre rentre rapidement dans le peloton et le champion de France remonte rapidement en tête, sous la surveillance de Ryurk qui le suit pour voir s’il montre des signes de faiblesses. Le cuissard du leader de la FDJ est un peu déchiré, mais il a l’air plus énervé que diminué.



            L’échappée parvient pour la première fois au mont de Cassel. Ce petit kilomètre de pavé sera une horreur pour les coureurs les plus fatigués à la fin de la journée.
            Mais Foureur se sent bien et bondit tranquillement sur les pavés. Ses pneumatiques sont sous-gonflées pour plus de confort.



            L’étape poursuite tranquillement son cour. Le peloton ne lâche pas la bride et les 11 hommes ne dépassent jamais les 4 minutes. A 111 kilomètres de l’arrivée, pour le deuxième sprint intermédiaire, Foureur termine encore un fois derrière Jimmy Engoulvent. Ca commence à grommeler dans l’échapée, et certains coureurs commencent à sauter un relai sur deux. Foureur lui assure sa part du travail sans rechigner : son premier objectif reste le classement de la montagne, et pour cela il faut que l’échappée ne soit pas rattrapée avant le dernier GPM de la journée. Il est en effet assez loin dérrière Steve Chainel, le porteur du maillot à pois.Il est d'ailleurs étonnant de constater que Stéphane Rosseto n'essaye pas de disputer les GPM pour essayer de bloquer Foureur et Beppu dans le classement. Rosseto est en effet dans la même équipe que Chainel.




            Dans le peloton l’écart est maintenu sous les 4 minutes par l’équipe du maillot jaune, de temps en temps renforcée par un ou deux Katyusha.



            Mais au pied d’une descente, c’est encore Arnaud Démarre qui part à la faute ! Il ne supporte décidément pas la pression !



            Le voilà hébété qui repart en boitant récupérer son vélo, fuyant le regard des coureurs qu’ils a entrainé avec lui. Heureusement, personne de notre équipe n’est tombé cette fois.



            Et voilà que le favori du jour aborde le mont pavé avec deux minutes de retard sur le peloton, à 100 kilomètres de l’arrivée. La voiture des mécaniciens de l’équipe MB prend le temps de noter que le favori du jour est en dernière position du groupe d’attardé, et qu’il n’impose pas lui même le tempo dans les pavés qu’il affectionne pourtant. Est-ce un signe qu’il est fortement affaibli par ses deux chutes consécutives ?



            Le champion de France parviendra t’il à rentrer ?
            Foureur remportera t’il enfin un sprint intermédiaire ou un GPM ?
            L’échappée ira t’elle au bout ?
            Le stage de travail sur les pavés effectué par Manix lui permettra t’il de rivaliser avec les meilleurs ou aurait t’il du privilégier un travail plus axé sur les parcours vallonnés pour être performant ?

            Vous le saurez dans le prochain épisode de cette palpitante étape des 4 jours de Dunkerque.

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            • A noter que Tossato est le coureur avec le plus de grand Tour terminé à son actif, encore aujourd'hui en 2016. Faut dire que le bougre a 42 ans !

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              • trop de suspense

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                • La suite !

                  Spoiler:
                  Et bien oui ! Il l’a fait ! Foureur maîtrise le japonais Beppu au GPM suivant ! Moins réjouissante en revanche est l’avance sur le peloton : 3min30 à 90 bornes de l’arrivée. Par contre Stéphane Rosseto ne dispute toujours pas les GPM pour protéger le maillot de Steve Chainel… Etrange.



                  Foureur trépigne sur son vélo, mais essaye de ne pas le montrer. Il a de très bonnes jambes aujourd’hui, et ses compagnons sont un peu mollassons. Archange lui dit dans l’oreillette de ne pas en faire trop inutilement.




                  Dans le peloton, Arnaud Démarre, maillot déchiré, a réussit à rentrer dans le peloton. Il est escorté pas deux coéquipiers qui le ramènent en tête de paquet, notamment par Yoann Offredo, l’autre grand spécialiste des classiques du nord de la FDJ.



                  Mais pas facile de remonter un peloton très étiré par la Giant Alpecin qui roule désormais à fond en tête de peloton. L’écart passe très rapidement sous les trois minutes.



                  65 kilomètres de l’arrivée, un autre grimpeur : Foureur passe à nouveau en tête. Beppu n’a même pas tenté de lui contester les points. C’est inquiétant : tout le monde a du comprendre que notre normand avait des jambes de feu aujourd’hui. (+5)



                  Les hommes de tête ne sont d’ailleurs plus que dix en abordant une nouvelle fois la côte pavée. Foureur reste bien callé dans la roue de Jimmy Engoulvent : Archange n’arrête pas de lui marteler de se méfier du triple vainqueur d’étape et du général en 2012. Notre coureur est donc en troisième position d’un groupe où le tempo est imposé par Minard d’Ag2r.
                  Un petit coup d’œil en arrière apprend à Foureur que Rosseto et Roy sont à la peine pour accrocher sa roue, alors que lui n’a aucun problème à suivre le rythme malgré les pavés.



                  Beaucoup plus loin d’arrière, c’est Heraemoes qui lâche : il est tombé et les secousses provoquées par les pavés accentuent la douleur de la contusion et l’empêchent de récupérer. Il va essayer de finir tranquillement.



                  A l’avant du peloton, nos gars essaient tant bien que mal de rester en tête de groupe malgré le rythme infernal des Giant Alpecin. En revanche toujours pas de traces de Démarre qui n’est pas remonté jusqu’à eux.



                  Le peloton, réduit à une centaine d’unité, a déjà en ligne de mire le premier échappé à craquer : Pierre Luc Périchon, de Bretagne Séché Environnement. Comme je le prédisais, c’était tout sauf un gars à surveiller aujourd’hui.



                  Dernier sprint intermédiaire : Foureur s’impose devant Jimmy Engoulvent.




                  Derrière ça commence à coincer ! Minard, Engoulvent, Tossato, Foureur, Grivko, Roy et le polonais sont en tête. Mais Rosseto et Beppu craquent un peu. Flavien Dassonville s’est carrément relevé et se fait avaler par le peloton.
                  Pour l’instant mon pronostic des coureurs à suivre s’avère correct. Si l’échappée va au bon ça se jouera entre Minard, Tossato, Engoulvent, Foureur et Roy.



                  A l’arrière le peloton perd de plus en plus d’hommes. C’est Faras qui craque en deuxième chez nous. Le petit gabarit du sud ouest n’est pas fait pour les durs pavés du nord.



                  A la sortie de la côte pavée, dans l’échappée, Engoulvent place une petite banderille pour tester la concurrence. Il prend quelques secondes d’avance ! Minard part en contre avec quelques longueurs de retard. En revanche Foureur et Jérémy Roy ont un peu plus de difficulté.



                  Les quatre français se rejoignent en haut de la côte non pavée suivante, à 22 kilomètres de l’arrivée. Les autres coureurs de l’échappée matinale sont finis et seront bientôt repris par le peloton. Ca va néanmoins être difficile pour le quatuor de tête qui n’a plus que deux minutes d’avance sur le peloton.



                  Dans le peloton, les Giant Alpecin ont presque tous explosé après avoir mené une intense poursuite contre une échappée de 11 hommes, et donc plus nombreuse qu’eux. Les Movistar roulent alors en tête de peloton, pour Lobato, 2ème lors de la 2ème étape, mais très décevant hier.
                  Manix n’a plus qu’un seul équipier encore présent en la personne de Rahl, qui comme toujours fait un formidable travail. Il faut dire que seuls 70 coureurs arrivent encore à tenir le rythme dans le peloton.




                  Rahl est d’ailleurs beaucoup plus aérien que notre sprinteur belge dans la côte non pavée. Et Manix perd la roue de Rahl et se retrouve un peu isolé dans la descente.



                  Les deux hommes essaient de se rejoindre alors que le peloton revient sur Grivko et Huzarsky.



                  A l’avant, l’avant dernière ascension de la côte pavée commence ! Cette fois-ci ce n’est plus Minard mais Engoulvent qui impose le rythme. Et dés le pied, Foureur et Roy sont en difficulté !



                  Avec toutes les peines du monde, ils parviennent, au sprint, à revenir dans la roue d’un Sébastien Minard écrasé sur sa monture. Voyant que ses trois compagnons sont en difficultés, Engoulvent porte un formidable démarrage, rebondissant de pavé en pavé vers le sommet !




                  Le peloton aborde le pied de cette même côte avec une minute trente de retard, emmené par le dernier équipier de la Giant et le dernier équipier de la Movistar. Cette fois ci Manix est dans son élément et il ne lâche pas la roue de Rahl.



                  Foureur parvient enfin au sommet de la côte, en troisième position. Sébastien Minard est quelques longueurs devant, et Jimmy Engoulvent a basculé dans la descente depuis de nombreuses secondes déjà. On joue battu ici.



                  Le peloton, toujours emmené par un Giant et un Movistar, va fondre sur Roy et Foureur dans la petite portion plane avec la côte non pavée.
                  Manix est fermement ancré dans la roue du maillot jaune. A sa droite, Marco Marcato (Wanty Groupe Gobert, 2ème division, en Bleu) est concentré lui aussi. Il faut s’en méfier, il a fait une très bonne saison !




                  Foureur adresse un petit signe de la main à ses deux équipiers avant de disparaître, exténué, dans les entrailles du peloton.
                  A l’approche de la dernière montée de la côte non pavée, à 9 kilomètres de l’arrivée, Manix voit bien que les deux coureurs qui roulent à l’avant du peloton faiblissent et que personne ne semble vouloir les relayer. Seuls Kittel, Marcato et Yukiya Arashiro (Europcar, 2ème division, avec le maillot blanc de champion du Japon) semblent frais en tête de peloton. Pas la moindre trace de Démarre, ni de Lobato d’ailleurs, alors qu’un de ses équipiers roule devant…
                  C’est le moment de durcir la course. Rahl se dresse sur les pédales et fait péter le cardio sur la gauche de la route. Manix s’accroche dans sa roue !




                  Arrivé au sommet, Rahl s’écarte et Manix se lance dans la courte descente en appuyant comme un forcené sur les pédales avec le plus gros développement possible. Un bénévole de la course lui montre un écriteau lui indiquant qu’il a 1 minute de retard sur Jimmy Engoulvent.
                  Bordel ! Il est bien parti pour regagner les 4 jours de Dunkerque celui-là !



                  A 6 kilomètres de l’arrivée, le meilleur jeune revient sur Minard, qui a coupé son effort, anéanti par les crampes.



                  Le break sur le peloton est fait pour Manix ! Il s’agit maintenant de faire parler les cuisses et de revenir sur Engoulvent qu’il aperçoit devant lui , avant le début de la montée finale.



                  C’est chose faite à 3 kilomètres de l’arrivée. La différence d’allure entre les deux hommes, dont l’un est échappé depuis plus de 100 kilomètres, et l’autre qui est resté à l’abri dans le peloton toute la course est saisissante.
                  Mais le peloton est juste sur leurs talons.



                  Mais Manix réussit à maintenir l’écart sur le plat. Jimmy Engoulvent s’accroche dans l’aspiration du sprinteur belge. C’est un coureur expérimenté qui compte bien s’accrocher jusqu’au bout et essayer de surprendre Manix dans les derniers mètres.
                  Le duo de tête revient sur un groupe d’attardés qui a un tour de retard !



                  Ca y est c’est la dernière montée ! Manix sait qu’il ne doit pas se préoccuper d’Engoulvent. Ce dernier ne roulera pas, et à raison ! Le seul objectif du belge doit être d’empêcher le retour du peloton, et compter sur sa fraicheur pour battre Engoulvent. Le meilleur l’emportera.



                  C’est dur, les cuisses toxines, les pavés provoquent des douleurs dans tous le corps. Mais mètre après mètre, Manix décramponne l’ancien vainqueur de l’épreuve. Rahl apprend à Manix dans l’oreillette que le peloton calle ! Plus aucun équipier n’est capable de rouler et les leaders se regardent !



                  Allez ! Quelques virages dans Cassel ! Et c’est l’arrivée ! Manix se redresse et hurle de soulagement sous les vivas du public !




                  Engoulvent arrivera 40 secondes après lui, complétement mort. Il ira féliciter Manix, qui est assis sur le trottoir, le visage entre les mains, pleurant de joie après cette magnifique victoire. Les bénévoles de la course lui annonce qu’il a sans doute aussi remporté le général !



                  Le peloton arrivera plus d’une minute après le vainqueur du jour ! Rahl a réussis à s’y accrocher. Il rejoindra Manix alors que celui-ci se dirige vers le podium ! Les deux hommes se donnent une grosse accolade, immortalisés par les journalistes.




                  Un bouquet bien mérité !
                  A noter que la Movistar ne roulait pas pour Lobatto, mais pour Visconti qui règle le sprint du peloton pour la troisième place.



                  Notre belge prend également le maillot jaune, avec 1min14 d’avance sur Marcel Kittel, 6ème aujourd’hui.



                  Foureur arrive à son tour et est immédiatement ammené sur le podium pour revêtir le maillot à poids qu’il a choppé in extremis à Steve Chainel !



                  Et voilà Manix qui revient pour montrer son maillot de meilleur jeune ! Si on oublie le maillot vert de Kittel et le classement par équipe, MB trust vraiment le podium !





                  Marco Marcato, que je pressentais dangereux, finira bien 4ème.



                  Une bonne 23ème place de Rahl, qui termine avec les meilleurs.



                  Bien joué aussi à Foureur qui termine avec Vertigo aux alentours de la 50ème place et qui nous ramène un beau maillot de grimpeur. Sans compter une magnifique échappée.



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                  • Du coup, si j'ai bien tout suivi, il reste encore une étape c'est bien ça ? Sinon jolie victoire de Manix, mais quelqu'un lui a expliqué que les sprinteurs c'est pas sensé accélérer avant les 300 derniers mètres : P ? Deux fois qu'il fait le coup sur les pavés.
                    Dernière modification par Marcus, 12-01-2017, 22h06.

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                    • Très jolie victoire de Manix, qui va faire du bien sur le grand final. La Mundus Supporter Team attend la victoire du Belge avec impatience!

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                      • Envoyé par Marcus Voir le message
                        Du coup, si j'ai bien tout suivi, il reste encore une étape c'est bien ça ? Sinon jolie victoire de Manix, mais quelqu'un lui a expliqué que les sprinteurs c'est pas sensé accélérer avant les 300 derniers mètres : P ? Deux fois qu'il fait le coup sur les pavés.
                        Justement, Manix n'est pas un pur sprinteur, c'est un routier-sprinteur. Ca désigne les hommes qui a la fois sont les sprinteurs principales ou secondaires de leur équipe la majorité de l'année, mais qui pendant la période spécifique des flandriennes, joue la victoire dans un bagarre de 100 kilomètres sur les pavés. C'est donc normal que Manix sur ces deux courses ne s'impose pas en sprinteur, mais en flandrien.
                        Et ensuite Manix a un enchainement de stat' qui fait qu'il est aussi capable de faire ce que l'on appelle des "kilomètres" sur des courses de pas trop haut niveau, ou si il a vraiment des jambes de feu, sur des courses plus relevées. C'est à dire partir à 1 voir 2 kilomètres de l'arrivée, et résister au peloton. Y'a un coureur de chez dimension data qui a fait ça deux fois cette année, Gaviria qui a fait ça à Paris-Tour. Manix l'a fait sur le circuit des ardennes si je me souviens bien.

                        Et oui il reste une étape, mais de plat, donc normalement, sauf grosse surprise, la victoire est à nous !

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                        • 10 Mai 2015 : 1.2 Berner Rundfhart

                          Et oui ! En parallèle des 4 jours de Dunkerque, on a une petite campagne de courses de deuxième catégorie qui commencent ! Et la première est en Suisse ! Une course assez importante donc, car même si c’est de la catégorie 2, c’est la seule course helvète qu’on fera cette année !
                          Autant vous dire que Kysmoboy est ultra motivé !

                          Une épreuve Suisse assez ancienne que ce « Tour de Berne » puisque datant de 1920. Elle a toujours essentiellement été courue par des belges et c’est eux que l’on retrouve logiquement le plus au palmarès. Pas une épreuve très trés prestigieuse mais notons tout de même les victoires de Ferdi Kubler, le premier Suisse a avoir remporté le Tour de France (et qui est mort il y a quelques jours), de l’irlandais Sean Kelly ou encore d’Eric Zabel.
                          L’histoire de la course est particulière car elle s’est dotée très tôt d’une épreuve féminine en parallèle. Et étonnamment c’est cette dernière la mieux cotée : le Tour de Berne fait partie du World Tour féminin, là où chez les hommes, elle a reculé en 1.2. Néanmoins les podiums des deux dernières éditions abritent trois grands espoirs du cyclisme suisse et autrichien : Marcel Wyss, Sébastien Reichenbach et Mathias Brandle.

                          Effectif aligné :
                          Nom, spécialité (rôle sur la course)
                          Scramouille, puncheur (Leader)
                          Benoit, grimpeur/contre la montre (électron libre)
                          Kysmoboy, grimpeur (baroudeur)
                          Aragox, puncheur (équipier)
                          Gouggar, puncheur (équipier)
                          Red, sprinteur (équipier)

                          Directeur sportif : le Nain.

                          Le parcours fait 173 kilomètres dans les environs de Berne, et c’est pas la joie parce que le temps est déplorable. Il pleut des trombes d’eau. C’est un circuit très vallonné avec une ascension de 4 kilomètres à 9% de moyenne à répéter 4 fois dans la journée. Bref, un circuit pour grimpeurs et pour puncheurs.

                          Le niveau n’est pas élevé, il n’y a que des équipes de troisième division comme nous, et venant de pays qu’on ne saurait même pas placer sur une carte

                          Au début de la course, personne n’attaque dans le circuit vallonné, faut dire que personne n’a envie de se retrouver à deux ou trois dans une telle tempête.
                          Mais il en faut plus pour décourager Kysmo de se montrer dans son pays ! On lui a dit de se faire plaisir, et c’est ce qu’il fait ! Lorsqu’au bout de 30 kilomètres le peloton arrive dans le col de 4 kilomètres, il part à l’attaque emmenant deux autres courageux dans sa roue. Le peloton laisse filer.

                          Les ascensions, les descentes s’enchainent dans des conditions épouvantables. Mais Kysmo pourra tout de même savourer le jolie lac de Bienne qu’il aperçoit parfois du haut d’un relief :



                          L’écart culminera à 6 minutes 40. Kysmoboy fait le gros du travail dans l’échappée, motivé comme jamais. C’est lui notamment qui fait le tempo lorsque le groupe aborde la grosse ascension. A la troisième fois d’ailleurs, un de ses deux compagnons d’échappée, un portugais, craque et se relève. Seul le croate se cramponne à notre jeune suisse de 17 ans.

                          A une quarantaine de kilomètres de l’arrivée, alors que l’intensité de la pluie diminue, Benoit décide à son tour de se faire plaisir. Il part en contre dans la dernière montée de la grosse ascension. L’objectif est de rejoindre Kysmoboy qui constituera un point de chute, puis de filer vers la victoire en solitaire. Au pire si ça ne fonctionne pas, il épuisera les autres équipes dans la poursuite et laissera le champ libre à Scramouille pour sortir dans les derniers hectomètres.

                          L’ascension de Benoit est fulgurante. Il rejoint Kysmo et le croate en bas de la descente. Il reste un peu plus de trente kilomètres très vallonnés jusqu’à l’arrivée. Notre jeune helvète se sacrifie et donne ses dernières forces pour relayer Benoit. Le groupe a une minute d’avance à 30 kilomètres de l’arrivée.

                          A 18 kilomètres de l’arrivée, voyant que Kysmo et le croate ne lui seront plus d’aucune utilité, le leader de Mundus Bellicus donne une petite tape dans le dos de son équipier et part essayer de finir cette étape en solitaire.

                          Derrière, le peloton est explosé. La longueur, le relief et la météo de cette course en ont dégouté plus d’un. Mais nos gars vont bien : ils ont l’habitude des parcours difficiles de la Coupe de France face à des coureurs de très haut niveau. Et puis ils ont l’expérience de la Classique Sud Ardèche en début d’année, dont le profil et la météo étaient similaires et qui avait été une vraie catastrophe pour l’équipe.
                          Dans tous les cas, on ne trouve pas un groupe avec plus de 20 coureurs. Il n’y a plus de peloton, juste des sportifs un peu hagard essayant de collaborer dans la tempête avec ceux qui sont à côté.

                          Finalement Benoit verra fondre sur lui à 12 kilomètres de l’arrivée un groupe de 12, En plissant les yeux il aperçoit Scramouille à l’arrière de ce dernier. Ce dernier n’a donné aucun coup de pédale dans ce groupe, expliquant qu’il ne pouvait pas rouler contre son équipier. Il est donc encore assez frais, et la suite du parcours lui correspond.
                          Une fois Benoit repris, le rythme ralentit un peu, on a besoin de souffler après une telle poursuite. Scramouille fait alors signe à Benoit d’user ses dernières forces pour imposer le rythme le plus élevé possible en tête de groupe, pour gêner la récupération des concurrents.

                          2 kilomètres plus loin, à la faveur d’une petite bosse bien raide que Scramouille avait repéré lors des tours précédents, notre puncheur place une petite banderille. Il n’est suivi que par un espagnol d’une petite équipe portugaise qui se doutait que le marseillais préparait un coup fourré.

                          Mais Scramouille distancera le gêneur dans un faux plat descendant très technique et surtout trempé.

                          Derrière ça ne s’entend pas bien. Personne ne veut assumer la poursuite et Benoit fait de son mieux pour paraître aérien et souriant afin d’énerver la concurrence. Les attaques se multiplient alors pour aller chercher les deux hommes de tête en solo, en vain. C’est ainsi que Scramouille pourra rallier la ligne d’arrivée après 8 kilomètres de chevauchées en solitaire.



                          Une petite victoire pour Scramouille, la deuxième de la saison. Rien à voir avec le prestige d’une coupe de France, mais gagner après un beau travail d’équipe (Kysmo + Benoit + Scramouille) dans de telles conditions climatiques, ça fait toujours plaisir.

                          David Belda, l’espagnol, se fera rattraper sur la ligne d’arrivée par un duo de contre constitué par un belge et un portugais. Il conservera la deuxième place in extremis devant le jeune belge Olivier Chevalier de Wallonie-Bruxelles. Le jeune grimpeur belge est en forme en cette période : souvenez vous, il y a deux semaines, il terminait deuxième du Tour de Bretagne après avoir bien négocié la FAMEUSE étape de MONTAGNE BRETONNE.

                          Benoit terminera dans le troisième groupe, à presque deux minutes de Scramouille. Il ne disputera pas le sprint et se classera 8ème, devant le vétéran Primoz Roglic, qui termine tranquillement sa carrière en tant que mentor dans la petite équipe Adria Mobil.




                          Le reste de l’équipe arrivera quelques minutes après, trempée, épuisée. Bravo tout de même à Kysmoboy !



                          Hop ! On empoche les 1300 euros de prime et on file pour un vol de nuit en direction de la Belgique où on courre dés demain ! Ca va être difficile d’être en forme mais bon, on court tellement peu en Suisse et en Belgique qu’on est prêt à faire des folies !


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                          • Y'a moyen que tu les donnes les pays qu'on saurait pas placer sur une carte ? Parce que je suis sûr que Mundus peu. Sinon c'est juste la manière de raconter ou t'étais vraiment facile sur cette course ?

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                            • Ben Scramouille et Benoit sont vraiment au dessus de lot. A part Wallonie Bruxelles y'avait vraiment que des équipes pourries d'Europe de l'Est, d'Asie, des USA ou du Portugal. Donc oui victoire plutôt facile.

                              Mais après les catégories 2 je ne les détaille pas, sinon je finirais jamais la saison ! Je vais juste détailler les HC et les catégories 1 importantes (Coupes de France/objectifs du sponsor).

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                              • (7 – 11 Mai) : 4 Jours de Dunkerque (H.C) - Etape 5 : Dunkerque - Courrières


                                Effectif aligné :
                                Nom, spécialité (rôle sur la course)
                                Manix, sprinteur/flandrier (Leader au général, sprinteur)
                                Faras, grimpeur (Equipier)
                                Foureur, sprinteur (Leader classement de la montagne / Poisson pilote)
                                Heraemoes, grimpeur (Equipier)
                                Rahl, sprinteur/puncheur (Equipier de luxe / Poisson pilote)
                                Ryurk, rouleur/contre-la-montre (Equipier de luxe)
                                Sauron, grimpeur (Equipier)
                                Vertigo, rouleur (Equipier)

                                Directeur sportif : Archange




                                Nos gars commencent à être sérieusement émoussés après la terrible étape d’hier ! Mais tous sont très motivés ! Les victoires au général et au classement du meilleur grimpeur sont quasiment assurées ! La victoire au classement du meilleur sprinteur est accessible !
                                L’étape est toute plate, alors on serre les dents, et on roule pour protéger le maillot de Manix, et accessoirement, celui de Foureur. C’est tout plat, c’est pas très long, on contrôle, pas de folie.



                                Pour rappel Manix est premier au général avec plus d’une minute d’avance sur Marcel Kittel (Giant Alpecin, 1ère division).
                                Foureur a 4 points d’avance au classement de la montagne sur Steve Chainel (Cofidis, 2ème division). Il faudra faire attention à ce que ce dernier ne profite pas de l’échappée matinale pour aller grappiller des points dans les deux GPM placés en début d’étape.
                                Manix a une dizaine de points de retard sur Kittel au classement de meilleur sprinteur. C’est jouable !

                                Spoiler:


                                Foureur et Manix sont côte à côte sur la ligne de départ, exhibant fièrement leurs maillots. Manix exulte, il a été ovationné ce matin en passant signer la feuille de route, et a signé bons nombres d’autographes (cela dit Foureur n’était pas en reste).

                                Les échappées fusent comme d’habitude. On veut contrôler (maillot jaune oblige) mais des équipes de sprinteur se montrent bien plus virulentes que nous pour limiter les effectifs de l’échappée matinale : Cofidis (en rouge) et Française des Jeux (1ère division, en bleu, blanc et rouge). Ces deux équipes ont des bons sprinteur (Petit et Démarre) et n’ont pas levé le bras sur cette importante course du calendrier français. Elles ont donc à cœur de ne rien laisser au hasard aujourd’hui pour essayer de repartir du Pas-de-Calais avec un bouquet. Surtout Arnaud Démarre, le champion de France, double vainqueur de l’épreuve, qui doit être très déçu de sa performance de cette année.





                                C’est pourtant une grosse échappée qui va se former. Il semblerait que les équipiers de la Cofidis et de la Française des Jeux ne soient plus très en forme…



                                On retrouve Skumulis pour l’équipe de 1ère division russe Katyusha (en Blanc et rouge), Grivko l’ukrainien d’Astana (1ère division, bleu ciel) qui était déjà dans le groupe de 11 hier dans l’étape reine, et qui avait montré des bonnes choses. Sont également là le belge Boris Dron (Wanty groupe Gobert, 2ème division, bleu foncé), Jean Marc Bideau (Bretagne Séché Environnement, 2ème division, noir et vert), Romain Guillemois (Europcar, 2ème division, Vert), Kovalsky (Roubaix Lille Métropole, 3ème division, Orange) et Flavien Dassonville (Auber 93, 3ème division, Bleu et noir) lui aussi à l’attaque hier… Mais rapidement distancé du groupe.

                                Pas de trace de Steve Chainel… C’est bon ! Foureur est officiellement meilleur grimpeur des 4 jours de Dunkerque !

                                Faras, Sauron et Vertigo relaient les biens peu efficaces Cofidis et FDJ et ouvrent la route tranquillement au peloton. C’est avec une certaine fierté qu’ils ouvrent ainsi la voie à Manix, futur lauréat 2015 de l’épreuve !



                                Manix reste lui vigilant : pas question de chuter maintenant !



                                On arrive en bord de Manche ! Le public est nombreux : pour une fois, il fait beau sur les route des 4 jours de Dunkerque !
                                A 60 kilomètres de l’arrivée, Vertigo, Faras et Sauron ont abaissé l’écart avec les 7 hommes de tête à un peu plus de deux minutes 30. C’est tranquille.



                                A une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée, les Saxo Tinkov (1ère division, jaune et bleu) et les Cofidis envoient de nombreux équipiers à l’avant. Morkov et Petit ont faim de victoire aujourd’hui ! Ils ne veulent pas revenir les mains vides !



                                A vingt kilomètres, on commence à chercher à se place par train de sprint, ça frotte un peu et… Incroyable ! Arnaud Démarre, le corps bardé de pansement après ses nombreuses chutes d’hier, tombe encore ! Il entraine quelques hommes avec lui, dont Foureur ! Notre porteur du maillot à pois !



                                Quelle poisse décidemment pour le champion de France qui se remet en selle la mort dans l’âme.
                                Foureur n’a rien si ce n’est quelques contusions. Heuresement.



                                12 kilomètres de l’arrivée, un final en circuit dans un centre ville bondé, 40 secondes de retard sur l’échappée. Tout pour faire la joie d’un sprinteur.
                                Nos gars mettent en place un train pour Manix et pour l’instant le positionnement est parfait. Mais la perte de Foureur va clairement être dommageable.




                                D’autres chutes surviennent, beaucoup de coureurs, épuisés par 5 jours de courses, se relèvent pour éviter de prendre des risques C’est à peine une trentaine de coureurs qui est encore à la poursuite des échappées.
                                Le train de sprint de MB est en tête ! Emmené par Vertigo ! Faras et Sauron s’accrochent à l’arrière du groupe et indiquent dans les oreillettes qui est encore présent : Marcel Kittel est là, mais il semble fatigué tout au fond du groupe, et surtout sans coéquipiers ! Petit est à ses côtés avec deux Cofidis, mais ils la jouent attentistes. Boudat (Europcar), Marcato (Wanty Groupe Gobert) et Daniel Maxime (Ag2r, 1ère division, maillot terre et ciel) sont présents mais eux aussi isolés. Lobato (Movistar, 1ère division, Bleu foncé) et Morkov ont eux des équipiers qui s’efforcent de concurrencer le train de MB.



                                Les deux équipes de 1ère division parviennent à dépasser le train de Manix. Vertigo s’écarte alors, voyant qu’il n’a plus la force de rouler. C’est notre machine, Ryurk, qui prend le relaie. Jouant avec son fort gabarit, le voilà qui coupe le train des Saxo Tinkov, isolant ainsi Morkov et son poisson pilote. En plus, Sauron colle le sprinteur russe pour le gêner. Par contre Lobato et un de ses équipiers, à gauche de la route, profitent du boulot du train des Tinkov et sont très bien placés.



                                L’échappée est reprise !
                                Le sprint est lancé !

                                C’est Lobato et son équipier qui sont en tête au lancement, grâce à une approche sans faute du sprint. Mais Manix est dans la roue du sprinteur espagnol.
                                Morkov et son poisson pilote n’ont pas réussi à se désenfermer du train des Mundus Bellicus et lancent donc en troisième position.



                                Lobato et Manix prennent rapidement quelques longueurs d’avance ! Manix déboite sur la droite et remonte rapidement l’espagnol !!



                                Mais le belge faiblit un peu dans les derniers mètres ! Lobato jette son vélo en avant dans un dernier effort !
                                Derrière ça joue battu ! Et largement !



                                C’est extrêmement serré ! Il faudra attendre plusieurs minutes et la photo-finish pour déterminer le vainqueur !




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